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13/04/2014

Le courrier perlimpinpin des partis

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Le spécimen de lettre ci-contre est vraiment exemplatif du sommet d'hypocrisie de nos responsables politiques, y compris ceux placés au plus haut niveau du pouvoir.

Ainsi donc notre Premier se dit sensibilisé aux démarches sans succès de ce demandeur d'emploi qui naïvement s'est adressé à une députée provinciale PS croyant sans doute à son efficacité pour lui trouver un job.

Par ce cas personnel, nous découvrons, du moins pour celles et ceux qui l'ignoraient, la chaîne interventionniste des partis traditionnels. Le système est bien huilé. Il rapporte les voix des naïfs qui croient encore à l'efficacité du beau papier à lettre à l'entête  blasonné de l'Etat dont jouissent ses dits serviteurs.

Des attachés de cabinets, secrétaires ou employés, payés par nous, ont pour principal job de rédiger toute une série de lettres, très standardisées, capables d'attirer ou d'entretenir un électorat qui s'adresse à celles et ceux qui croient encore qu'un petit piston de la part de celles et ceux qui détiennent un pouvoir politique peut les aider. Ignorants les procédures administratives que rappelle subtilement ici le cher Elio: " je ferai circuler votre cv en espérant que des opportunités se dégageront, dans le respect des lois et réglementations en vigueur" le demandeur est renvoyé, à juste titre, à ses démarches classiques. Mais le tour est joué. Le gentil naïf se croit soutenu et est souvent fier d'une réponse élégante, soignée, signée par un "grand", même si elle est totalement inéficasse. La politique des petits copains, elle, se jouent dans une autre cour, avec des armes très différentes!

Ce type de courrier perlimpinpin est courant et remplit quotidiennement quelques signataires remis aux éminnences. Les personnes sont fichées et souvent recontactées lors des campagnes électorales. C'est un fond de commerce non négigeable en terme de rapport.

Toute cette mécanique pose question. Les démunis donneraient-ils leur voix en échange de la satisfaction de leurs besoins immédiats? Distributions de nourriture, de vêtements, d’emplois, d’argent, etc., suffiraient-ils ainsi à faire élire un candidat?

L’échange personnalisé de faveurs, de biens et de services contre un appui politique et des votes relève de la responsabilité d'une politique qui entretient cette anomalie démocratique.

Le clientélisme social, même lorsqu'il n'est pas associé à la corruption, reste à mes yeux un mécanisme qui entretient une relation sociale, un échange entre inégaux. Une démocratie ne doit pas se construire sur des hommes politiques "patrons".

A chacun d'entre- nous de dénoncer et de lutter contre cette pratique clientélaire, comme d'ailleurs sur tous les mécanismes du pouvoir  qui peuvent engendrer  la domination!

 

 

 

08:52 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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