mik dupont UA-70672535-1

20/04/2014

Nous sommes de moins en moins informés

 

information.jpgParadoxe. Alors que les moyens d'information n'ont jamais été aussi nombreux et performants, il me semble pourtant que nous sommes de moins en moins informés.  J'en ai souvent marre des journaux télévisés mais aussi de la presse écrite. Avant,  en achetant le Peuple, le Drapeau rouge ou la Libre Belgique, en croisant les informations, nous avions  une vraie possibilité de nous faire une opinion. Aujourd'hui pour avoir sa propre opinion, c'est plus compliqué.

Nous vivons en permanence dans une espèce de culte de l'immédiateté. Il faut de suite couvrir l'événement. On  a droit alors à un méli- mélo de faits divers, de procès, de drames catastrophes, d'actualités politiques. Dans cette brève  juxtaposition de faits en tout genre comment nous faire une idée précise? Comment faire émerger une réflexion qui ne soit pas qu'émotionnelle? Dans cette masse effrayante d'informations, la manipulation est plus facile. A cela s'ajoute un pouvoir de presse de plus en plus lié au pouvoir. Il n'y a plus de véritable analyse et le pouvoir semble de moins en moins contestable.

Quand je vois encore ce que nous recevons comme information sur la Crimée, il y a de quoi se poser la question d'un minimum d'objectivité de la presse. Comment, par exemple, ne pas voir et oser écrire que l'OTAN depuis les années 1990 a tout fait pour écarter et isoler la Russie? Rien d'étonnant alors que Poutine réagisse comme il le fait maintenant. Naïveté, ou ignorance?  Nous sommes face à un deux poids deux mesures qui témoigne de la faiblesse de la capacité d'analyse.

L'effet pervers de toute cette information est que ce type de culture du scoop, de l'immédiateté détint sur l'homme politique qui abandonne ou laisse à ses conseillers le soin de gouverner dans l'ombre, abandonnant ainsi son rôle de gouvernant pour ne plus être qu'un communiquant. Cela amène le peuple à rester assis, à s'intéresser à l'inintéressant, à se contenter de se scandaliser et à se construire une morale bon marché de simple voyeur. Il est temps de l'inviter à se bouger les fesses et à redevenir  véritable acteur de société. Sans quoi, il continuera à être l'esclave d'une élite, d'une oligarchie qui a tout intérêt à l'abreuver et à le noyer dans un  flot d'informations qui le perdent et le paralysent.

 

 

 

 

 

22:03 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.