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28/04/2014

Information et éducation

information.pngLorsque chaque jour, je fais mon petit tour de revue de la presse, je suis toujours effrayé par le fait de lire des tas d'informations qui ne nous font pas poser de réelles questions, mais gravitent dans l'immédiateté. A croire que nos médias n'aiment pas de nous voir aller plus loin que le bout de notre nez. Auraient-ils avantage, pour une audience facile et nombreuse, à nous maintenir dans une espèce de réflexion primaire? Est-ce le fait ou non qu'ils soient liés au pouvoir en place? Qu'ils voient d'un mauvais œil tout changement qui pourrait nuire à leur mutuel maintien?  

Il en va de même pour les débats politiques. L'électeur est tenu à l'écoute par une espèce de faux match entre des représentants de partis pour qui seule compte la médiatisation de leur personne. La défense d'un vrai programme est très accessoire et on n'y cause que de quelques mesurettes et sparadraps qui nous sauveraient de la pauvreté vers laquelle nous allons tous.

Tenus à l'écart des grands enjeux internationaux, nous le sommes également des enjeux économiques et sociaux de notre pays.

Je suis aussi interpellé et scandalisé par l'amalgame constant qui est fait entre vote rejet et vote constructif. Les propositions alternatives à la politique actuelle sont gommées par la seule mise en avant qu'elles sont inapplicables, fantaisistes, irréalistes, populistes et j'en passe!

La critique faite aux " il n'y qu'à" se fait par la bouche de ceux qui dans le même temps ne cessent de répéter des "il faut", alors qu'ils sont depuis des années au pouvoir.

Nous avons tous une responsabilité dans l'ignorance politique qui règne un peu partout. Si des mesures intéressantes sont à souligner, comme des débats organisés dans des écoles, des associations de quartier, etc. ou dans diverses formations proposées, il n'en reste pas moins que cela reste bien insuffisant.

A nous, parents, grands-parents, professeurs, syndicalistes, etc. à éveiller les enfants, les jeunes à la conscience politique. Osons leur transmettre nos convictions, sans pour autant les imposer mais en leur apprenant surtout le sens de la réflexion et de la critique. Ne nous laissons pas, comme trop souvent, aller au fatalisme. A nous d'en faire des acteurs de société et de les sortir de leur passivité de spectateurs dans laquelle notre société consumériste les enferme et les désagrège. Cela vaudra mieux que de nous plaindre de toutes les dérives possibles dans lesquels ils tombent parce qu'esclaves d'une société qui ne donne comme modèle que le profit comme guide du paraître et les rend malheureux dans leur être.

09:15 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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