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02/05/2014

Un sondage reste un sondage

sondage1.jpgJe ne peux que me réjouir grandement de la montée de mon parti, le PTB-GO, dans les sondages. Mais, homme que l'âge a rendu prudent, se méfie toujours de ce genre d'exercice d'une science qui est loin d'être exacte.

Revenons un peu au début de cette campagne électorale. L'objectif du parti était de faire surtout entrer Raoul Hedebouw à la Chambre et Fred Gillot à la Région. Voilà qui représentait déjà un fameux progrès électoral. Puis, et cela est tout à fait normal, plus les sondages ont été favorables, plus les ambitions ont grandi. Nous avons alors espéré des postes de députés dans toutes les assemblées. Non seulement espéré, mais aussi amplifier la lutte et l'occupation active du terrain, dans la ligne de ce qui était fait hors campagne électorale.

Les sondages donnent des ailes. On y croit, mais surtout on se bat.  Et plus on se bat, plus on se rend compte que le projet porté par le parti colle à une aspiration profonde d'une population qui veut du changement et trouve dans le programme des propositions concrètes, exprimées en long et en large, mais aussi reprises sous la  forme de slogans clairs , suite à l'enquête préalable du parti réalisée auprès de plus de 40.000 personnes.

Mais attention! La machinerie des partis traditionnels et de leurs relais associatifs va accentuer la pression de récupération. Les médias vont se faire de plus en plus avares en communications du parti qui dérange le pouvoir en place. La moindre erreur sera soulignée et amplifiée, comme celles de quelques rares défections dues à des égos trop surdimensionnés. Les clichés archaïques de staliniens, de liaison imaginaire avec des pays communistes vont refaire surface. Le vote utile va se faire ritournelle.  Tout cela avec les moyens financiers importants dont disposent les partis traditionnels pour mener une campagne publicitaire digne des poudres à lessiver ou des boissons énergisantes. Coca va s'opposer à Pepsi mais pour s'allier peu après et contrôler le marché. On garde chacun sa marque, cela augmente la vente, mais on fusionne les actionnaires.

Le PTB-GO ne peut compter que sur le militantisme de ses adhérents et sympathisants.

Il faut donc rester prudents et ne point tomber dans une espèce de triomphalisme. Ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, dit justement le dicton bien connu.

Sans en revenir à l'ambition de départ, il faut garder la tête froide, sans amoindrir la chaleur du cœur et le travail des bras et de la voix. Ne point supprimer la passion sans pour autant perdre la raison.

Comme simple militant, je veux croire à un gros succès. Comme homme un peu expérimenté en politique, je n'y croirai qu'après le résultat des urnes.

Les derniers jours de campagne peuvent encore faire basculer bien des électeurs dans le piège subtilement tendu par un pouvoir qui possède l'expérience de la manipulation et les moyens de faire changer des électeurs encore naïfs ou simplement craintifs de voir arriver le monstre de droite MR ou NVA dont on faire croire que le seul vrai chasseur est le PS. Plus naïfs encore celles et ceux qui tomberont sous le charme de slogans aussi trompeurs que celui d'une droite qui se dit créer de l'emploi par comparaison à une gauche qui ne créerait que du chômage. Plus gravissime, celles et ceux qui prendront comme bouc émissaire l'accueil des étrangers, la prétendue islamisation de notre culture, l'insécurité ressentie comme grandissante et pointeront le PP.

Ce temps de campagne me parait interminable et pourtant c'est le moment de ne point relâcher la vigilance nécessaire pour poursuivre l'affirmation de nos convictions et  les faire partager dans le respect de tous mais sans concession pour des politiques qui mènent à la misère des uns et à la richesse d'une minorité des autres qui possède et utilise une artillerie lourde pour nous faire reculer.

 

18:47 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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