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10/05/2014

Protestation et conviction

 

ptb mai.jpgEn participant à de nombreuses manifestations du PTB-GO, comme encore hier au souper du parti à Verviers, je suis de plus en plus frappé de la diversité des gens que j'y rencontre. Il a de plus en plus une adhésion venant de toutes les catégories socio-professionnelles et de tous âges.

 

Ce qui me semble les guider vers le parti n'est pas seulement un ras le bol, bien justifié, des partis traditionnels, mais le désir profond de voir changer une société pour qui le profit est devenu seul maître et dieu. Profit de quelques uns et misère pour la plupart.

Je suis étonné aussi de constater la maturité politique des adhérents et sympathisants. Le principal est évoqué. Bien sûr, les anecdotes fusent, mais l'essentiel est au centre des préoccupations. Il y a une réelle volonté de dépasser le petit individualisme de chacun pour retrouver une solidarité autour d'un projet de société. Il y a la conviction que c'est dans un mouvement collectif que nous pourrons imposer notre voix, celle de la colère mais bien plus encore celle qui aura la puissance de changer ce que nous ne voulons plus.

Chacun se rend compte que les différentes petites mesures que les partis des "il faut" proposent ne sont que poudre aux yeux ou sparadraps fixés sur des plaies qu'eux-mêmes ne cessent d'ouvrir avant de donner l'illusion qu'ils vont les soigner. Ces soins épars ne se rattachent à aucune médecine de base, à aucune vision globale de la personne et de la société. Il n'y a aucune vraie colonne vertébrale à ce que proposent les autres partis. Seul compte en fait l'arrivisme des dits spécialistes plus préoccupés par ses honoraires que par votre santé.

Loin du cliché facile et manichéenne  d'une association du programme PTB avec la Corée du Nord ou Cuba, la cohérence des propositions du parti entraine une conviction, vite transformée en volonté de la partager par un engagement concret.

Mon autre constatation est celle d'y voir un véritable esprit collectif dans le chef des candidats. Moi qui ai surtout connu au sein des partis traditionnels une lutte des places au sein d'une même liste et ce sous l'hypocrisie d'un tous ensemble, les candidats PTB semblent bien s'accrocher à faire passer un programme sans se préoccuper du score personnel à réaliser.

Cerise sur le gâteau, l'ambiance des réunions ou manifestations est extrêmement convivial et le mot camarade retrouve toute sa valeur, celle du compagnon avec lequel le partage n'est pas un vain mot.

Vous me direz que je dresse ici un portrait trop idyllique pour être réel. Je n'ai pourtant pas la réputation d'être un naïf et encore moins un tendre dans mes analyses. Vrai que je vois aussi des failles, des faiblesses. Chacun a ses zones d'ombre et de lumière. Chaque camarade reste un humain avec ses préoccupations personnelles, familiales,  avec son besoin d'être reconnu et aimé. Mais alors que beaucoup s'enferment dans leurs petits ou grands problèmes, l'engagement donne la possibilité de les relativiser, de les voir, de les situer dans un ensemble plus large dont nous dépendons et que nous pouvons améliorer, changer pour mieux vivre.

Faire de la politique peut être bien autre chose que ce que nous nous imaginons. Elle n'est pas réservée à une élite ou à ceux qui s'y connaissent mieux que nous en la matière. C'est non seulement porter notre regard sur notre cité devenue aujourd'hui le monde, mais y consacrer un peu de temps pour convaincre que la simple critique ou la grande déception doit se transformer en action collective dans laquelle je m'engage. Sans cette pratique, nous ne serons que de pauvres croyants attendant que tombent de je ne sais quel ciel nos souhaits de changement. Voter ne suffira jamais, si à côté de ce vote pourtant utile, je rentre chez moi en me disant que j'ai fait mon devoir et qu'à présent "ils" n'ont qu'à se démerder pour que je vive mieux!

 

09:53 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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