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19/05/2014

La machinerie infernale des partis traditionnels souvent mal connue

 

réseau.jpgComment les partis traditionnels peuvent-ils encore convaincre sur base de leur politique désastreuse? La réponse est évidemment complexe. Une chose me parait souvent très oubliée dans ce succès. C'est leur puissance d'organisation. Elle tient d'abord d'un système de dotations qui leur permet de racoler l'électeur. Ils disposent de budgets colossaux qui leur permettent de communiquer professionnellement et avec la force d'un marketing digne des grandes marques de consommation.

Mais à côté de ce marketing, il a aussi toute leur armée de collaborateurs (membres des cabinets ministériels, des bourgmestres, députés et parlementaires, permanents de parti, etc). Facile par exemple de rassembler pour un congrès l'ensemble des alimentaires du parti. Rien que pour le PS, avec ses 7 ministres (fédéraux et régionaux), vous pouvez compter sur  un minimum de 420 personnes de différents niveaux auquel vous ajouterez le personnel des cabinets des bourgmestres et échevins des grandes villes et celui des députés provinciaux, etc, etc. Un petit mot d'ordre lancé à tout cet aéropage d'obligés remplira vite une grande salle de congrès. Il en va évidemment de même pour les autres partis traditionnels en proportion des mandats occupés.

Ces partis jouissent aussi de collaborateurs internes. Ils ont des centres d'études avec plusieurs collaborateurs. A tous ces collaborateurs directs, il faut ajouter tout un clientélisme obtenu par des nominations politisées dans les administrations et institutions publiques, semi-publiques et asbl. Tous ces gens ont été évidemment plus qu'invités à s'inscrire comme membres du parti sans lequel il n'y a point de salut!

On voit donc combien ce grand nombre d'obligés et de courtisans peuvent non seulement remplir des salles, mais aussi influencer le vote de leurs proches, amis, voisins. Il en va de leur gagne-pain, de leur statut. Si même leurs convictions s'estompent, il a une espèce de reconnaissance ou une peur de ne plus être soutenu par le parti, avec des conséquences bien matérielles.

Cette machinerie infernale et diabolique est peu ou vaguement connue. Elle explique évidemment, en grande partie, pourquoi les petits partis éprouvent tant de difficultés à émerger dans cette jungle politicienne que le commun des mortels ignore. Souvent dénoncée, notamment par des scandales, elle demeure pourtant bien en place.

Avec ce grand fonds de commerce bien huilé, il est bien difficile de faire entendre des voix libres et innovantes. Les médias sont eux aussi infiltrés par toute cette particratie. Leur indépendance est toute relative et il  y existe bien une autocensure.

Ils ne nous restent plus qu'à changer ce système qui, s'il ne l'est pas,  ressemble malgré tout à une organisation de type mafiosi, en votant pour un parti qui ne jouit pas de tous les privilèges attribués à ceux qui protègent leur siège en prêchant la main sur cœur leur altruisme désintéressé! Voilà une raison de plus de voter PTB-GO. Lui au moins ne confond pas conviction et pognon.

 

07:50 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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