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20/05/2014

Gauche caviar et gauche bobo.

 

fleche_droite.jpgSi je n'ai aucune sympathie pour la gauche caviar, celle d'un PS des parvenus pour qui les privilèges caviar des élus et des grands alimentaires du parti comptent plus que le bien du peuple, j'en ai un peu plus pour la gauche bobo. Cette gauche, majoritairement issue de la classe bourgeoise forme une espèce de nouvelle église du bien à donner. Sa spiritualité écologique et économique offre des analyses souvent pertinentes mais s'enlise hélas dans une action ne collant absolument pas à une base ouvrière qu'elle veut pourtant défendre. Ces nouveaux "curés" du 21 siècle maintiennent un privilège de pensée du bien qu'ils veulent imposer aux nouveaux paroissiens d'une bourgeoisie généreuse et bien-pensante, très coupée de la réalité ouvrière. Ils pensent avoir la clé de solutions sans même penser qu'elle ne viendra que par la révolte du peuple qui pourra se la fabriquer lui-même.

Enfermée encore dans l'illusion d'une démocratie parlementariste qui ne cesse de les entuber, cette gauche pèse peu sur les parlements et encore moins dans la rue. Elle s'enferme dans des salons de réflexions utiles, mais oublie de se joindre réellement au combat d'une lutte des classes, seule alternative possible à un vrai changement de société.

J'avoue, bien honnêtement, que mes origines et ma formation me feraient sans doute rejoindre plus spontanément cette gauche où je me sentirai très à l'aise. J'ai pourtant choisi de devenir camarade PTB et d'y militer selon mes moyens et possibilités. D'abord parce que conscient qu'une forme d'intellectualisme sans liaison directe avec la classe ouvrière ne servait pas à grand-chose. Qu'une espèce d'assistanat social ne transformait en rien la société injuste que nous vivons. Seule l'action révolutionnaire des peuples  compte et est le seul moyen d'obtenir une richesse enfin mieux répartie. Le reste n'est qu'un blabla souvent inefficace, dont cette gauche bobo s'est faite spécialiste.  Si la pensée n'est point liée à l'action, elle ne transforme rien. L'histoire, tout comme l'homme, n'a changé que grâce à des actions collectives. Marx n'avait-il pas raison quand il disait que connaître n’est rien mais que, mener une action est tout? C'est dans cette action que le connaître se réalise, évolue sans cesse. refusant toute dépendance.

La gauche bobo, dans ses bonnes intentions, pense faire le bonheur du prolétariat. En cela, elle se rapproche de la gauche caviar. Elle n'a pas compris ou refuse que c'est cette misère qui doit se transformer en action révolutionnaire, car c'est dans cette action que l'homme réalisera son autonomie et sa liberté. C'est ce combat, que cette gauche a oublié, qui fera cesser l'exploitation de ceux qui n'ont aucun droit sur leurs instruments de travail, ni sur le fruit de celui-ci. Les gens d'abord et pas le profit est un slogan qui ne passera à la réalité que par le combat de rue et non par de beaux programmes qui ne trouvent que peu d'écho et d'actions populaires.

 

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