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30/05/2014

Quel programme défendent les partis en négociation?

De Wever.jpgL'informateur cherche donc, du moins en façade et en secret, de faire converger des programmes de parti en vue de pouvoir les coaliser dans un gouvernement.

A mon avis, les difficultés viennent d'ailleurs. Un peu de lucidité. Il y a longtemps que nos gouvernements ont initié et défendu la politique néo-libérale imposée, entre autres, par le PS français Jacques Delors. Tous les partis, y compris le PS, ont accepté et favorisé l'outil capitaliste du libre marché, avec la primauté de son dogme de la concurrence. On n'a cessé de privatiser, Elio Di Rupo en tête et en précurseur avec son plan Sabena. Les citoyens ont la mémoire courte. Il est bon parfois de la rafraîchir: 1995: Privatisation de Belgacom (Elio Di Rupo, Ministre en charge du secteur. 1995 toujours: Privatisation de la Sabena (avec au bout du décompte la faillite de la Sabena) ( Elio Di Rupo, Ministre en charge du secteur) et Privatisation de la banque SNCI. Les années suivantes, toujours sur l'égide du chouchou de Mons et Vice premier à l'époque: Privatisation de la banque INCA; du Crédit Communal (l’actuel Dexia après fusion), de la CGER, devenue Fortis après regroupement; libéralisation de nombreux secteurs de La Poste; de la banque OCCH. Président du PS, le même laisse libéraliser le fret ferroviaire de la SNCB, et les activités aéroportuaires (BIAC); entrée en bourse de Belgacom, etc, etc. ( Oui je sais, c'est long!)

Que va bien encore aller vendre au monde de la finance notre ex et peut-être encore futur premier? Quels acquis sociaux et démocratiques vont encore valser en éclats? Que va-t-il encore rester des promesses électorales de cette gauche qui n'en a plus que le nom? Allons-nous poursuivre cette politique interne et européenne que cette dite gauche a soutenu en faisant alliance avec la droite et en s'alignant sur elle pour le pacte d'austérité budgétaire et le projet de partenariat transatlantique qui va aligner les normes sociales, sanitaires et environnementales sur celles des USA et va transférer à des structures privées le soin de trancher les conflits sur ces normes entre firmes privées et pouvoirs publics ?

Est-ce bien de tout cela, que les négociateurs vont traiter? Ne nous y trompons pas. Tout cela touche notre quotidien, même si cette politique globale nous semble compliquée et lointaine. Notre pouvoir d'achat, nos emplois, notre protection sociale (chômage, santé, pensions, etc.) en dépendent.

Mais voilà, comme souvent, les élections passés, la grosse majorité d'entre nous se laisseront encore endormir par les tranquillisants mis en place par des médias au service du pouvoir. On ne nous montrera que le côté people des coulisses pour passer très vite et occuper les esprits par des divertissements débiles où priment l'émotionnel ou l'instinctif. La coupe de foot empêchera les esprits de s'occuper d'autre chose. On continuera à nous parler de culs et de gros écus de loterie ou de milliardaires, puisqu'il parait qu'ils sont au premier rang de nos intérêts! Cela remplira la poche des actionnaires capitalistes et offrira au peuple le tranquillisant social qui évite la révolte et l'engagement. Nous continuerons à être les moutons de ceux que nous venons de désigner pour guider le troupeau que nous serons redevenu.

Au-delà des anecdotes qui m'amusent comme tout le monde, que ce soit la chemise ouverte de Mertens chez le roi ou les petites phrases assassines des uns et des autres, il faudrait pourtant en humain responsable, mieux nous informer pour mieux agir et faire obstacle à ce que les négociateurs sont en train de nous concocter et qui ne présage rien de bon.

Selon moi, ce n'est pas tant le programme économique de Bart De Wever qui dérange, mais la façon douce de le faire passer. Ce dernier est malin et prêt sans doute à le rendre un peu plus soft pour parvenir à ses objectifs. Un certain petit homme a aussi employé cette stratégie de respect démocratique pour imposer le régime que nous semblons oublier, alors même que nous sommes dans une année de commémoration.

Suivons donc avec intérêt ce qui se passe politiquement actuellement. Ne tombons pas dans le panneau des petits partages de marocains ministériels que ces messieurs et dames sont probablement occupés aussi à penser, prêts à lâcher pour cela ce qu'ils nous ont promis pour un meilleur vivre. Engageons-nous dans des actions collectives et osons sortir de nos pantoufles, sans quoi nous risquons de crier qu'ils les ont trouées quand il sera trop tard. Le vote, c'est tous les jours...

 

 

09:25 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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