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31/05/2014

Programme politique et pognon en négociation

fric.jpgEtonnant de voir aujourd'hui les médias soulever le voile sur les conséquences en termes de fric perdu et de collaborateurs à licencier si un parti ne parvient pas à être présent dans un exécutif! En campagne électoral, cela aurait évidemment été vu comme "populiste". Et pourtant, comment ignorer toute la machinerie clientéliste qui fait qu'un petit parti doit lutter à armes inégales pour affirmer son programme et recevoir une médiatisation valable? Cette opacité fait naître les thèses complotistes et favorisent les hurluberlus du type Laurent Louis.  Je l'avais personnellement soulevé dans un de mes posts (le 19 mai), en étant encore un peu en dessous des chiffres réels.

Les médias nous massacrent encore d'images peoples entre les négociateurs des futurs gouvernements. Oh, les belles déclarations de convergence de programme sont bien évoquées. Mais pensez-vous qu'en arrière-pensée, les questions de fric pour l'entretien des partis et le fonctionnement de leur machine comptent pour des prunes! Nous prennent-ils pour des cons ou des naïfs? Avouons que tout ce volet est peu connu, et pour cause puisqu'il reste, sous prétexte de populisme, caché.

Nous le voyons aujourd'hui par la perte que pourrait subir Ecolo, avec le licenciement de 500 collaborateurs. Hasard, pensez-vous, si ce parti fait encore les yeux doux pour obtenir quelques miettes de pouvoir dans un Exécutif ? La rue de la loi est aussi la rue du fric!

Avouons, bien simplement, que la petite histoire contribue souvent à faire ce que nous nommons la grande! Les intérêts personnels ruinent les intérêts collectifs. Les luttes interne au PS pour avoir les plus gros postes en sont une illustration de plus.

Je me souviens de l'intervention de Raoul Hedebouw, qui sans populisme, s'adressait aux militants en disant: "Vous êtes venus ici, non pour avoir un job, un appartement, ou quelconque avantage du à militantisme, mais parce que vous avez la conviction qu'une autre politique peut faire changer les choses." Beau message, face à une machinerie bien huilée de partis avec lesquels il faut se battre à armes inégales. Restera à prouver que le PTB ne tombera pas dans ce piège et que l'apport financier public servira, dans la transparence totale, à faire avancer le combat qu'il s'est fixé. J'y crois, même si ce ne sera pas facile.

10:58 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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