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05/06/2014

Débarquement D-DAY 1944-2014

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Commémorer une guerre, ce n'est pas en faire une manifestation grandiose, telle que nous allons encore la connaître. C'est se poser la question de comment naissent les guerres.

La réponse est complexe, mais je retiendrai quelques éléments importants de réponses.

Dans sa « complainte de la paix », Erasme notait déjà, au 15ème siècle, que les princes avaient la fâcheuse habitude de provoquer une guerre quand ceux-ci sentaient leur autorité faiblir. Nous le voyons encore aujourd'hui dans la guerre d'Ukraine. Obama et Poutine craignent de voir leur puissance s'affaiblir sur le monde. Sous les discours de liberté, voyez- y la défense d'avantages géopolitiques et la protection de biens comme le pétrole.

L'origine des guerres est aussi à trouver dans une dégradation économique et des problèmes de démographique (Chine et pays émergeants).

Aux raisons dites rationnelles, il faut certainement y ajouter d'autres qui le sont beaucoup moins. Ce sont celles liées aux religions, à la supériorité culturelle. Nous assistons à de nouvelles guerres "saintes". Méfions-nous donc du nationalisme, conçu comme religion de la guerre, telle qu'Hitler l'a menée. La montée du FN se base sur ce mécanisme. Si la multi culturalité pacifie, l'affirmation de l'identité culturelle fait partir en guerre.

Tout le gratin d'hommes et de femmes politiques, rassemblé autour des mémoriaux de celles et ceux qui sont morts pour un noble et faux idéal, que les puissants ont mis dans la tête et le cœur des faibles, n'est qu'intoxication dangereuse. Ceux-là même qui s'inclinent au son de la trompette de la mémoire sont semblables  aux hommes qui ont pensé, agi, parlé au cours des siècles comme s'ils jugeaient le règlement par les armes des conflits internationaux comme à la fois raisonnable et grandiose! C'est à mes yeux des cérémonies minables.

Ce qui serait admirable est l'aveu que tous ces millions de pauvres gens d'en bas et quelques-uns seulement d'en-haut sont tombés pour le profit de quelques gros industriels ou pour des religions aux mains d'un prosélytisme avide de pouvoir bien plus que de charité.

La guerre n'est pas, contrairement à ce qui fut défendu par les tenants du libéralisme, une affaire de nature humaine. Elle est surtout, comme déjà le pensait Rousseau, la résultante des institutions sociales.

Que ces puissants cessent enfin leur discours surannés  de  " stopper la menace terroriste ", " protéger les populations civiles"», " défendre les droits de l’homme face à la barbarie" et s'attachent à régler les injustices devenues le berceau de la violence qu'ils combattent en l'exerçant eux-mêmes! Osons, nous, les conflits nécessaires à l'instauration d'une vraie paix, non par les armes, mais par la justice sociale. Osons débarquer tous les tenants de cette injustice!

 

18:55 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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