mik dupont UA-70672535-1

06/06/2014

Au nord, comme au sud, les masques tombent

belgique.jpgLe " je renforce la gauche" du PTB-GO n'est pas anodin dans le choix que le PS vient d'opérer pour ses alliances régionales, en renvoyant dans l'opposition le MR. La machiavélique alliance avec l'espèce de libéralisme social du cdH et du FDF, pourrait à leurs yeux casser la dynamique d'un PTB grandissant qu'ils craignent. Le vent de gauche du PTB a donc bien soufflé. Je ne vais pas m'en plaindre et le PTB a toujours signalé que son principal adversaire était la droite. Cependant, en voulant casser cette poussée d'une gauche radicale, le PS jette le pays dans une division accrue entre le nord et le sud. Il  favorise ainsi la poussée de la très droite NVA et oblige le CDNV à lui emboîter le pas. Ce dernier a dû laisser tomber son masque de centre très droit. Ce parti, a senti le vent de droite souffler en Flandre, à la manière du PS sentant celui de gauche.

Les petits jeux très politiciens oublient ce qui est essentiel. Si les courants d'air du nord et du sud semblent s'opposer, la population, tant flamande que wallonne porte les mêmes préoccupations. Le chômage dans tout le pays ne cesse d'augmenter. Le pouvoir d'achat baisse que ce soit à Charleroi ou Anvers. La pauvreté augmente au nord, au sud et au centre.  Des deux côtés de la frontière linguistique, les problématiques essentielles demeurent semblables. La guerre des clans de politicards semblent gommer les grands défis au bénéfice de tactiques leur assurant un pouvoir sans vrai programme de convergences pour casser une austérité imposée par une Europe. C'est pourtant les mêmes partis  qui ont voté tout un train de mesures qui vont étouffer leurs bonnes ou hypocrites intentions. Eternel paradoxe.

A nous citoyens de remettre sur le tapis la remise en cause d'un système capitaliste que nous ne voulons plus. A nous de ne pas nous laisser berner par les shows joués autant au nord qu'au sud. Nous voulons nous attaquer aux racines du mal. Nous ne nous laisserons pas endormir sur le lit  des petites batailles partisanes qui tentent de garder quelques fleurs sur leur parterre. Nous continuerons à ne point accepter le fumier des multinationales et l'argent puant des banquiers qui ne réservent aux travailleurs jardiniers qu'une une infime minorité de ce que, sans eux, n'auraient jamais poussé.

19:21 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.