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27/06/2014

Encore une grève de la SNCB ce lundi?

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J'entends déjà la mauvaise humeur de certains sur la grève de la SNCB, ce matin. Chacun va y voir les inconvénients causés à leurs petites habitudes. Et pourtant, sans les grands mouvements de grève, celles et ceux qui rouspètent n'auraient pas pu prendre le train pour leurs vacances car il n'y aurait pas eu de congés payés.

Nous sommes évidemment bien loin des années 1936 et même 1960. Il n'y a plus la même ferveur. Une sorte de démoralisation, de fatalisme et d'apathie s'est installée. Le système capitaliste réussit à diviser le monde ouvrier. Chacun veut sauver son petit train de vie. La compétitivité semble normale et inéluctable, sans vraiment remettre en cause le système qui l'engendre. Tout le monde crie pourtant au scandale de voir le nombre de licenciements galoper, avec la conséquence d'un chômage qui atteint des records. Tout le monde s'accorde pourtant à dénoncer un système parlementaire inerte qui tourne en rond et applique une austérité au peuple, tandis que les grosses fortunes augmentent, que les banques continuent à jouer au casino qui a causé la crise, que l'ingénierie fiscale épargne les grandes entreprises et tuent les petits indépendants.

Faut-il donc attendre une plus forte dégradation encore pour voir une conscientisation de la masse populaire capable de se mobiliser et créer les grands mouvements qui ont fait avancer le progrès social?

Un vent de gauche semble souffler lentement, mais surement. Je vois une nouvelle avant-garde de militants oser le combat. Je constate une prise de conscience importante à l'intérieur des organisations ouvrières. Insuffisant peut-être, mais encourageant. Le succès électoral du PTB révèle bien tout ceci. Social, c'est super, disait son slogan. Bien. Certaines de ses propositions sont même reprises au sein de la gauche molle. N'oublions cependant pas l'objectif économique avec les indispensables réformes de structures capitalistes. Sans elles, nous serons toujours dans des politiques de sparadraps. Il faut oser attaquer le mal par la racine. C'est aussi cela qu'il faut revendiquer dans les mouvements de grève, sans quoi les petits avantages sociaux engrangés resteront éphémères et le détricotage de ceux gagnés par nos anciens se poursuivra.

 

07:43 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Je ne suis pas contre les grèves mais il faut qu'elles aient une vraie raison ... Je ne dis pas que ce n'est pas le cas cette fois-ci, vu que je ne connais pas la cause de la dite grève.
Mais je pense qu'il n'y a pas de miracle et à en vouloir toujours plus, on en a toujours moins ...
Nous avons engendré des générations d'insatisfaits et de consommateurs compulsifs. Il faut tout et tout de suite.
Mais ça c'est mon avis ;)
Gros bisous

Écrit par : petit_verglas | 27/06/2014

Qui crée aussi les générations de consommateurs? Ce n'est pas nous! C'est tout un système qui nous y formate.
Je crois que la grande majorité des grèves sont justifiées par ce système qui oblige de produire toujours plus avec moins de main d'œuvre. Vois les chiffres d'augmentation des voyageurs et la diminution d'emplois de la SNCB. Le service public doit rester public et donc son objectif n'est pas seulement la rentabilité...Cela mérite évidemment un long débat... Kiss

Écrit par : mik | 28/06/2014

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