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28/06/2014

Une coupe difficillement défendable pour la gauche.

dégout.jpgAlors que le monde politique fait l'objet de tant d'attaques justifiées, j'ai beau essayer de comprendre, je ne trouve pas une raison de soutien par la gauche de la gauche à un coupe sportive, devenue à la fois une marchandise et un instrument de pouvoir et de domination.

Les gens d'abord et pas le profit ? OK. Les gens sont là, en nombre impressionnant. Il y a même une interculturalité indiscutable. Mais des gens acteurs de folles victoires, de fête du foot ou bien plus des victimes d'une espèce de nouvel opium du peuple?

Difficile pour moi d'adhérer à un sport qui est simplement devenu une marchandise soumise aux logiques néolibérales du marché.

Comment à la fois dénoncer une politique d'austérité, crier à un endettement injuste des Etats, vouloir des salaires raisonnables pour les dirigeants, se scandaliser de l'exploitation de travailleurs étrangers et passer sous silence l'endettement de la plupart des clubs de haut niveau, l'exploitation de joueurs venus du Sud, les salaires vertigineux des stars du ballon?

Comment dénoncer la politique des multinationales et admettre la main mise et la domination totale par des multinationales du sport comme le sont la FIFA et le CIO?

Comment croire à un objectif sportif dans les méga-événements organisés par ces "prestigieuses" fédérations qui ne les voient en réalité que comme des sources de profit. Et à qui profitent réellement ces "spectacles"?

Comment dénoncer à la fois les partenariats entre le publique et le privé et taire celui qui se fait autour des stades? A qui vont les fameuses soi-disant retombées économiques et sociales?

Tous les pays organisateurs de ces énormes événements sportifs ont vu, une fois le coup de sifflet final,  leur dette extérieure augmenter, comme l'Afrique du Sud ( mundial) ou la Grèce (JO). Donc en finale les contribuables doivent débourser! Oui, les pauvres brésiliens, une fois les airs de samba terminés et les images bien lisses et léchées de nos médias, devront payer la note, tandis que les actionnaires de Coca et Jupiler s'en mettront plein les poches. Les fulgurances architecturales et techniques bénéficieront essentiellement à quelques grosses sociétés.

Comment croire encore à la valeur sportive dans ce sport-système?

En tant qu'homme de gauche, j'interpelle celle-ci. Je la trouve trop silencieuse sur ce sujet qui pour moi relève d'une aliénation du peuple.

Trop c'est trop! Nous ne pouvons pas fermer les yeux, au nom d'une joie populaire, sur ce qui n'est que profit, lobbying, fonctionnement opaque. Et que dire dans ce cirque commercial de cette déclaration dégueulasse du secrétaire général de la FIFA, Jérôme Valcke,: « Un moindre niveau de démocratie est parfois préférable pour organiser une Coupe du monde. Quand on a un homme fort à la tête d’un Etat qui peut décider, c’est plus facile pour nous les organisateurs »?

Voilà, le temps de s'interroger doit faire place au temps de l'action. Pour ma part, fini, je ne sortirai même plus mes petits drapeaux tricolores sur mon balcon! Il me faut retrouver cohérence dans la pensée et l'action!! A moins qu' on me démontre le contraire!!

 

 

09:02 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Tout est pourri de nos jours

Écrit par : GIHOUL Alain | 28/06/2014

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