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30/06/2014

Le temps des vacances.

vacances2.jpgAvouons qu'il est plus que jamais utile, ce temps. Rien de très bon ne nous attend après la rentrée. Sans tomber dans l'inconscience, oublier un peu les difficultés quotidiennes ne peut faire que du bien. Après la distraction du ballon rond, de la bicyclette en France, un peu d'évasion n'est pas de trop.

Mais ce temps de soleil, tellement indispensable, n'est pas celui de tout le monde. Je pense aux nombreuses familles qui devront se contenter du parc près de chez elles, de la piscine du coin et de quelques petites escapades pas trop chers. Je pense à tous ces gosses qui se contenteront d'un beau camp de vacances, sans pouvoir goûter au plaisir d'un long voyage. Il y aura surtout tous ces gens qui devront glander chez eux, faute de n'avoir rien reçu comme congés payés. Il y aura ceux qui s'endetteront et payeront toute l'année un petit moment d'insouciance, car l’une des raisons principales du non départ reste évidemment le manque d’argent.

Le temps des vacances est un moment privilégié qui risque de devenir de plus en plus un temps pour les privilégiés. Il est pourtant bien nécessaire pour rompre l'isolement, changer d'horizon, aider à reconstruire des liens, des amitiés, une vie sociale. Il a été obtenu aux forceps par les travailleurs à qui les patrons annonçaient une catastrophe économique causée par cette avancée sociale. L'économie a continué à tourner.

Les vacances, grand égalisateur social ? Que nenni ! Du simple fait de partir à la manière d'occuper son temps libre, tout est matière à différentiation sociale. Les ouvriers sont deux fois moins nombreux que les cadres à partir en vacances pour leurs congés annuels.

Ces disparités sociales au moment des vacances renvoient à des inégalités plus structurelles à la fois financières mais aussi éducatives. Il ne faut pas oublier, en effet, que l'inégalité ne se trouve pas uniquement dans le voyage en lui-même, mais dans ce qui en est fait. Chaque formule de vacances a une fonction spécifique, mais toutes participent à l'apprentissage d'une forme de culture non scolaire qui lui est pourtant utile par la suite.

La crise économique qui n'en finit pas et la politique d'austérité qui nous attend ne feront qu' a accentuer les inégalités sociales et les vacances n'échapperont pas à cette inégalité croissante.

A toutes et tous, bonnes vacances.  Lointaines ou casanières, qu'elles vous apportent un maximum de repos, de joie partagée mais aussi de découvertes.

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28/06/2014

Une coupe difficillement défendable pour la gauche.

dégout.jpgAlors que le monde politique fait l'objet de tant d'attaques justifiées, j'ai beau essayer de comprendre, je ne trouve pas une raison de soutien par la gauche de la gauche à un coupe sportive, devenue à la fois une marchandise et un instrument de pouvoir et de domination.

Les gens d'abord et pas le profit ? OK. Les gens sont là, en nombre impressionnant. Il y a même une interculturalité indiscutable. Mais des gens acteurs de folles victoires, de fête du foot ou bien plus des victimes d'une espèce de nouvel opium du peuple?

Difficile pour moi d'adhérer à un sport qui est simplement devenu une marchandise soumise aux logiques néolibérales du marché.

Comment à la fois dénoncer une politique d'austérité, crier à un endettement injuste des Etats, vouloir des salaires raisonnables pour les dirigeants, se scandaliser de l'exploitation de travailleurs étrangers et passer sous silence l'endettement de la plupart des clubs de haut niveau, l'exploitation de joueurs venus du Sud, les salaires vertigineux des stars du ballon?

Comment dénoncer la politique des multinationales et admettre la main mise et la domination totale par des multinationales du sport comme le sont la FIFA et le CIO?

Comment croire à un objectif sportif dans les méga-événements organisés par ces "prestigieuses" fédérations qui ne les voient en réalité que comme des sources de profit. Et à qui profitent réellement ces "spectacles"?

Comment dénoncer à la fois les partenariats entre le publique et le privé et taire celui qui se fait autour des stades? A qui vont les fameuses soi-disant retombées économiques et sociales?

Tous les pays organisateurs de ces énormes événements sportifs ont vu, une fois le coup de sifflet final,  leur dette extérieure augmenter, comme l'Afrique du Sud ( mundial) ou la Grèce (JO). Donc en finale les contribuables doivent débourser! Oui, les pauvres brésiliens, une fois les airs de samba terminés et les images bien lisses et léchées de nos médias, devront payer la note, tandis que les actionnaires de Coca et Jupiler s'en mettront plein les poches. Les fulgurances architecturales et techniques bénéficieront essentiellement à quelques grosses sociétés.

Comment croire encore à la valeur sportive dans ce sport-système?

En tant qu'homme de gauche, j'interpelle celle-ci. Je la trouve trop silencieuse sur ce sujet qui pour moi relève d'une aliénation du peuple.

Trop c'est trop! Nous ne pouvons pas fermer les yeux, au nom d'une joie populaire, sur ce qui n'est que profit, lobbying, fonctionnement opaque. Et que dire dans ce cirque commercial de cette déclaration dégueulasse du secrétaire général de la FIFA, Jérôme Valcke,: « Un moindre niveau de démocratie est parfois préférable pour organiser une Coupe du monde. Quand on a un homme fort à la tête d’un Etat qui peut décider, c’est plus facile pour nous les organisateurs »?

Voilà, le temps de s'interroger doit faire place au temps de l'action. Pour ma part, fini, je ne sortirai même plus mes petits drapeaux tricolores sur mon balcon! Il me faut retrouver cohérence dans la pensée et l'action!! A moins qu' on me démontre le contraire!!

 

 

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27/06/2014

La note de De Wever assure un bain de sang social

de wever4.jpgM'inspirant largement des commentaires de mon ami Paul Pietquin sur facebook, je retiendrai les horreurs de la note de De Wever les points suivants:

Chômage:

"Celui qui, [...] reste au chômage pendant une période longue est généralement confronté à un certain nombre d'autres problèmes qui rendent impossible le passage à un travail rémunéré. [...] Dans le cadre des négociations de coalition, il conviendra d’examiner sous quelles conditions l’obligation de service communautaire / prestations d’intérêt public pourrait y remédier. "

Voilà qui est clair. Travail obligatoire…

Avec en plus:

"L’impact d’un élément activateur introduit par le gouvernement précédent sous la forme d'une dégressivité renforcée de l'allocation de chômage peut être étudié de manière plus approfondie..."

50.000 exlus, c'est trop peu…

Etrangers:

"mise au point d'un passeport biométrique et l'amélioration des documents relatifs aux étrangers..."

Voilà qui est clair: ségrégation en vue …

Salaires:

"Une rémunération qui, davantage qu'aujourd'hui, se base sur les compétences et moins sur l’âge ou l'ancienneté." "une mobilité accrue entre les secteurs public et privé"

Encore un pas de plus vers la privatisation de la fonction publique.

Fraude fiscale:

"la législation et les contrôles doivent exister pour chacun, sans distinction" MAIS "Les services d'inspection devraient avant tout se positionner comme des partenaires pour les entreprises, en particulier lors d'une première infraction..."

Entendez: Haro sur les particuliers!

En conclusion: Voilà donc la note que trouvent digeste le MR, le CDNV, l'Open VLD, avec qui le bain de sang social est assuré!

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Encore une grève de la SNCB ce lundi?

grève.png

J'entends déjà la mauvaise humeur de certains sur la grève de la SNCB, ce matin. Chacun va y voir les inconvénients causés à leurs petites habitudes. Et pourtant, sans les grands mouvements de grève, celles et ceux qui rouspètent n'auraient pas pu prendre le train pour leurs vacances car il n'y aurait pas eu de congés payés.

Nous sommes évidemment bien loin des années 1936 et même 1960. Il n'y a plus la même ferveur. Une sorte de démoralisation, de fatalisme et d'apathie s'est installée. Le système capitaliste réussit à diviser le monde ouvrier. Chacun veut sauver son petit train de vie. La compétitivité semble normale et inéluctable, sans vraiment remettre en cause le système qui l'engendre. Tout le monde crie pourtant au scandale de voir le nombre de licenciements galoper, avec la conséquence d'un chômage qui atteint des records. Tout le monde s'accorde pourtant à dénoncer un système parlementaire inerte qui tourne en rond et applique une austérité au peuple, tandis que les grosses fortunes augmentent, que les banques continuent à jouer au casino qui a causé la crise, que l'ingénierie fiscale épargne les grandes entreprises et tuent les petits indépendants.

Faut-il donc attendre une plus forte dégradation encore pour voir une conscientisation de la masse populaire capable de se mobiliser et créer les grands mouvements qui ont fait avancer le progrès social?

Un vent de gauche semble souffler lentement, mais surement. Je vois une nouvelle avant-garde de militants oser le combat. Je constate une prise de conscience importante à l'intérieur des organisations ouvrières. Insuffisant peut-être, mais encourageant. Le succès électoral du PTB révèle bien tout ceci. Social, c'est super, disait son slogan. Bien. Certaines de ses propositions sont même reprises au sein de la gauche molle. N'oublions cependant pas l'objectif économique avec les indispensables réformes de structures capitalistes. Sans elles, nous serons toujours dans des politiques de sparadraps. Il faut oser attaquer le mal par la racine. C'est aussi cela qu'il faut revendiquer dans les mouvements de grève, sans quoi les petits avantages sociaux engrangés resteront éphémères et le détricotage de ceux gagnés par nos anciens se poursuivra.

 

07:43 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

26/06/2014

Elle a bon dos la volonté des électeurs

urne.jpgA lire la presse, il paraitrait que les fédérations patronales du nord comme du sud regrettent le non du cdH à De Wever, tout comme d'ailleurs en majorité les éditoriaux des journaux flamands. Tous crient à une espèce de déni de démocratie (toujours ce grand mot) qui ne respecterait pas la volonté de l'électeur. Elle a bon dos cette volonté. Comment encore croire à celle-ci dans notre système de représentativité? Comment encore croire qu'un seul petit vote d'un dimanche tous les cinq ans puisse exprimer vraiment ce qu'attendent les citoyens à travers un petit coup de crayon accordé à celles et ceux, dont d'ailleurs ils expriment en permanence leur méfiance, voire leur dégoût?

La volonté des électeurs est bien plus à voir dans les différents mouvements sociaux et dans des organisations de terrain qui relayent, autrement qu'une fois tous les cinq ans, les préoccupations et revendications des travailleurs. Celles-ci sont à mille lieues des petites querelles se jouant pour la formation d'un gouvernement. Elles réclament dans tout le pays la fin d'une politique d'austérité voulue par ceux qui n'en sont pas directement touchés.

Or, que voyons-nous? La persistance de celle-ci, tant au niveau régional que fédéral. Qu'importe les coalitions. Toutes vont encore dans ce sens. Est-ce bien cela la volonté des électeurs?

06:57 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/06/2014

Marre des guéguerres politiciennes.

Fet W.jpgLes analyses politiques, dont les médias et "experts" ne cessent de nous ressasser, sont d'un simplisme pour le moins étonnant. Il est vrai qu'elles reflètent aussi les déclarations de nos éminences politiques. Tout porterait à nous faire croire à une Wallonie à gauche et une Flandre à droite. A une Wallonie unitariste et une Flandre séparatiste. Rien n'est moins sûr.

Les préoccupations du Nord et du Sud sont bien plus proches qu'en apparence. On y retrouve la crise financière, la sécurité sociale et le chômage, ce qui relève plus généralement de la peur d'une pauvreté grandissante dans tout le pays. Tout cela passe bien avant, y compris chez les électeurs de la NVA, une réforme de l'Etat. Dans les différentes parties du pays, les principales inquiétudes d'une large majorité de la population sont donc similaires.

Si la formation d'un gouvernement ne semble pas se dessiner, c'est, à mes yeux, parce que les partis traditionnels ne trouvent aucune solution pour nous faire digérer au mieux et sans perdre la face l'austérité qu'ils conçoivent. Tous se maintiennent dans une position de simple stratégie politicienne, mais les vraies différences restent faibles. La gauche officielle n’est plus à gauche. Cela ouvre la voie à la droite. Du coup celle-ci se sent autorisée à se poser en force. Les idéologies s'étant confondues, il ne reste plus que les petites luttes d'un simple partage de pouvoir.

Le seul espoir, bien mince encore au vu du vote encore beaucoup trop traditionnel, viendra d'une gauche combative osant relayer les véritables préoccupations des citoyens et exiger la fin des guéguerres politiciennes dont nous sommes encore témoins et prisonniers aujourd'hui.

00:40 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/06/2014

"vous voulez nettoyer la crasse des autres ou être en haut de la société?"

prof.pngNous avons entendu hier un enseignant déclarer au JT de la RTBF : "...en exagérant un peu, je leur dis : "qui veut nettoyer la crasse des autres? Est-ce que vous voulez nettoyer la crasse des autres ou être en haut de la société? Voilà qui illustre encore bien combien nous vivons dans une société de classes sociales. Les propos primaires de cet enseignant, sans doute de très bonne volonté, démontrent combien notre société demeure de droite en se cramponnant à la méritocratie individuelle. Travaillez et méritez la dite ascension du riche qui ne doit pas ramasser la merde! Ce qui transparait en filigrane de la "morale" de ce professeur ignare est l'image d'une mobilité sociale qui ne se ferait que par la seule volonté individuelle.

Cette image exige évidemment  une autre analyse. Quel est le clivage qui fait que seulement un très petit pourcentage de filles et fils d'ouvriers accèdent à l'université, alors que tous semblent s'accorder sur le fait que le destin social des jeunes ne doit pas dépendre de leurs origines?

Faut-il être naïf, ignorant ou de mauvaise fois pour ne pas voir et comprendre que ce clivage est principalement dû à des inégalités de redistributions des revenus et du patrimoine et à celles de la reproduction sociale.

Je crains fort que cet enseignant ne soit pas très conscient que  le concept de mobilité sociale est un des fondements du clivage entre droite et gauche et des différentes formes d'individualisme!

A sa décharge, avouons que notre société persiste dans la conception du rêve américain où chaque ramasseur de balles rêve d'être Nadal, chaque bon chanteur d'être the voice, chaque footballeur de devenir Ronaldo et ainsi prendre l'ascenseur social permettant d'avoir villa, piscine et Lamborghini!!

Effrayant. Comment donc briser cet image d'ascenseur social dans une société dont le discours et les actes s'organisent et intoxiquent notre idéal en fonction de nos seuls mérites capables d'accéder aux positions sociales les plus élevées?

 

 

 

17:22 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/06/2014

D'autres matchs se préparent

ballon.pngTandis que le bon peuple se distrait par la coupe de foot et prépare (pour ceux qui en ont encore les moyens) des vacances au soleil, les matchs très "amicaux" entre les partis pour former nos gouvernements s'accélèrent.

Les coups de pieds ne vont pas manquer. Nous risquons des blessures de tibias et autres fractures que celles déjà imposées à nos bassins industriels.

Au menu: déjà une première coupe dans l'enseignement. Pourtant, tous les partis, la main sur le cœur nous avaient chanté la brabançonne de l'espoir fondé sur enseignement de qualité auquel on ne toucherait pas. Reconnu comme un des enseignements les plus inégalitaires d'Europe, les mesures prévues ne feront évidemment qu'amplifier cette inégalité.

La fanfare des nécessités d'économies va encore retentir à nos oreilles. Beaucoup moins celle qui par une fiscalité plus juste, touchant les millionnaires et l'argent casino, pourrait rétablir un équilibre budgétaire! Des autres choix que ceux de l'austérité sont pourtant possibles. Faut-il encore les oser en brisant l'inféodation du politique au monde de l'argent. Celle-ci amènera encore des coupes dans les petits et moyens revenus. Et pendant ce temps d'entrainement à cette coupe plus douloureuse que celle du mundial, nous agiterons nos petits drapeaux. La mobilisation pour ce qui est de loin plus important sera nettement plus difficile, chacun voulant défendre, sur son banc personnel, sa petite équipe. Plus facile, sans doute, de bouger ses fesses pour crier sa liesse pour un ballon rond de cons que de lever le point pour un arbitrage pourri que beaucoup de citoyens ont encore choisi pour mener le match national et régional.

Bonnes vacances!

19:05 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Que reste-t-il de nos hourras d'un hier rouge endiablé?

 

FIFA.jpgQue reste-t-il de nos hourras d'un hier rouge endiablé? Quelques selfies colorés de joues tricolores pour des amours de ballon, quelques maux de crâne de trop de Jupiler et ma vie qui reprend avec mes fins de mois rendus encore plus difficiles par la dépense des gadgets noirs, jaunes, rouge.

Que reste-t-il de ma cuite partagée dans le délire populaire d'une identité collective de bazars bien orchestrés pour n'ouvrir ma gueule que sur le talent des pieds dorés de deux dizaines de joueurs fougueux?

Que reste-t-il de cet amour pour diables rouges? Quelques rues jonchées de canettes et bouteilles, de vomis d'excès de joies formatées et l'espérance d'un autre match à gagner.

Que reste-t-il du mois de juin? Quelques royales et ministérielles photos d'élites manipulatrices, heureuses de l'union retrouvée autour d'un terrain arrosé de fric par la misère de brésiliens spoliés.

Que reste-t-il de cet enfer de stade? Quelques milliers de sièges pour fesses en quête de chaleur artificielle pour oublier la froideur d'un quotidien monotone dicté par des politiques d'austérité.

Et comme Trénet le chantait si bien: "Bonheur fané, cheveux au vent, baisers volés, rêves mouvants.  Que reste-t-il de tout cela.  Dites-le-moi."

 

07:36 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/06/2014

Tous ensemble, tous ensemble, soyons cons!

006.JPGQuelle victoire. Bravo les "petits" belges. Vous avez mis notre bon peuple en liesse et même en ivresse. Voilà qui arrange bien Jupiler, même si nous nous demandons toujours pourquoi les hommes aiment une bière qui les déplume de la raison et du portefeuille! Bon, à défaut, et plus sombrement, Cocola s'en tire pas mal non plus. Puis bon pour tout le commerce. Imaginez le nombre de drapeaux et gadgets vendus. Nonante minutes de stresse et au final quelques heures d'hystérie partagée, c'est bon ça! Merde, j'en connais demain qui vont pas trop bien se réveiller. La victoire va vite faire mal. Bon, il y a le Dafalgan et l'eau de spa. Ca purifie! Et les joueurs? Heureux de satisfaire le peuple par lequel il peuvent s'enrichir à gogo. Vrai que le talent ça se paye, même sans limite.

Ah merde, me voilà redevenu rabat joie. Pas bien, mais de quelle joie? Celle de ce bref instant où le "on" a gagné. Mais qui est ce on? Putain, on dira que je coupe les cheveux en quatre et que ceux de Fellaini ne mérite pas ça.

Voilà, tant pis pour les mordus, mais perso, je ne comprends pas. Faudra que je lise une analyse sociologique sérieuse sur ce phénomène de masse. Identification collective, prétexte de guindaille, oubli de la merde quotidienne? Je n'en sais strictement rien.

Et puis, pourquoi finalement ai-je sorti mes drapeaux tricolores? Vox populi, vox dei? Zut, je suis agnostique et je préfère laisser les citations latines à De Wever.

Je vais dormir moi, sous le son des klaxons et sans caleçon et avec tampons dans les oreilles. Olé olé, tous ensemble, tous ensemble, soyons cons!!!

23:20 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |