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07/07/2014

Une ville KO!

boulevard d'avroy.pngCe matin, en me levant et en allant au balcon, j'avais vraiment l'impression, sans doute subjective, que la ville était KO! Le manque de chaleur solaire, mais certainement aussi cette étrange retombée de fièvre footballistique. Finis les rétroviseurs tricolores, les drapeaux aux façades se font plus rares. Comme si le moral collectif atteignait le moral individuel. Ce sont pourtant pour beaucoup les vacances. Les discussions de café sur des terrasses encore bien vides reprennent leur train-train quotidien autour de faits divers, souvent dramatiques, et qui consolent notre normalité à ne point être chauffard, assassin, violeur, voleur, violent. De temps en temps, on entend quelques-uns s'aventurer sur le sujet politique, pour en tirer la conclusion hâtive et fausse que " tous les mêmes, des pourris, mais qu'on ne sert y faire".
Puis, sur le trottoir, vous voyez passer la mamy ou le papy, avec la tâche joyeuse de promener le bambin pour soulager un peu les parents ou la mère divorcée qui méritent grasse matinée. Quelques étudiants aussi, sans doute les mofflés qui doivent préparer une seconde session. Ils ont le sachet de quelques croissants à apporter sans doute à la belle ou au beau d'un lit partagé. C'est ainsi mon boulevard, celui des pensionnés et des étudiants. Il y a quelques jeunes fêtards tardifs du carré aussi, affalés sous l'abri des bus et attendant celui qui les ramène probablement sous le toit parental. Les cloches de l'abbaye bénédictine sonnent et n'attirent plus que quelques vieux croyants encore fidèles à la messe du dimanche. Quelques sans abris aussi, lourdement chargés, avec sac de couchage et baluchon. Direction le paki, avec déjà l'envie, non de la Jup trop cher mais de la Cara Pils.
La fête du foot semblait fédérer tout ce petit monde, mais ce matin plus rien. Pas même un petit son égaré de trompette plastique. La fraternité toute passagère autour d'une équipe d'une vingtaine de mercenaires qui frappent pendant 90 minutes sur un ballon rond fait place à la vraie histoire de chacun, à la véritable histoire aussi d'une nation. Les joyeux gogos maquillés, les perruques à la Fellaini, les écharpes nationales ornées du blason de notre houblon, les ridicules bonnets à cornes sont à ranger au placard.
La manipulation markéting d'une foule s'estompe, en attendant la suivante.
Bon, pas de tristesse. Remettons d'autres valeurs en jeu, plus authentiques, plus solidaires dans le temps. Bon dimanche et bonne semaine!

23:23 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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