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22/07/2014

Le casting ministériel wallon et de la FWB.

élysette.jpgQuelques petites surprises dans le casting ministériel wallon et de la FWB, mais les hommes et femmes nommés ministres ont finalement peu d'importance. C'est la politique menée qui en a. Celle-ci s'est déplacée de plus en plus et est essentiellement menée par des lobbies financiers. Le véritable programme politique échappe aux élus et se joue dans un rapport de force entre travailleurs et gros patronat.

Ceci dit, chacun remarquera que l'austérité que ces messieurs et dames vont devoir nous vendre ne concerne pas leur statut de privilégiés. Il faut sauver les grosses têtes des partis, telles que des Magnette, et Flahaut au PS ou encore des Milquet et Antoine au cdH. On y ajoute quelques ambitieux comme Marcourt (PS) et Prévost (cdH). On donne quelques lots de consolation à des anciens comme Demotte et Antoine.

Sur ce stratégo subtil, on place des plus modestes qui n'ont pas démérité tels que Furlan ou Tilleux (PS) ou Di Antonio (cdH) et on lance des moins connus et expérimentés  en fonction de territoires où on a perdu du terrain et où il faut ramener du sang neuf, comme à Liège avec Lacroix et Simonis (PS). La peur de l'installation d'un Willy Borsus (MR) sur l'arrondissement de Marche fait nommer R. Collin (cdH), avec une compétence agricole et touristique qu'il connait bien.

Voilà pour l'essentiel du casting, maîtrisé parfaitement par des présidents des partis qui détiennent leur grosse autorité par le choix des heureux ministres. Ce travail est complexe, subtil, délicat. Les nommés auront tendance à oublier leur bienfaiteur, tandis que les autres n'oublieront pas à qui ils doivent leur éviction…

Et le citoyen dans ce bac à sable des grands? Forcément oublié ou en tout cas très délaissé. Il y aura bien eu des heures et des heures de travail pour accorder ce qui va leur être proposé, chacun privilégiant son électorat, mais très loin d'un véritable intérêt collectif.

Difficile de croire dans tout ce jeu à la démocratie parlementaire. Tout ce décorum est aussi obsolète que le Te Deum du 21 juillet. Le nom de marocains donné à la fonction ministérielle n'est en fait que fabriqué en peau de chagrin et ne doit sa reliure de luxe qu'aux maîtres de l'économie capitaliste.

En attendant de voir le résultat de leur mandat très bien payés, soyons courtois et souhaitons à ces trop nombreux ministres succès dans la gestion équitable de leur portefeuille.

01:21 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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