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24/07/2014

L'électeur à nouveau trahi

mensonges.jpgLorsqu'on lit l'accord de gouvernement flamand, nous pouvons très clairement constater une nouvelle percée vers le séparatisme que veut la NVA. Bien plus que la langue à défendre, la Flandre guidée par ce parti veut être seule maître de sa politique économique très à droite. Cette volonté se traduit, par exemple, par son recul de participation à des missions organisées par l’Agence belge pour le commerce extérieure et son accroissement de moyens pour celles organisées par l’agence flamande à l’exportation, le «Flanders Investment & Trade».

La mise entre parenthèse au fédéral des problèmes communautaires n'est qu'un leurre. Le dit repos servira essentiellement à imposer au pays, avec la complicité du MR, une politique du patronat par laquelle les travailleurs seront à nouveau sacrifiés sur l'autel de la sacro-sainte compétitivité. A force de pactiser avec la vision d'un marché libre, une privatisation des leviers importants de l'économie et de se rallier à une politique de rigueur pour mettre l'économie en phase avec l’économie globale du capitalisme, le PS tant au nord qu'au sud a perdu son âme et une partie de son électorat. Le centre à force d'osciller et de se coller tantôt à gauche ou à droite se retrouve en pâle arbitre d'un mauvais jeu.

En entendant les réactions du patronat, nous voyons très bien que la future éventuelle majorité optera sur des options portées par les décideurs économiques. Le rôle de l'Etat, déjà largement abandonné par le PS, ne fera que de se réduire.

Était-ce cela la volonté de la majorité des électeurs? En tout cas, pas celle des électeurs moyens ou défavorisés. La petite poussée électorale du MR semble bien démontrer que l'opinion d'une majorité de nantis compte bien plus que celle de la forte montée du PTB, représentant une population de travailleurs spoliés qui se voient  sous représentés dans notre système électoral favorisant les gros partis.

Les riches ont toujours préféré un Etat faible, tandis que le citoyen moyen ou moins bien nanti veut voir un Etat renforcé pour accéder à une redistribution plus juste de la richesse et à une solidarité obligée via une forte sécurité sociale et des services publics abordables.

L'image que donne la droite  à travers le slogan bien connu " on ne bâtit pas une solidarité sur un désert économique" est évidemment fausse. Le désert n'apparait que parce que certains capitalisent l'eau qui pourrait le rendre fertile.

Face à cette capitulation des partis traditionnels, qu'ils se disent de gauche ou de centre droit, abandonnant très vite leur rôle de représentation et d’expression des opinions de l'électorat, il ne restera plus qu'à soutenir encore plus fort une gauche qui ose s'attaquer aux acteurs économiques et  soutenir les travailleurs dans leur contestation. Le seul espoir de changement sera, comme déjà prouvé par le passé, la résistance via de forts mouvements sociaux.

 

00:20 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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