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25/07/2014

Les éminences grises du pouvoir

approuvés.jpgA côté de ceux qui exercent le pouvoir dans la lumière, il y ceux qui l'exerce dans l'ombre. Ces derniers, souvent inconnus aux yeux du grand public, sont des personnalités intelligentes et très expérimentées en politique de couloirs. Ces cabinettards ont une influence considérable dans les choix que font les ministres. À force de traîner dans les négociations et les couloirs des gouvernements, ceux-ci parviennent à se faire de de très bons contacts dans  tous les partis, mais aussi dans les milieux influents du privé.

Sous l'étiquette de "serviteurs" des ministres, ces hommes et femmes sont de vrais  apparatchiks de parti qui souvent préfèrent le vrai pouvoir aux honneurs dont jouissent leurs maîtres. Certains sont parfois tentés de passer la barrière de l'ombre. C'est le cas, par exemple d'un Marcourt. Rare d'ailleurs un ministre qui ne soit passé par une expérience de cabinet.

Si le ministre a son mot à dire dans le choix de son chef de cabinet, c'est surtout le président de parti qui impose ses préférences.

Ce sont des gens de réseaux, mais aussi de bons gestionnaires de dossiers. Aidés d'une large équipe de spécialistes dans les matières dont le ministre a la compétence, les cabinettards ont la vie rude et sont habituellement des bourreaux de travail.

Aucun ministre n'osera signé le moindre courrier, la moindre décision sans la signature préalable de son chef de cabinet.

A l'heure de la formation des cabinets, il est donc bon de savoir qui sont ces hommes et femmes de l'ombre.

http://www.lesoir.be/607945/article/actualite/belgique/elections-2014/regionales/2014-07-24/voici-chefs-cabinet-des-ministres-communaute-francaise-et

 

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24/07/2014

Mauvaise humeur (politique)!

 

mauvaiseh.jpgJe suis aujourd'hui d'humeur pessimiste. Entendez humeur politique. Pour le reste, ça va bien!

Comment encore croire à la démocratie parlementaire et ne pas y voir une vaste fumisterie? Comment faire croire à une population qu'il lui faut des représentants pour lui offrir un mieux-être dans un système solidaire? Comment attendre des résultats de mandataires qui endossent bien trop de matières à gérer, à innover pour le faire avec compétence et préférer le travail de fond à celui de la pression d'une représentativité à assurer? Comment croire aux institutions d'Etat qui sont gangrenées par des nominations politiciennes?

Le réalisme veut, qu'hélas, ce ne soit nullement les hommes et les femmes ou les partis choisis qui dictent les orientations voulues par les électeurs, mais simplement une conjoncture tricotée par un système libéral mis en place par de puissants lobbies. La petite et minable compétence de nos élus ne fait pas le poids face à ce monde de requins financiers.

Faut-il être universitaire et expert pour constater que l'austérité imposée par ces requins préférant faire fructifier le fric par le fric que par l'entreprise réelle mène la grande majorité des européens vers la pauvreté, le chômage?

Quelles belles déclarations de politique générale que celles entendues dans les hémicycles de non pouvoir! On en reste aux généralités. On survole les problématiques. On promet des remèdes. Pire encore parfois, on vous ferait croire que la maladie vient de vous! Bien étrange docteur que la politique "Coué" qui laisse se diffuser la maladie, voire la propage et l'amplifie par son attachement au cancer de la compétitivité.

Le regard honnête voudrait une reconnaissance de l'échec de cette politique. Mais non. Pas question. C'est le "j'échoue mais je persiste". Les résultats sont pourtant flagrants: augmentation de la pauvreté et de la précarité; manque de boulot; millionnaires en hausse; entreprises bénéficiaires qui licencient; manque de logements à des prix raisonnables; diminution des services publics; bénéfices pour joueurs de casino et intérêt minable pour le petit épargnant.

La conversion de toute la politique nationale et européenne au social-libéralisme semble irréductible et se perd dans un laborieux plaidoyer de ceux, peu nombreux, qui vivent très bien sur cet édredon bien fourni par le "déplumage"  imposé à la masse populaire.

Comment alors avoir encore le courage d'adhérer à une autre politique?

Ce qui se prépare au fédéral participe à cette fumisterie de représentation parlementaire. L'annonce du retrait par la NVA de ces deux grandes mesures pour redresser le pays, pas de saut d'index et pas d'arrêt du chômage après deux ou trois ans n'est qu'un leurre. Car alors, avec quoi cette coalition de droite va-t-elle financer les énormes baisses d’impôts promises à l’entrepreneur flamand, mais aussi wallon?

Démocratie parlementaire? Un MR seul représentant des électeurs francophones avec 650.000 électeurs sur les 2.500.000 votes valides pour des partis francophones (soit 26 %)? Ce parti, qui a recueilli 9,66 % des votes valides du pays s’octroierait  50 % des postes ministériels, soit 2 à 3 fois plus que ceux de la N-VA elle-même, qui a obtenu 20 % des suffrages!

La manipulation de la volonté des électeurs n'est pas triste! Le MR prétend avoir progressé, moins pourtant que le PTB!

Il y a vraiment de quoi ne plus y croire et être pessimiste…

 

 

 

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L'électeur à nouveau trahi

mensonges.jpgLorsqu'on lit l'accord de gouvernement flamand, nous pouvons très clairement constater une nouvelle percée vers le séparatisme que veut la NVA. Bien plus que la langue à défendre, la Flandre guidée par ce parti veut être seule maître de sa politique économique très à droite. Cette volonté se traduit, par exemple, par son recul de participation à des missions organisées par l’Agence belge pour le commerce extérieure et son accroissement de moyens pour celles organisées par l’agence flamande à l’exportation, le «Flanders Investment & Trade».

La mise entre parenthèse au fédéral des problèmes communautaires n'est qu'un leurre. Le dit repos servira essentiellement à imposer au pays, avec la complicité du MR, une politique du patronat par laquelle les travailleurs seront à nouveau sacrifiés sur l'autel de la sacro-sainte compétitivité. A force de pactiser avec la vision d'un marché libre, une privatisation des leviers importants de l'économie et de se rallier à une politique de rigueur pour mettre l'économie en phase avec l’économie globale du capitalisme, le PS tant au nord qu'au sud a perdu son âme et une partie de son électorat. Le centre à force d'osciller et de se coller tantôt à gauche ou à droite se retrouve en pâle arbitre d'un mauvais jeu.

En entendant les réactions du patronat, nous voyons très bien que la future éventuelle majorité optera sur des options portées par les décideurs économiques. Le rôle de l'Etat, déjà largement abandonné par le PS, ne fera que de se réduire.

Était-ce cela la volonté de la majorité des électeurs? En tout cas, pas celle des électeurs moyens ou défavorisés. La petite poussée électorale du MR semble bien démontrer que l'opinion d'une majorité de nantis compte bien plus que celle de la forte montée du PTB, représentant une population de travailleurs spoliés qui se voient  sous représentés dans notre système électoral favorisant les gros partis.

Les riches ont toujours préféré un Etat faible, tandis que le citoyen moyen ou moins bien nanti veut voir un Etat renforcé pour accéder à une redistribution plus juste de la richesse et à une solidarité obligée via une forte sécurité sociale et des services publics abordables.

L'image que donne la droite  à travers le slogan bien connu " on ne bâtit pas une solidarité sur un désert économique" est évidemment fausse. Le désert n'apparait que parce que certains capitalisent l'eau qui pourrait le rendre fertile.

Face à cette capitulation des partis traditionnels, qu'ils se disent de gauche ou de centre droit, abandonnant très vite leur rôle de représentation et d’expression des opinions de l'électorat, il ne restera plus qu'à soutenir encore plus fort une gauche qui ose s'attaquer aux acteurs économiques et  soutenir les travailleurs dans leur contestation. Le seul espoir de changement sera, comme déjà prouvé par le passé, la résistance via de forts mouvements sociaux.

 

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22/07/2014

Le papillon reprend la rose

empereur.jpgJe m'étais trompé. Le papillon rouge devra se contenter de régner sur la rose du boulevard de l'empereur. Le coup de poker d'exclure le MR des majorités régionales et de le retrouver dans une tripartite au fédéral aura échoué. Le résultat est bien moins mauvais pour le PS qu'à première vue. Cela le place dans un canapé d'où il pourra faire feu sur une coalition de droite et se montrer durant cinq ans le seul rempart anti-social. Du côté des régions, il ne mènera sans doute pas une politique très différente que celle du fédéral mais y trouvera le bouc émissaire idéal. La menace d'une nouvelle poussée future du PTB sera ainsi mieux contenue. N'oublions pas qu'une élection à peine terminée, il faut déjà penser à la suivante! La pénurie de postes ministériels a été compensée par la multiplication de ceux-ci aux régions. Voilà de quoi assurer une bonne assise et reprendre la présidence du PS dans un certain confort, tout en s'assurant du maintien, voire d'un accroissement de popularité hennuyère, à partir du mayorat de Mons, sans compter sur une opportunité européenne. Tout compte fait, le coup de poker n'a rien de dramatique car le calcul de son raté avait été anticipé et réfléchi.

Tout cela n'est évidemment que de la politicaillerie de couloirs. Notre sort de citoyen, lui, doit s'attendre à une prolongation d'une politique d'austérité, de nouvelles coupes dans la sécurité sociale, de privatisation augmentée de la fonction et des services publics.

D'aucuns diront que le futur gouvernement ne tiendra pas. Ils oublient la nouvelle législation qui assure sa stabilité et l'oblige en cas de motion de méfiance à présenter avant dissolution une alternative. Bref, l'avenir n'est pas rose, avec ou sans le PS.

20:29 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le casting ministériel wallon et de la FWB.

élysette.jpgQuelques petites surprises dans le casting ministériel wallon et de la FWB, mais les hommes et femmes nommés ministres ont finalement peu d'importance. C'est la politique menée qui en a. Celle-ci s'est déplacée de plus en plus et est essentiellement menée par des lobbies financiers. Le véritable programme politique échappe aux élus et se joue dans un rapport de force entre travailleurs et gros patronat.

Ceci dit, chacun remarquera que l'austérité que ces messieurs et dames vont devoir nous vendre ne concerne pas leur statut de privilégiés. Il faut sauver les grosses têtes des partis, telles que des Magnette, et Flahaut au PS ou encore des Milquet et Antoine au cdH. On y ajoute quelques ambitieux comme Marcourt (PS) et Prévost (cdH). On donne quelques lots de consolation à des anciens comme Demotte et Antoine.

Sur ce stratégo subtil, on place des plus modestes qui n'ont pas démérité tels que Furlan ou Tilleux (PS) ou Di Antonio (cdH) et on lance des moins connus et expérimentés  en fonction de territoires où on a perdu du terrain et où il faut ramener du sang neuf, comme à Liège avec Lacroix et Simonis (PS). La peur de l'installation d'un Willy Borsus (MR) sur l'arrondissement de Marche fait nommer R. Collin (cdH), avec une compétence agricole et touristique qu'il connait bien.

Voilà pour l'essentiel du casting, maîtrisé parfaitement par des présidents des partis qui détiennent leur grosse autorité par le choix des heureux ministres. Ce travail est complexe, subtil, délicat. Les nommés auront tendance à oublier leur bienfaiteur, tandis que les autres n'oublieront pas à qui ils doivent leur éviction…

Et le citoyen dans ce bac à sable des grands? Forcément oublié ou en tout cas très délaissé. Il y aura bien eu des heures et des heures de travail pour accorder ce qui va leur être proposé, chacun privilégiant son électorat, mais très loin d'un véritable intérêt collectif.

Difficile de croire dans tout ce jeu à la démocratie parlementaire. Tout ce décorum est aussi obsolète que le Te Deum du 21 juillet. Le nom de marocains donné à la fonction ministérielle n'est en fait que fabriqué en peau de chagrin et ne doit sa reliure de luxe qu'aux maîtres de l'économie capitaliste.

En attendant de voir le résultat de leur mandat très bien payés, soyons courtois et souhaitons à ces trop nombreux ministres succès dans la gestion équitable de leur portefeuille.

01:21 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/07/2014

Discours du roi.

discours du roi.jpgNotre Roi Philippe s'est donc adressé à nous pour la première fois pour la fête nationale. Nous n'attendions évidemment un discours révolutionnaire pas plus qu'un ton ferme et convaincu plutôt que celui monocorde d'un instituteur maternel.

J'aurai préféré que les restructurations d'entreprises nous rappellent l'injustice sociale de distribution de richesse, plutôt qu'une prospérité vulnérable ! J'aurai préféré que le chômage des jeunes et la pauvreté infantile soient évoqués comme source de révolte plutôt qu'une simple interpellation.  J'aurai préféré entendre dire que les foyers de violence et d'instabilité  perdureront s'il n'apparait pas comme évident que ceux-ci trouvent source dans des intérêts économiques incompatibles avec la paix. J'aurai préféré que le roi parle d'un bonheur furtif apporté par nos diables rouges. J'aurai préféré qu'il avoue que nos institutions ne sont plus la clé de voûte de notre société, parce qu'elle ne sait plus se mettre à la place de ceux qui n'ont plus les moyens de se payer l'indispensable, tandis que d'autres nagent dans le superflu.

Mais, je ne suis pas roi…et je suis républicain. ..

 

15:49 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/07/2014

Bientôt les Exécutifs régionaux? Tout va très bien....

alliance.jpgLes alliances régionales sont donc en  train d'être conclues. Bien, c'est évidemment nécessaire. Mais que dire derrières les sourires de circonstance? Que tout va bien? Que nous allons encore être un peu plus "purgés"? Apprêtons-nous à nouveau d'entendre que la situation budgétaire est difficile, que le choix des économies à faire est pénible mais doit être fait. Comme par miracle, les milliards à trouver seront encore puisés dans des salaires très moyens. Nos édiles prétendront pourtant avoir veillé à ne pas toucher au bien-être des citoyens. Ne nous leurrons pas. Les privilégiés ne seront pas touchés, pour les autres nous verrons!  Je crains fort que la taxe sur les millionnaires soit encore remise au placard, alors que les grosses fortunes ne cessent d'augmenter dans notre "pauvre" pays. Les économies de soins de santé ne se feront pas sur le dos des très lucratives sociétés pharmaceutiques. Rien pour empêcher les licenciements d'entreprises largement bénéficiaires. Rien pour refinancer notre enseignement au zénith de l'inégalité sociale. Très peu sur l'environnement. Rien comme reprise en main des secteurs publics spoliés petit à petit par le secteur privé.

Mais vous allez les entendre et les voir se pavaner. Les refrains du "tout va bien", du "bon travail", du "projet ambitieux"  vont fuser.

Le monde politique continue à vivre dans sa bulle, coupé de la dure réalité des citoyens en manque de travail et vivotant avec des revenus de plus en plus rabotés avec en surplus une sécurité sociale en dérive.

Les votes n'auront finalement servi qu'à une nouvelle bagarre pour détenir le pouvoir. Il nous faudra donc nous faire entendre autrement, avec cette fois, le relais assuré des élus PTB. Mais attention, pour que leur mégaphone devienne une autre voix que celle qui prêche dans le désert, il faudra nous mouiller dans l'action contre l'austérité et contre le discours bien huilé des grosses huiles qui tenterons encore de nous faire croire qu'une autre alternative n'est ni réaliste et  est seulement populiste. Comptez aussi sur les retours sur la responsabilité des autres niveaux de pouvoir, où siègent pourtant les mêmes partis! Le saucissonnage des compétences est tellement commode et sert si  bien le "diviser pour régner"!

18:56 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Maître et élève

maître et élève.pngAu risque de paraitre ringard, il me semble que nous vivons de plus en plus dans une société qui va à contre sens du savoir, du savoir être et du savoir-faire.

L'enfant, devenu roi, prend la fâcheuse habitude de croire à l'inutile apprentissage et se casse évidemment vite le nez et les guibolles s'il n'a aucun tuteur pour lui apprendre progressivement à tenir debout et à marcher en toute indépendance.

Les jeunes, qui ont certainement beaucoup à dire et à nous apprendre, ne peuvent évidemment franchir le cap d'une autonomie de pensée sans le passage obligé d'être élève avant d'être maître. Le maître sait d'ailleurs, s'il est intelligent, qu'il reste lui aussi un éternel élève.

L'époque du jeunisme, considéré comme une valeur de plus en plus essentiel, va à l'encontre de l'identité de la personne et de son sens critique.

Nous ne pouvons bien parler, bien penser, bien agir sans d'abord passer par l'écoute. Ce temps me parait être de plus en plus mis à mal. Combien d'étudiants n'ai-je pas rencontrés qui jugeaient très vite les profs comme des cons, se croyant déjà bien plus malins et mieux informés. Ils n'avaient pas toujours tort, mais leur contestation ne reposait sur aucunes bases solides de connaissances.

Notre société ne me semble plus offrir comme véritable identification que tout un marketing de pacotille. Le modèle de la connaissance semble perdre du terrain. Les jeunes tiennent bien plus, et pas qu'eux, à s'identifier à une marque, à un objet, qu'à une personne.

Ma pratique d'aide à de nombreux étudiants pour leurs travaux de fin d'études ou pour des cours divers, qui n'étaient pas nécessairement ma spécialité, m'a fait constater que les jeunes qui pensaient déjà mieux connaître que moi les matières ou la manière de travailler dès le départ, ce qui bien entendu peut arriver, étaient vite largués et couraient à l'échec, du moins scolaire, au contraire de ceux qui écoutaient longuement avant d'émettre leur avis, parfois différent du mien pourtant.

Cette petite réflexion pour dire que nous ne pouvons pas devenir maîtres sans d'abord été  des élèves, même de maîtres cancres!  

00:36 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/07/2014

Vers un Di Rupo II ?

papillon.pngSans nier l'importance de programmes à mettre en concordance, il ne faudrait pas oublier celle des hommes et femmes politiques. La grande histoire ne peut jamais faire fi des ambitions et intérêts personnels souvent déguisés en intérêts collectifs.

Les grains de sable actuels dans les négociations du gouvernement régional flamand me semblent, à cet égard, très éclairants. Les analystes ne se trompent pas en évoquant cette lenteur subite liée à l'avenir de Kris Peeters.  Son poste de premier au fédéral reste très hypothétique, alors que cette perte au gouvernement flamand semble certaine au vu du nombre de sièges obtenu par le parti séparatiste. La rage de l'Open VLD de ne point être dans la majorité flamande est égale à celle du MR. Son refus d'entrer au fédéral pourrait évidemment être ravalé pour autant qu'une autre majorité se dessine en Flandre. Du coup, Kris Peeters pourrait reprendre sa place de premier dans cet exécutif formé d'une tripartite de faible majorité (64 sièges sur 124). Le  SP n'en demanderait pas autant! Il serait ainsi ramené aussi au fédéral dans une tripartite classique. Le grand vainqueur serait donc le PS. Il aurait joué magistralement en se maintenant partout en leader. Le MR mettrait alors sa rage wallonne en sourdine en obtenant quelques postes ministériels importants au fédéral.

Ce scénario, plus que possible à mes yeux, pourrait fonctionner dans la mesure où  le CD&V aurait les couilles de placer la NVA hors- jeu partout!  Mathématiquement c'est possible. Mais le CD&V franchira-t-il ce pas pour uniquement sauver la tête de Peeters?

Nous serons alors bien loin des idéaux de programme, de la gauche et de la droite. Nous savons que le pouvoir compte beaucoup plus pour ces partis que les idéaux qu'ils accommoderont au nom du réalisme et de la stabilité.

Et qui à la tête pour mener tout cela ? Coucou, le revoilou le papillon fin stratège!!

Voilà mon pronostic du moment, mais qui ne reste qu'un pronostic…

 

23:42 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/07/2014

Rêve brisé et retour à la réalité. Vive le Brésil.

brésil1.jpgTriste Brésil. La leçon, non footballistique mais politique est à retenir par tout un chacun, là-bas comme ici. Le sport-système ne peut mettre en sourdine les revendications sociales d'un pays.  Les " «  Dilma va te faire en…  ! » qui résonnaient dans les tribunes risquent bien de peser lourd dans les prochaines élections et ce sera encore la droite qui tirera les marrons du feu d'un spectacle qui n'a pourtant rapporté qu'aux mieux-nantis.

Ici aussi, nos couleurs nationales paraderont moins ce 21 juillet et les divisions politiques et communautaires ne manqueront pas pour oublier la fête.  Après les jeux, il faudra se battre pour le pain! A la belle solidarité festive succédera la compétitivité économique dans laquelle chacun voudra protéger son score individuel en oubliant que la victoire est toujours collective.

Non, vraiment ce mundial ne me convaincra pas que ce sport populaire puisse contribuer à une quelconque élévation sociale d'un pays. Il demeure pour moi un piège à cons posé par un système qui veut endormir le peuple en lui offrant un opium de rêve vendu très cher et au profit des quelques bénéficiaires organisateurs de ce non-événement!

 

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