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12/08/2014

Le néolibéralisme? De la démocratie à la bancocratie...

bancocratie.pngSans être économiste, sans avoir la science politique, nous pouvons tous constater que les politiques d'austérité dites indispensables pour le redressement économique et l'apurement des dettes publiques a comme effet de creuser l'écart entre pauvres et riches. De la richesse, il y en a donc. On n'a d'ailleurs jamais autant produit qu'aujourd'hui.  Le problème réside donc bien dans sa redistribution. Le slogan, car cela en est un, du :"Il nous faut rembourser la dette car un État ne peut vivre au-delà de ses moyens " masque bien une tout autre réalité.  Ce "il" généralisé est un argument bien utilisé par une classe dirigeante, tant économique que politique, pour nous faire payer les risques pris dans un libre marché par les détenteurs de capitaux. Voyez comme le risque de faillite des banques a très vite été évité! Voyez combien ces détenteurs multinationaux de capitaux sont bien favorisés par l'ingénierie fiscale et les intérêts notionnels!

La classe dominante ne cesse de se remplir les poches. Les informations que nous recevons vont toutes dans le même sens: crise économique, gestion de la dette, recommandation du FMI, menace de priver de prêts  les Etats récalcitrants à se serrer la ceinture, etc, etc.

Comment ne pas être berné par de dits experts et institutions opaques, dont le discours est bien relayé par la classe politique? Comment, pauvre petit citoyen, s'y retrouver dans ce grand jeu néolibéral où il est question de laisser faire le marché libre, y compris de l'argent? Devrions y aller de notre poche dès que ce jeu ne rapporte plus assez aux magnats des banques et détenteurs de gros capitaux ?

Que tirez comme conclusion à tout ce matraquage d'informations que nous subissons?

Elle est sans doute bien plus simple que nous ne pourrions imaginer. Alors que celles et ceux qui osent encore parler de lutte des classes se font traiter de ringards, c'est pourtant bien de cela qu'il s'agit. Comme le souligne dans un article super intéressant Renaud Duterme: " Les années 70 et le ralentissement de l’économie dans les pays du premier monde vont voir l’argument du remboursement de la dette être utilisé par les grandes puissances, avec un double objectif rapidement atteint : la mainmise sur les territoires nouvellement indépendants (le tiers monde) et la restauration du pouvoir de classe dans les économies dites du premier monde. Cet élément marque en quelque sorte les débuts d’une époque qui se prolonge jusqu’à aujourd’hui."

 

Pour celles et ceux qui veulent un peu s'informer "autrement", je vous conseille l'article qui m'a conduit à cette petite réflexion.

http://cadtm.org/Dette-neoliberalisme-et-classes

 

17:25 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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