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31/08/2014

L'indécence financière de nos gouvernants. (mon coup de gueule du jour)

fric.jpgIndiscutablement la tâche de nos gouvernants est ardue, demande quelques sacrifices familiaux. Elle demande du temps, mais une journée et une nuit restent une journée et une nuit. Elles ne sont pas plus longues pour ces édiles politiques que pour n'importe quel travailleur, même si ils ne pratiquent pas les 38 heures de travail par semaine. Ils ne détiennent pas plus de qualification et connaissances requises dans de multiples autres professions. Les dossiers qu'ils traitent sont préparés au milli-poil  par une horde de collaborateurs. Comment en serait-il autrement lorsqu'on est presqu'en permanence en "représentation" et en réceptions multiples. Les erreurs commises sont rarement sanctionnées par un licenciement et quand il y en a un, y compris la non réélection ou nomination, les indemnités de départ sont plantureuses et le reclassement souvent assuré.

Est-ce du populisme que de s'élever contre ce qu'empochent comme pognon celles et ceux qui se proclament au service du peuple et qui nous persuadent que nous devons nous serrer la ceinture? Est-ce  exciter le fantasme collectif que de crier au scandale des rémunérations et avantages divers de tout un nouveau ou ancien gotha de la "chose publique"?

N'est-il pas indécent, d'entendre le nouveau ministre de l'économie française, jeune encarté PS, déclarer que les français gagnent trop, alors qu'il a gagné en 5 mois pas moins de 900 000 euros avant impôt! (c'est ce que gagne un instituteur durant toute sa carrière). Ce jeune "prodige", qui a conduit l'une des plus grosses négociations de l'année 2012: le rachat par Nestlé d'une filiale de Pfizer, évaluée à plus de 9 milliards d'euros, et qui lui a permis de devenir millionnaire, ne devrait pas s'inscrire, en cas d'échec politique, comme demandeur d'emploi!!!

Et cette course aux hauts mandats européens? Comment croire à un idéal à réaliser et non à une lutte de frics à empocher?  La preuve, par cet exemple de rémunération et avantages des commissaires:

Traitement de base mensuel : 20 667,20 € bruts par mois. Ce montant correspond à 112,5% du traitement de base d'un fonctionnaire de l'Union européenne de grade 16, troisième échelon (le plus haut grade).

 Indemnité mensuelle de représentation : 607,71 € bruts par mois.

 Indemnité de résidence : 3 100,08 € bruts par mois. Elle représente 15% du traitement de base mensuel.

 

 Indemnité de frais d'installations : 41 334,40 € bruts lors de la prise de fonction puis 20 667,20 € lors de la cessation des fonctions. A compter du 1er jour qui suit la cessation de ses fonctions, un ancien membre de la Commission européenne perçoit une indemnité transitoire mensuelle comprise entre 8 266,88 € et 13 433,68 €, selon la durée de son mandat.

 

 Avantages : allocations familiales (jusqu'à 5% du montant du traitement de base soit 1 033,36 € par mois), remboursement des frais de mission, indemnité par journée entière de déplacement, indemnité transitoire après cessation de fonction. A l'âge de 65 ans révolus, les anciens membres de la Commission ont droit à une pension à vie. Son montant annuel ne peut excéder 70% du dernier traitement de base, soit 14 467,04 €.

 

Et c'est  eux qui ont encore l'indécence et le culot d'exiger que le citoyen européen  se serre la ceinture? Vous me direz que pour en arriver à ce niveau, cela a dû être dur. C'est vrai. Contrairement aux grand sportifs et artistes, il leur a fallu jouer des coudes, trahir les amis, mentir aux électeurs, s'entourer de bons et loyaux collaborateurs, jouer la sympathie et le désintérêt en masquant bien la compétitivité. Il a fallu faire des réformes au détriment du peuple pour assurer les dividendes aux nantis de la finance.

 

Ne devrions-nous pas, face à cette déferlante d'indécence, non seulement exiger la taxe sur les millionnaires, mais manifester avec force pour exiger que ces bouffeurs de notre fric, soient nettement moins payés? Loin d'être populiste, ce serait simplement juste et équitable, bien plus que de saquer dans le chômage et la sécurité sociale. Nous faire bouffer des pommes et des poires, quand eux se paient le caviar, y en a marre!  

  

 

 

 

 

 

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26/08/2014

Qui peut encore croire au PS?

PS.pngQu'il soit français, avec un Valls de droite en point de mire ou un Montebourg  qui se positionne bien tard contre une politique et qui du parlement va encore soutenir, ou de chez nous, avec un Di Rupo premier ou non, qui peut encore croire que le PS représente la classe populaire qui en train de payer la diabolique politique des banquiers, des multinationales? L'Europe  reste braquée sur une austérité qui conduit ses pays membres dans le mur, avec une soumission incroyable à une Allemagne qui tôt ou tard payera aussi l'austérité qu'elle défend et impose.

Notre PS reste silencieux et se réveillera sans doute à la rentrée avec un discours de guerre contre une politique qu'il a pourtant lui-même pratiquée, même si plus modérément. Nous verrons d'ailleurs ce qu'il fera à la Région.  Blotti  dans son élysette  avec ses "sauvés" de la disette ministériel, il profitera simplement du confort de l'opposition fédérale dans l'unique but de récupérer un électorat perdu, mais point pour changer son allégeance au monde de la finance. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Le PS a bien participé à la privatisation d'importants leviers économiques, tels l'énergie, la sidérurgie, les banques (CGER) , la poste, la Sabéna, etc, etc.

Nous voyons ce que ces privatisations ont apporté: une levée des prix, des fermetures d'entreprises, des licenciements et surtout l'appauvrissement de la masse, l'accroissement du chômage tandis que les dividendes, eux, versés aux mieux nantis ne cessaient de croire.

Comment croire encore à un PS qui avalise l'économie de marché? Comment croire à un PS lié au monde des banques, ce que prouve encore la nomination d'Emmanuel Macron en France (ancien banquier d'affaires chez Rothschild et anti Montebourg) au ministère de l'économie. Ne pensons pas que le PS belge soit très différent de celui qu'incarne Hollande.  Ce n'est en tout cas pas le discours qu'il prépare contre un gouvernement kamikaze qui me fera changer d'avis envers ce parti qui n'a plus rien de gauche…

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24/08/2014

Lassitude...

lassitude.jpgRegarder la marche du monde et agir pour le rendre meilleur, plus solidaire, plus créateur pour qu'il soit plus juste, ont toujours réclamé une démarche à la fois enthousiasmante et désespérante.

Les dogmatismes politiques de gauche, comme de droite, les fanatismes religieux, les égoïsmes, les narcissismes déguisés en altruisme, les carriérismes sont d'autant d'obstacles à franchir, qu'il en résulte bien souvent une forme de lassitude qui parfois m'atteint, comme bien d'autres.

Le flot d'informations, souvent courtes, peu réfléchies, formatées, donne parfois la nausée. Où la vérité se trouve-t-elle dans tout cela?  Chacun se veut objectif en croyant la détenir.

Pour autant que soyons un peu critiques et instruits, nous savons que celle-ci, au sens épistémologique, n'est qu'un leurre. Elle ne peut s'établir que dans une somme de subjectivités solidaires. Mais, quand on voit cette somme qui se laisse guider par la confiance qu'elle fait à des clichés, des représentations peu éclairées, il y a de quoi se retirer et ne plus accorder sa confiance à personne, et surtout à celles et ceux qui se proclament au service de cette masse peu pensante. Tenir cet indice de vérité dans une somme de subjectivités a de quoi  effrayer. Pourtant, cette forme d'objectivité se retrouve dans nos institutions, qu'elles soient sociales, religieuses, politiques, culturelles, économiques.  Ce rassemblement est sans aucun doute utile, source de dynamisme personnel et collectif, mais représente aussi un danger dès qu'il exclut la critique et veut se positionner comme seul détenteur de vérité dans les domaines qui rassemblent ses "adeptes" ou "militants".

L’absence de parti pris apparent dans le traitement d’une nouvelle, voire d'une vision globale de société, est-elle possible? Peut-on faire abstraction de ses propres idéaux, de ses croyances et de ses valeurs pour analyser ce qui nous est transmis comme vérité?

Notre opinion personnelle peut-elle s'accommoder d'un semblant de démocratie qu'essaient de nous faire croire des leaders qui veulent surtout imposer la leur?

Comment, lorsque nous sommes capables d'un peu décoder  tout le subjectivisme personnel ou collectif, ne pas tomber dans un relativisme? Protagoras écrivait déjà au Vᵉ siècle av. J.-C : "L'homme est la mesure de toute chose. Telles les choses m'apparaissent, telles elles sont. Telles les choses t'apparaissent, telles elles sont."

Comment trouver encore dans cette conscience la force, le dynamisme nécessaire à l'engagement "militant"?  La réponse se trouve probablement dans l'action, bien plus que dans la pensée mais sans tomber dans le piège de la manipulation et de la propagande menées par beaucoup pour assouvir leur soif de reconnaissance, de pouvoir, de profit. Elle se trouve aussi dans l'acceptation des incertitudes et dans le rejet de toute forme de dogmatisme, de fanatisme. Pas simple, mais passionnant, même si parfois nous éprouvons, comme moi en ce moment, une lassitude…

08:59 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/08/2014

Magic in the Moonlight.

Magic_in_the_Moonlight_-_Poster.jpgEncore un bon film de Woody Allen, même si ce n'est pas le meilleur.

Dans les années 20, Stanley est un prestidigitateur qui donne un spectacle grimé en Chinois. Il est chargé d'aller démasquer Sophie, une jeune fille qui se vante d'être une grande médium et dépouille les riches héritiers de leur fortune dans le sud de la France. Sophie a-t-elle de vrais pouvoirs ? Stanley va tomber sous son charme.

Voilà pour la jolie histoire au premier degré. Cela dans le sud de la France des années 30 superbement reconstituées.

Mais à travers celle-ci, c'est toute une réflexion sur le chevauchement permanent de notre vie ballotée entre illusions et réalités, avec des dialogues aux répliques cinglantes, cruelles. C'est l'opposition entre la raison pure et une forme de poésie métaphysique où l'imposture n'est peut- être pas là où on la croit. On y retrouve toutes les questions existentielles avec un humour fin et acerbe. C'est mieux que le péteux et faux philosophe Bernard-Henri Lévy!!

Très bons acteurs qui nous emmèneront dans ce qui reste le plus magique de nos existences: notre  fascination pour l'amour réel ou illusoire!

07:59 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/08/2014

Une défense des droits de l'homme très sélective….

hommisme.jpgAh, nous les entendons nos dirigeants occidentaux brandir leur attachement aux droits de l'homme! Hélas cette défense est très sélective. Je n'en veux comme preuve qu'aucun d'eux ne s'inquiète des règles antidémocratiques en Arabie saoudite et dans les états du Golfe persique.

Sans la moindre islamophobie, il serait peut-être aussi utile de condamner  le silence sur les "infractions aux droits de l'homme et autres principes démocratiques" inscrites dans les Constitutions (Le Coran) de nos fournisseurs en pétrole!

Ne pouvons-nous aussi d'ailleurs nous poser la question du: où sont les musulmans protestant contre le massacre de chrétiens et de yézidis par les islamistes de l'ISIS ?

Comment ne pas dénoncer également le triangle du Diable : USA, Arabie (et Qatar), Israël ?

Depuis le Pacte de Quincy scellé le 14 février 1945 entre les Etats-Unis d’Amérique de Roosevelt et le roi Saoud, fondateur de la monarchie saoudienne, les relations de partenariat et de coopération stratégiques entre les deux pays n’ont jamais été dénoncées par l’une ou l’autre des parties, tant elles ont longtemps paru mutuellement fécondes. C’est pourquoi, en 2005, George W. Bush, pourtant en pleine " guerre globale contre la terreur ", et ce, depuis les attentats du 11 septembre 2001, renouvellera cet accord de coopération vieux de plus d’un demi-siècle!

"L'hommisme" tant des USA que de l'Occident semble donc bien très sélectif!

 La famille royale saoudienne  aux ordres des Etats-Unis et d'Israël" ou l'Occident aux ordres de l'Arabie, du Qatar et d'Israel ?

J'avoue ne pas y voir très clair dans toute cette "soupe" géopolitique, mais une chose est certaine à mes yeux: je ne veux pas raisonner à l'émotion et suivre nos dirigeants européens qui l'emploient pour justifier leur politique étrangère.

Tout en sachant que les guerres religieuses sont guidées par des intérêts économiques, je ne peux cependant  défendre des Etats "théologiques". Nous avons lutté des siècles pour arriver à une séparation des Eglises et des Etats. Nous y sommes arrivés, même si des relents d'union existent. Cette séparation est indispensable à un droit fondamental de pensée et de démocratie. Je combats donc toute forme de dictature religieuse rencontrée dans un islamisme radical qui tente d'appliquer le principe " qu'un musulman sincère ne peut vivre sous l'autorité d'un Etat non-musulman" si ce n'est tant qu'il peut espérer submerger ou subvertir cet Etat ...

 

13:22 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/08/2014

Le néolibéralisme? De la démocratie à la bancocratie...

bancocratie.pngSans être économiste, sans avoir la science politique, nous pouvons tous constater que les politiques d'austérité dites indispensables pour le redressement économique et l'apurement des dettes publiques a comme effet de creuser l'écart entre pauvres et riches. De la richesse, il y en a donc. On n'a d'ailleurs jamais autant produit qu'aujourd'hui.  Le problème réside donc bien dans sa redistribution. Le slogan, car cela en est un, du :"Il nous faut rembourser la dette car un État ne peut vivre au-delà de ses moyens " masque bien une tout autre réalité.  Ce "il" généralisé est un argument bien utilisé par une classe dirigeante, tant économique que politique, pour nous faire payer les risques pris dans un libre marché par les détenteurs de capitaux. Voyez comme le risque de faillite des banques a très vite été évité! Voyez combien ces détenteurs multinationaux de capitaux sont bien favorisés par l'ingénierie fiscale et les intérêts notionnels!

La classe dominante ne cesse de se remplir les poches. Les informations que nous recevons vont toutes dans le même sens: crise économique, gestion de la dette, recommandation du FMI, menace de priver de prêts  les Etats récalcitrants à se serrer la ceinture, etc, etc.

Comment ne pas être berné par de dits experts et institutions opaques, dont le discours est bien relayé par la classe politique? Comment, pauvre petit citoyen, s'y retrouver dans ce grand jeu néolibéral où il est question de laisser faire le marché libre, y compris de l'argent? Devrions y aller de notre poche dès que ce jeu ne rapporte plus assez aux magnats des banques et détenteurs de gros capitaux ?

Que tirez comme conclusion à tout ce matraquage d'informations que nous subissons?

Elle est sans doute bien plus simple que nous ne pourrions imaginer. Alors que celles et ceux qui osent encore parler de lutte des classes se font traiter de ringards, c'est pourtant bien de cela qu'il s'agit. Comme le souligne dans un article super intéressant Renaud Duterme: " Les années 70 et le ralentissement de l’économie dans les pays du premier monde vont voir l’argument du remboursement de la dette être utilisé par les grandes puissances, avec un double objectif rapidement atteint : la mainmise sur les territoires nouvellement indépendants (le tiers monde) et la restauration du pouvoir de classe dans les économies dites du premier monde. Cet élément marque en quelque sorte les débuts d’une époque qui se prolonge jusqu’à aujourd’hui."

 

Pour celles et ceux qui veulent un peu s'informer "autrement", je vous conseille l'article qui m'a conduit à cette petite réflexion.

http://cadtm.org/Dette-neoliberalisme-et-classes

 

17:25 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/08/2014

Un gain de 863€ la minute!! Parce que nous le valons bien.....

argent.jpgEn regardant hier le reportage  de FR2  dans "Complément d'enquête", sur Madame Bettencourt, milliardaire, il y avait de quoi être scandalisé par de telles fortunes. Le "parce que nous le voulons bien" devenait révoltant quand on sait que ce faux valoir sur la masse populaire rapporte à cette dame 450 millions par an, soit 1.243.000 par mois ou encore 51.765 e par jour!!!! Nous pouvions aussi y constater combien ce monde du fric à gogo est lié au monde politique. Oui, c'est ça le système capitaliste…

Si nous n'avons pas de madame Bettencourt en Belgique, les millionnaires n'y sont pas rares et ne font que croître. Selon les calculs réalisés par l'économiste de la BCE Philip Vermeulen, et publiés ce jour dans LLBL le pourcent des Belges les plus riches possède 17 pc de la richesse du pays, soit une moitié de plus que ce qu'avait constaté une enquête menée à grande échelle, rapportent vendredi "De Standaard" et "Het Nieuwsblad".

Le pourcent en question reprend les familles dont la richesse dépasse 2,6 millions d'euros.

Et pourtant, nos responsables politiques veulent nous faire payer une crise et nous martèlent que nous devons réduire la dette publique parce qu'il en va de l'avenir de nos enfants!

La taxe sur les millionnaires sera évidemment mise au placard par la coalition kamikaze.

Allons-nous continuer à nous laisser berner? Allons-nous, comme des moutons, accepter de payer plus nos soins de santé? De réduire nos salaires au nom d'une compétitivité bien organisée par ceux qui en profitent largement?

Le futur gouvernement aura probablement des banquiers comme ministres. Cela, il est vrai, aura l'avantage d'être clair puisque ce sont eux qui depuis longtemps gouvernent!

Ne comptons pas sur le PS qui va clamer une opposition à une politique que lui-même à pratiquer durant ces vingt dernières années.

Finalement,  on finira par se demander si la révolte est suffisante et si ce n'est pas une révolution qu'il faudra!!

 

09:16 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/08/2014

Le monde du "raccourci" nous abêtit..

raccourci.jpgNous vivons dans un monde du "raccourci". Etonnant de voir autant d'informations courtes circuler. Est-il possible de connaître ce qui se passe dans le monde, dans notre pays, par quelques secondes ou minutes que consacre un JT à l'actualité? Quelques gros titres dans la presse peuvent-ils vraiment révéler une vérité de terrain? Le foisonnement anecdotique des "stars" politiques peut-il vraiment nous faire comprendre les rouages politiques et tout qui en découle concrètement dans notre quotidien?

J'ai l'impression que plus nous nous croyons informés, moins nous le sommes! Notre société est celle du zapping. Qui prend encore la peine d'écouter une conférence intéressante, de regarder une vidéo d'une heure sur un sujet précis, de lire un article de plus d'une page?

Toute la mécanique bien rôdée et non innocente de l'inculture des masses favorise bien évidemment le pouvoir d'une élite. Connaître, c'est prendre du pouvoir.

Dans un système où tout est fait pour que l'homme produise de plus en plus de profit, il n'y a plus de temps pour qu'il alimente sa réflexion et la fasse suivre d'une action autre que celle d'assurer ses besoins primaires et sa tendance bêtement narcissique encouragée par une compétitivité du paraître. Il maquille sa culture aussi rapidement qu'il veut bronzer. Il pense se personnaliser en adoptant tout un formatage bien établi par une publicité en flashs répétés. Il se veut original tout en adoptant des canons bien établis.

Se forger une personnalité capable de sortir du carcan de la routine, des blablas insignifiants, de la simple répétition de ce qu'on (ce "on" jamais réellement identifié), demande un minimum d'ascèse et de temps. Le surf permanent sur l'information est ennemi de la connaissance. L'art a toujours été une question de transpiration bien plus que d'inspiration! L'oreille absolue reste rare et il vaut mieux suer sur le solfège pour pouvoir jouer correctement de la musique.  

Twitter et Facebook sont symptomatiques de notre monde du "raccourci" et celles et ceux qui ne possèdent pas le sens nécessaire de la synthèse (qui prend du temps) s'y perdent dans une banalité navrante.

La vraie rencontre, celle qui enrichit, demande aussi du temps, de l'écoute. Amusant, si je puis dire, d'entendre souvent: " tu vois ce que je veux dire"! Et bien non, je ne vois pas, il vaut mieux que tu trouves les mots pour l'exprimer et je te connaîtrais mieux. Quelques sms, même avec smileys ne me suffiront pas non plus pour mieux te connaître! Prenons le temps d'un repas amical ensemble, autre que celui du fast-food, passons du temps en dégustant un bon vin et osons parler, non pour nous rendre intéressants mais pour nous intéresser à ce que nous sommes, à notre pensée, notre action, nos lectures, nos films, notre histoire, nos projets, à ce qui est ou peut devenir des intérêts communs.

J'arrête ici, sinon je sais que je serai trop long et resterai bien seul à me lire!!!

 

 

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05/08/2014

Ce que je pense du conflit israélo-palestinien.

gaza3.jpgJ'étais à la manifestation ce vendredi à Liège, auprès de mes camarades PTB, pour exiger la fin de la boucherie humaine à Gaza. L'un de ceux-ci me demande un écrit sur ce sujet très sensible. Difficile exercice, tant les amalgames, les infos de propagande de part et d'autre, les raccourcis peuvent masquer la réalité de ce qui engendre et nourrit ce terrible conflit.

Le premier constat est évidemment l'inégalité des forces en présence. Le deuxième, aussi évident, est le peu de morts israéliens (presque tous militaires) en comparaison avec le nombre de palestiniens massacrés et principalement civils. Il ne faut pas être expert pour constater cela.

Tout en reconnaissant le droit d'Israël à ne pas subir les assauts du Hamas, sa riposte est disproportionnée et contraire non seulement au droit international, mais surtout au simple droit humain. Tout être humain, sans être nécessairement pro palestinien, se doit de combattre

l’actuel gouvernement israélien, et d'exiger un cessez-le-feu immédiat, un retrait des territoires occupés et la fin du blocus contre la bande de Gaza. Voilà le pourquoi personnel de ma présence aux manifestations. Je ne veux pas m'immiscer  dans un conflit identitaire ou religieux alors qu’il s’agit bien d’un conflit et d’un débat politiques. Nous sommes tous des palestiniens dans la mesure où aucun de nous n'accepterait une politique coloniale, telle que celle imposée par Israël aux Palestiniens.

Ceci dit, je veux m'écarter d'un débat passionnel où l'on s'envoie des images tragiques contre d'autres, dans un échange stérile d'idée, d'objectivité, de réalisme. Comme humaniste, je ne peux accepter ni la politique actuelle d'Israël, pas plus que celle du Hamas et d'extrémistes religieux qui alimentent la folie meurtrière. Il n'y a pas d'un côté le terrorisme palestinien et de l'autre le droit à la défense contre ce terrorisme. La politique actuelle israélienne est aussi terroriste que celle du Hamas. Faut-il rappeler qu'Israël a aussi eu une espèce d'équivalent du Hamas du nom de Irgoun Zvaï pour la création de son Etat? Bras armé dont la plupart des éléments furent intégrés dans l'armée régulière… Les anciens membres de l’Irgoun ont majoritairement créé fin 1948 le parti Herout qui est la matrice de l’actuel Likoud, parti de la droite israélienne…

 

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04/08/2014

Coucou, me revoi"loup"!!!...

coucou.jpgLes quelques jours de recul de l'outil d'information que peut être Facebook me confirment combien il est devenu bien compliqué de se forger une opinion sur un monde où l'émotion surpasse la raison. C'en est devenu une nouvelle guerre de propagande. De plus, la surinformation et son uniformatisation engendrent davantage une méconnaissance qu'une connaissance. Difficile de s'en détacher et de se forger une conviction. Seule pourtant celle qui condamne tout acte réduisant l'humain à un simple pion d'un enjeu entre pantins du pouvoir politique ou acteurs économiques véreux peut faire progresser l'humanité. Seules les actions et la résistance de celles et ceux qui osent crier et agir contre la violence du capital trouvant prétexte dans de faux nationalismes, de faux idéaux de liberté, d'autodéfense ou de religion méritent de faire la une. Hélas, ce n'est pas le cas. Nos médias sont devenus de simples véhicules misant sur l'émotivité facile et relayant très peu l'opinion qui va à l'encontre des thèses et actions portées par l'hypocrisie des hommes politiques et des magnas des multinationales qui se proclament défenseurs des droits humains.

C'est d'une guerre d'opinion que le peuple, dans sa grande majorité, devrait déclarer pour mettre à sac la manipulation venant de ses dirigeants et de médias serviles à leur image. Sans cette révolution des esprits nous continuerons à alimenter grassement celles et ceux qui exercent l'art de faire passer leurs intérêts personnels pour des intérêts communs et solidaires.

 

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