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09/09/2014

Quand l'image et la communication deviennent plus importantes que le contenu…

société de l'image.jpgNotre système démocratique dépend de plus en plus de la médiatisation des personnes et de moins en moins du débat de fond.

Regardez ce qui se passe encore actuellement avec les négociations de formation d'un gouvernement. Ce qui semble passionner nos médias, avec les répercutions que cela a dans la tête des gens, est le point d'interrogation sur qui sera la personne pour occuper le poste de premier.

La popularité de nos élus est de moins en moins liée à leur vision de société et de plus en plus à la cadence de  leur présence sur petit écran, réseaux sociaux et presse à propos de tout et de n'importe quoi.  On ne devient plus politique que par une communication bien professionnalisée où la forme compte bien davantage que le contenu. Il faut être vu, bien plus que d'être entendu. Le grand défi démocratique se joue essentiellement sur l'image. C'est à grands coups de raccourcis du style des tweets que nos politiques tentent de séduire bien plus que d'informer.

Le poids des mots se résume à l'instantané émotif qu'il peut créer et non plus à la raison qu'il doit éveiller.

Les partis politiques, tout comme des grosses sociétés, ont leur porte-parole et un service de presse chargés de donner la meilleure image possible au contenu, quitte à bien masquer ce qu'il révèle en vérité. La NVA a d'ailleurs engagé une porte- parole francophone chargée des contacts avec la presse du sud du pays…

Je soulignais hier combien l'anecdotique envahit la pensée de chacun et prime aujourd'hui sur la raison qui elle demande du temps, de la réflexion pour donner un sens critique éclairé.

La nouvelle dynamique communicative me semble aller vers un appauvrissement de l'esprit humain aussi néfaste que celui du portefeuille. Il y a d'ailleurs une connexion entre ceux-ci. Focaliser la masse populaire sur l'anecdotique et l'image n'est pas un hasard. Elle résulte de la volonté d'une élite, autant financière que politique. Laisser et inviter le peuple à discourir sur les personnes et les futilités anecdotiques plutôt que sur la nécessité de le faire penser et agir pour qu'il combatte les inégalités et l'injustice relève d'une stratégie bien orchestrée des détenteurs ou des envieux de pouvoir.

A nous, de ne point tomber dans ce piège souvent tendu habilement et posé où nous ne l'attendions pas.            

09:48 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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