mik dupont UA-70672535-1

17/09/2014

Vaincre les fous de dieu

fou de dieu.pngfous de dieu2.jpg

 

 

 

 

 

 

L'origine de tout extrémisme, de toute guerre n'a jamais été que la spoliation des pauvres par les riches. Elle se situe non seulement dans la spoliation des personnes, mais aussi dans celle des ressources naturelles, comme le gaz, le pétrole.  Les stratégies guerrières, les bombardements ne parviendront jamais à endiguer des groupes fanatiques et terroristes.  Bien au contraire, cette politique les renforce. Les injustices sociales, économiques, culturelles, nationalistes sont les facteurs d'idéologies extrémistes .Faire prédominer le commerce des armes et mener des politiques dites humanitaires pour réparer les dégâts, nommés pudiquement collatéraux, sur ce qui devrait être un commerce équitable entre les nations entretiendront les sentiments de haine, coulés en convictions idéologiques et religieuses. La paix ne se décrète pas, pas plus qu'elle ne s'impose par les armes. Elle se construit dans la répartition équitable de la richesse. Les fous de Dieu naissent des Etats qui ne peuvent se suffire à eux-mêmes. Marx l'avait bien compris lorsqu'il voyait la religion comme une conséquence de la négativité sociale, de l’aliénation économique.

Combattre les extrémismes religieux par des bombes, détruire des sanctuaires, comme veulent le faire  des Obama et l'Europe pour combattre l'Etat islamique est non productif. C'est renforcer l'intégrisme religieux et ses dérives.

N'oublions pas que notre religion a aussi commis des horreurs sous la bannière de la croix. Elle a aussi connu sa période intégriste. L'Islam n'a probablement pas pu prendre, comme l'a fait l'Eglise la mesure de la crise sociale. Il ne suffit qu'une religion prêche la charité, encore faut-il qu'elle agisse pour plus de justice. Même si je trouve illusoire sa doctrine sociale consistant depuis l'encyclique "Rerum Novarum" du pape Léon XIII, à faire en sorte que l'Eglise agisse dans une espèce de médiation entre les conditions pitoyables dans lesquelles vivent une masse populaire et celles d'une minorité de riches, cela à au moins le mérite de sortir d'un système exclusivement caritatif.

Il est temps que nos pays et en particulier le nôtre change de cap. Très concrètement, je rejoins l'analyse et les propositions de Marc Botenga, le spécialiste des relations internationales du PTB:

"Primo : Stimuler un véritable partenariat régional, soutenu par les Nations unies. Les États-Unis veulent s’en prendre à l’EI entre autres avec le Qatar et l’Arabie saoudite. Les adversaires de l’EI comme la Syrie, l’Iran ou le Hezbollah sont tenus à l’écart de ce partenariat. C’est une erreur. Les questions régionales méritent une solution régionale dans laquelle on consulte toutes les parties. Ces solutions doivent permettre aux peuples de la région de reconquérir leur souveraineté. Une opération militaire en Syrie sans accord régional et sans résolution des Nations unies ne peut avoir lieu.

Secundo : Fermer le robinet qui alimente l’EI. Mettre la pression sur le membre de l’Otan qu’est la Turquie pour qu’elle ferme sa frontière avec la Syrie et sur l’Arabie saoudite et le Qatar afin que ces deux pays mettent un terme à toute forme de financement de groupes réactionnaires dans la région. Ce n’est pas pour rien que des associations de paix belges comme intal7 et Vrede vzw8 exigent que cessent les livraisons d’armes. Car, en fin de compte, c’est avec des armes occidentales que l’EI se bat…

Tertio : Ouvrir un débat démocratique sur la participation belge à ce genre d’opérations. La situation au Moyen-Orient a beau être on ne peut plus horrible, il est absolument évident que l’Otan ne peut ou ne veut pas l’améliorer. Cesser de suivre aveuglément la politique aventuriste de Washington et de l’Otan semble une première étape nécessaire vers la paix et la lutte contre le terrorisme, tant au Moyen-Orient que chez nous." ( http://ptb.be/articles/la-lutte-contre-l-etat-islamique-e... )

 

 

08:48 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.