mik dupont UA-70672535-1

19/09/2014

Marre du: "on vit au- dessus de nos moyens" et du: "nous devons être compétitifs"

blabla.jpgJe ne sais pas ce qu'il faut faire pour réconcilier le citoyen avec la politique, mais ce que je sais c'est que les médias n'y aident pas.  Avides d'audience, ceux-ci tombent en permanence dans l'anecdotique, comme encore cette journaliste interpellant Hollande sur son refus de parapluie lors d'une commémoration! Le débat ce soir en France lors de l'émission "des paroles et des actes" était , lui aussi, super "rasant", avec les clichés de la dette publique, de l'immigration, etc.

Joëlle Milquet sur la Une était mise sur le grille et manipulait face aux langues de vipères, la parfaite langue de bois.

Bref, rien de neuf, sinon des blablas et toujours des blablas d'une généralité désarmante ou d'un anecdotique horripilant. A se demander si être politique, politologue, expert en économie ne relève pas du seul charisme de faire "compliqué", de manipuler le verbe de façon à ce que chacun en oublie la grammaire basique.

Est-il donc si compliqué d'avouer que le libéralisme, qu'il soit mis à la sauce conservatrice, à celle de la sociale démocratie ou à celle d'un socialisme rose bonbon, avec comme unique bible le libre marché et la compétitivité, se révèle aujourd'hui comme un échec et plonge la grande majorité des citoyens européens au mieux dans la pauvreté et au pire dans la précarité, la misère. Est-il donc impossible d'être créatif et de créer un autre système économique sans crier directement qu'il nous mènerait au goulag!

Est-il donc inconvenant de se poser la question de savoir à qui nous devons rembourser cette fameuse dette publique et surtout à qui rapporte-telle? Est-il interdit d'avouer qu'elle alimente les  marchés financiers, la spéculation, et le système bancaire moderne? Qui détient donc la dette de la Belgique? Opacité totale sur la réponse! Mais qui sont donc les rentiers de l'Etat?

Qui donc se cache derrière l’épouvantail de cette fameuse dette publique et les politiques d’austérité que les gouvernements européens présentent aux citoyens comme inévitables?  On nous dira, entendez les politiques et les économistes, que tout cela est bien complexe; que  les statuts de la BCE lui interdisent de prêter directement de l’argent aux Etats.  Que cela peut paraitre injuste, mais est une sécurité qui provient des mauvaises expériences historiques.  Quand un Etat a la faculté d’émettre sa propre monnaie (en imprimant des billets de banque qui sont sa propre dette), cela mène toujours à une catastrophe…  La BCE aurait donc un statut de garde-fou indépendant qui garantirait une certaine crédibilité à l’euro. De quoi y perdre son latin!

Tous ces mécanismes sont-ils donc irréversibles? C'est ce qui semble s'imposer à la conscience collective. Pas pourtant si sûr.

Nous, petits pions sur ce grand damier économique dirigé par, bien entendu, le monde de la finance, devrions accepter sans résistance des règles qui nous appauvrissent de plus en plus. N'est-il pas étonnant, par exemple, de voir la banque Fortis sortir des milliards d'euros pour payer une amende aux USA et refuser des prêts à nos petits indépendants?  A ne plus rien y comprendre…

Etrange de ne pas voir tout cela faire l'objet de vrais débats, mais simplement évoqué!

Il est temps en tout cas de faire de la résistance, de ne point nous laisser aller à un fatalisme dont certains tirent avantage. De remettre dans son contexte la fameuse dette. De ne pas céder au "nous vivons au-dessus de nos moyens" et au "nous devons être compétitifs" et d'exiger une autre politique.

00:50 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.