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23/09/2014

La perte des valeurs

 

valeurs 1.jpgSans vouloir jouer au saint et encore moins au moraliste, il y a de quoi se poser des questions sur les valeurs véhiculées par notre monde. 

Même les nostalgiques du passé (largement et souvent faussement embelli) se réclamant d'une éducation polie, respectueuse, solidaire ne manquent pourtant pas de nous arroser des conneries ou des faits divers qui ne font qu'amplifier un voyeurisme qui ne change en rien leur quotidien et n'améliore pas le sort humain.

A côté du succès de ce voyeurisme, se greffe celui  des téléréalités aussi débiles que des "secret story" et autres séries aussi affligeantes que "plus belle la vie". Serait-il  un signe de plus d'une déliquescence de notre culture? Ajoutons à cette interrogation celle de l'envahissement du numérique qui  comme extraordinaire moyen d'information tombe dans le champ de la niaiserie et de la débilisation. La normalisation du virtuel n'entrainerait-elle pas également la paralysie de l'intellect?

Sans vouloir être réactionnaire, il y a de quoi en vouloir à une génération qui, soit par ignorance ou fainéantise, transmet à leurs enfants des outils nouveaux qui au lieu d'être des vecteurs d'informations, de formations ou de sains loisirs deviennent des assassins de culture et de valeurs et aggravent le fossé entre l'élite qui en profite et le peuple qui en pâtit. Pas étonnant donc que Steve Jobs ne soit pas le seul PDG à avoir fait fortune dans les technologies interdisant  à ses enfants de les utiliser et que Evan Williams, l'un des fondateurs de Twitter, pousse sa progéniture à lire des livres plutôt que de traîner sur le web ..

Autre constat. Celles et ceux se plaignant le plus de violence, d'insécurité, d'incivilité sont souvent les premiers à se complaire dans l'étalement contestataire ou non du paraitre dans une forme de simple jalousie ou d'attaque primaire en oubliant de transmettre la valeur de la solidarité qui seule peut améliorer le sort de chacun.

Il y a vraiment là un grave problème. Ce sens de la solidarité semble de plus en se fondre et disparaitre, y compris dans l'apprentissage et la vie scolaires. La circulation des savoirs et des expériences s'enlisent dans des tendances individualistes favorisées par l'avènement du Net et de réseaux qui n'ont de sociaux que leur définition et ne restent que virtuels. Il y a, du coup, danger d'inorganisation. Les lieux, comme les syndicats ou les associations y compris de jeunesse, où par excellence circulaient ces savoirs et expériences de solidarité, s'amoindrissent.

La pensée et l'expression critiques ne manquent pourtant point. Elles sont présentes partout, même si pas toujours très éclairées. Le grand risque est qu'elles soient inefficaces, voire stériles parce qu'en dehors du rapport qu'elle devrait avoir avec l'action militante.

A nos jeunes qui revendiquent tellement leur liberté tout en s'enfermant inconsciemment dans les contraintes que leur imposent subtilement la politique capitaliste du profit avec ses pubs et ses modes, il faut oser dire qu'ils ne trouveront cette liberté que dans une émancipation collective et solidaire. Que le chacun pour soi comme idéal de vie  est ravageur tant au niveau personnel qu'au niveau social. Qu'en essayant de ne tirer les marrons du feu que pour soi, on se brûle le plus souvent les doigts…

 

 

 

08:45 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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