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26/09/2014

Monseigneur Léonard à " Sans chichis"

léonard.pngUne fois de plus, je me suis régalé d'entendre cet homme à l'émission " sans chichis" d'hier soir sur la Deux. Tout me sépare pourtant de sa pensée et de sa philosophie. Mais, il en a une et c'est assez rare de nos jours...  Elle peut être, à juste titre, contestée. Je ne m'en prive souvent pas. Mais quelle différence avec l'opportunisme creux d'un père Gilbert, loubard ringard qui croit à la vérité d'une communication, pour le moins plate pour ne pas dire vulgaire, qui a comme effet un appauvrissement de la profondeur de l'être humain, de ses sentiments, de sa pensée, de son action!

Chez Léonard, du moins si on tente de bien le comprendre, il n'y a pas, comme il le dit lui-même, une pensée qui part de l'interdit. C'est un cliché qu'il faut éviter si on veut bien le comprendre. Ceci étant, il est clair que sa "compassion" ou sa "tolérance" n'efface pas un dogmatisme et un attachement à ce qui serait "naturel" chez l'homme. Il y  a en permanence cette référence à des lois naturelles auxquelles, personnellement, je ne peux adhérer.  Les valeurs semblent chez ce grand intellectuel comme  immuables. La morale basée sur une " conscience" qui dicte en chacun le mal ou le bien. C'est chez lui une espèce de concept incontournable. Quelque chose qui est intrinsèque à chaque être humain. Il en découlerait des valeurs éternelles. La morale engagerait le rapport de la conscience à elle-même et à ses propres exigences

Ce point de vue, cette pensée comme pierre angulaire de sa foi, certes respectable, me parait très dangereux, car il évite, me semble –t-il, tout ce qui est lié aux intérêts sociaux et économiques qui engendrent et guident la conscience et la morale humaine.

Les prises de position de cet homme qui a certainement du cœur, et on a encore pu le remarquer dans cette émission, semblent s'enliser dans quelque chose qui apparait comme purement théorique ou scientifique en devenant une arme redoutable  capable d'empêcher, voire de combattre, toute idée et action évolutive de société. L'origine des polémiques que peut soulever ce fin intellectuel est probablement à chercher dans sa vision bien trop théorique et conservatrice de la personne humaine qu'il dit pourtant respecter dans sa pluralité.

Sa conception de la famille, de la sexualité en est une illustration.

Monsieur Léonard parle trop peu d'enjeux politiques et économiques si ce n'est pour dénoncer une organisation sociale qui mettrait en cause ou  serait diamétralement opposée à ses principes de valeurs. Il en reste toujours à un débat purement intellectuel et désincarné.

La culture de cet homme est énorme et mettre en question ses thèses et sa foi, sans tomber dans le simplisme, n'est pas chose aisée. C'est ce qui reste passionnant.

Je ne pense cependant pas que la conscience soit unique source des valeurs. Et encore moins un Dieu.

Le problème dans la philosophie et la théologie morales de cet érudit est celui de l'établissement ou de la genèse des énoncés moraux qu'il prétend être valeurs de vérité.

Vaste débat…

 

 

10:11 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

MERCI BEAUCOUP POUR VOTRE ARTICLE

Écrit par : trafic organique | 28/09/2014

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