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28/09/2014

Les faux débats politiques du dimanche.

controvrrse.jpgA chaque fois, je me dis perdre mon temps à regarder les débats politiques des dimanches à midi et souvent je tombe encore dans le piège…

Controverse ce midi m'a encore fortement déçu. La guerre terroriste, contrairement à ce que dit l'expert et diplomate européen, est, comme toutes les autres, non une guerre idéologique, même si la religion est mise en avant comme prétexte, mais bien économique. J'avoue cependant que Gilles de Kerchove semblait le seul à bien maîtriser la matière. Tous les autres intervenants n'étaient, comme d'habitude, que des communicateurs surfant sur des émotions populaires. Aucun d'eux n'a souligné les intérêts économiques et nationalistes qui guident autant le terrorisme que les Etats qui volent, soi-disant, au secours de populations privées des droits humains et livrées à une véritable boucherie. Seul Raoul Hedebouw a osé évoquer l'alliance avec l'Arabie saoudite qui ne se prive pas de combattre les coupeurs de têtes, alors qu'elle pratique elle-même ce type de "démocratie"!

Personne n'a évoqué la racine du mal. Personne pour soulever les intérêts économiques, notamment pétroliers, que convoitent aussi bien sunnites que chiites que les puissances étrangères et qui trouvent prétexte et argumentation dans les différentes interprétations de l'Islam.

Nous sommes vraiment dans une société de l'émotion et d'une médiatisation extrêmes qui font que, peu importe une analyse plus ou moins objective, ce qui compte est d'attirer, pour les politiques, la sympathie d'un électorat.

C'est de la politique humanitaire spectacle, comme je le soulignais en parlant de Kouchner. On s'émeut et on fait s'émouvoir les peuples, par quelques têtes coupées mais en oubliant par exemple toute une partie du monde qui meurt d'une façon aussi indigne par la faim. C'est aussi toute une politique de la peur qui fait s'opposer des cultures et religions différentes.

Loin de moi de manifester la moindre justification envers les bouchers barbares d'un dit Etat islamique. La décapitation  barbare d'innocents me fait vomir et je n'ai jamais considéré dans les mœurs révolutionnaires la guillotine comme un progrès social!

Je déplore seulement les blablas très partisans de nos représentants politiques qui se lancent dans un subtil verbiage et qui ne connaissent pas beaucoup plus que moi et vous les matières qu'ils traitent. Comment en serait-il autrement avec un emploi du temps qui n'est principalement, si pas exclusivement, consacré à de la "représentativité".

En tout cas, les discours si bien teintés d'humanisme me semblent de plus en plus se fondre dans un maillage très conceptuel, mais qui sur le terrain n'est pas très profitable aux victimes des crises et conflits.

Ce que j'ai entendu ce midi restait très nébuleux.  « L’internationale humanitaire » dans le champ de la sécurité collective a favorisé son caractère armé. La conséquence de ces mélanges de genres délibérés, et soigneusement orchestrés par ceux qui tirent profit et des armes et des ressources de pays en déroute, n'est pas la protection que les citoyens sont en droit d'attendre.  Vraiment, il y a de quoi ne plus y voir clair. Désespérant.

 

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Le bon french "doctor" devenu le " va-t'en guerre"...

kouchner.jpgJe me suis toujours méfié des grands ténors et sauveurs de l'humanité. Sans nier l'action du médecin qu'il a été, avec à son actif sa participation à la fondation de médecins sans frontières et médecins du monde, les appétits politiques de Bernard Kouchner n'ont pas servi à grand-chose. Hier encore, chez Ruquier, cet homme à la carrière trop remplie pour être crédible à mes yeux, s'est montré, dans le genre de Bernard- Henri Levy, atteint d'une logorrhée peu convaincante sur la situation en Syrie, l'Etat islamique et en général sur les grands conflits mondiaux.  Son égo démesuré révèle finalement un cynisme qui effraie. Cet inventeur de l'humanitaire-spectacle réussit aussi à faire du droit d'ingérence (à géométrie variable) un spectacle qui, lui, est dangereux et ne soigne rien du tout. Ses souhaits mariant assistance et frappes militaires aboutissent finalement à une ingérence étatique brutale avec une espèce de bons sentiments d'une nouvelle forme de colonialisme aux cris des valeurs cocoricos d'une France dite haut lieu de la démocratie!

Le temps du docteur idéaliste et porteur d'espoir est bien révolu. Le pouvoir corrompt. Comme bien d'autres chevaliers blancs, on a pu constater que ce grand altruiste,  pourchassait le fric bien plus que le malheur! Ces contradictions l'ont perdu, ce qui n'est pas le cas pour d'autres. ..

 

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26/09/2014

Monseigneur Léonard à " Sans chichis"

léonard.pngUne fois de plus, je me suis régalé d'entendre cet homme à l'émission " sans chichis" d'hier soir sur la Deux. Tout me sépare pourtant de sa pensée et de sa philosophie. Mais, il en a une et c'est assez rare de nos jours...  Elle peut être, à juste titre, contestée. Je ne m'en prive souvent pas. Mais quelle différence avec l'opportunisme creux d'un père Gilbert, loubard ringard qui croit à la vérité d'une communication, pour le moins plate pour ne pas dire vulgaire, qui a comme effet un appauvrissement de la profondeur de l'être humain, de ses sentiments, de sa pensée, de son action!

Chez Léonard, du moins si on tente de bien le comprendre, il n'y a pas, comme il le dit lui-même, une pensée qui part de l'interdit. C'est un cliché qu'il faut éviter si on veut bien le comprendre. Ceci étant, il est clair que sa "compassion" ou sa "tolérance" n'efface pas un dogmatisme et un attachement à ce qui serait "naturel" chez l'homme. Il y  a en permanence cette référence à des lois naturelles auxquelles, personnellement, je ne peux adhérer.  Les valeurs semblent chez ce grand intellectuel comme  immuables. La morale basée sur une " conscience" qui dicte en chacun le mal ou le bien. C'est chez lui une espèce de concept incontournable. Quelque chose qui est intrinsèque à chaque être humain. Il en découlerait des valeurs éternelles. La morale engagerait le rapport de la conscience à elle-même et à ses propres exigences

Ce point de vue, cette pensée comme pierre angulaire de sa foi, certes respectable, me parait très dangereux, car il évite, me semble –t-il, tout ce qui est lié aux intérêts sociaux et économiques qui engendrent et guident la conscience et la morale humaine.

Les prises de position de cet homme qui a certainement du cœur, et on a encore pu le remarquer dans cette émission, semblent s'enliser dans quelque chose qui apparait comme purement théorique ou scientifique en devenant une arme redoutable  capable d'empêcher, voire de combattre, toute idée et action évolutive de société. L'origine des polémiques que peut soulever ce fin intellectuel est probablement à chercher dans sa vision bien trop théorique et conservatrice de la personne humaine qu'il dit pourtant respecter dans sa pluralité.

Sa conception de la famille, de la sexualité en est une illustration.

Monsieur Léonard parle trop peu d'enjeux politiques et économiques si ce n'est pour dénoncer une organisation sociale qui mettrait en cause ou  serait diamétralement opposée à ses principes de valeurs. Il en reste toujours à un débat purement intellectuel et désincarné.

La culture de cet homme est énorme et mettre en question ses thèses et sa foi, sans tomber dans le simplisme, n'est pas chose aisée. C'est ce qui reste passionnant.

Je ne pense cependant pas que la conscience soit unique source des valeurs. Et encore moins un Dieu.

Le problème dans la philosophie et la théologie morales de cet érudit est celui de l'établissement ou de la genèse des énoncés moraux qu'il prétend être valeurs de vérité.

Vaste débat…

 

 

10:11 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23/09/2014

La perte des valeurs

 

valeurs 1.jpgSans vouloir jouer au saint et encore moins au moraliste, il y a de quoi se poser des questions sur les valeurs véhiculées par notre monde. 

Même les nostalgiques du passé (largement et souvent faussement embelli) se réclamant d'une éducation polie, respectueuse, solidaire ne manquent pourtant pas de nous arroser des conneries ou des faits divers qui ne font qu'amplifier un voyeurisme qui ne change en rien leur quotidien et n'améliore pas le sort humain.

A côté du succès de ce voyeurisme, se greffe celui  des téléréalités aussi débiles que des "secret story" et autres séries aussi affligeantes que "plus belle la vie". Serait-il  un signe de plus d'une déliquescence de notre culture? Ajoutons à cette interrogation celle de l'envahissement du numérique qui  comme extraordinaire moyen d'information tombe dans le champ de la niaiserie et de la débilisation. La normalisation du virtuel n'entrainerait-elle pas également la paralysie de l'intellect?

Sans vouloir être réactionnaire, il y a de quoi en vouloir à une génération qui, soit par ignorance ou fainéantise, transmet à leurs enfants des outils nouveaux qui au lieu d'être des vecteurs d'informations, de formations ou de sains loisirs deviennent des assassins de culture et de valeurs et aggravent le fossé entre l'élite qui en profite et le peuple qui en pâtit. Pas étonnant donc que Steve Jobs ne soit pas le seul PDG à avoir fait fortune dans les technologies interdisant  à ses enfants de les utiliser et que Evan Williams, l'un des fondateurs de Twitter, pousse sa progéniture à lire des livres plutôt que de traîner sur le web ..

Autre constat. Celles et ceux se plaignant le plus de violence, d'insécurité, d'incivilité sont souvent les premiers à se complaire dans l'étalement contestataire ou non du paraitre dans une forme de simple jalousie ou d'attaque primaire en oubliant de transmettre la valeur de la solidarité qui seule peut améliorer le sort de chacun.

Il y a vraiment là un grave problème. Ce sens de la solidarité semble de plus en se fondre et disparaitre, y compris dans l'apprentissage et la vie scolaires. La circulation des savoirs et des expériences s'enlisent dans des tendances individualistes favorisées par l'avènement du Net et de réseaux qui n'ont de sociaux que leur définition et ne restent que virtuels. Il y a, du coup, danger d'inorganisation. Les lieux, comme les syndicats ou les associations y compris de jeunesse, où par excellence circulaient ces savoirs et expériences de solidarité, s'amoindrissent.

La pensée et l'expression critiques ne manquent pourtant point. Elles sont présentes partout, même si pas toujours très éclairées. Le grand risque est qu'elles soient inefficaces, voire stériles parce qu'en dehors du rapport qu'elle devrait avoir avec l'action militante.

A nos jeunes qui revendiquent tellement leur liberté tout en s'enfermant inconsciemment dans les contraintes que leur imposent subtilement la politique capitaliste du profit avec ses pubs et ses modes, il faut oser dire qu'ils ne trouveront cette liberté que dans une émancipation collective et solidaire. Que le chacun pour soi comme idéal de vie  est ravageur tant au niveau personnel qu'au niveau social. Qu'en essayant de ne tirer les marrons du feu que pour soi, on se brûle le plus souvent les doigts…

 

 

 

08:45 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/09/2014

Les surdimensionnés du " moi"

sarkozy1.jpgEt moi, et moi, et moi et 65 millions de Français, j'y pense et puis j'oublie… Le revoilà donc, sans surprise, le Nicolas président. Le petit Napoléon du pouvoir veut finir son exil et revenir en sauveur des riches qu'un Hollande a pourtant bien protégés. Triste retour de l'habile boxeur sur le tapis rouge élyséen.

L'histoire politique devient ou redevient celle de la fausse démocratie des peuples qui espèrent toujours un sort meilleur remis dans les mains de dictateurs agitées par celles qui détiennent le beurre.

Ecœurant remake de ce théâtre que paient cher les spectateurs pour un piètre spectacle qui fera encore et toujours la Une de médias soumis à la pensée unique d'un libéralisme assassin.

La fausse guerre française gauche-droite, à l'image de la nôtre, se jouera encore en forme de drame national par des comédiens aux lourds cachets se foutant pas mal de leur public trompé.

Oh, morne plaine populaire où seul l'éclat des surdimensionnés du moi semblent gravir les collines du pouvoir et jouir du soleil doré offert par celles et ceux qui souffrent de la pluie misérable d'une démocratie de pacotille.

Vive la révolution!

08:23 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/09/2014

Marre du: "on vit au- dessus de nos moyens" et du: "nous devons être compétitifs"

blabla.jpgJe ne sais pas ce qu'il faut faire pour réconcilier le citoyen avec la politique, mais ce que je sais c'est que les médias n'y aident pas.  Avides d'audience, ceux-ci tombent en permanence dans l'anecdotique, comme encore cette journaliste interpellant Hollande sur son refus de parapluie lors d'une commémoration! Le débat ce soir en France lors de l'émission "des paroles et des actes" était , lui aussi, super "rasant", avec les clichés de la dette publique, de l'immigration, etc.

Joëlle Milquet sur la Une était mise sur le grille et manipulait face aux langues de vipères, la parfaite langue de bois.

Bref, rien de neuf, sinon des blablas et toujours des blablas d'une généralité désarmante ou d'un anecdotique horripilant. A se demander si être politique, politologue, expert en économie ne relève pas du seul charisme de faire "compliqué", de manipuler le verbe de façon à ce que chacun en oublie la grammaire basique.

Est-il donc si compliqué d'avouer que le libéralisme, qu'il soit mis à la sauce conservatrice, à celle de la sociale démocratie ou à celle d'un socialisme rose bonbon, avec comme unique bible le libre marché et la compétitivité, se révèle aujourd'hui comme un échec et plonge la grande majorité des citoyens européens au mieux dans la pauvreté et au pire dans la précarité, la misère. Est-il donc impossible d'être créatif et de créer un autre système économique sans crier directement qu'il nous mènerait au goulag!

Est-il donc inconvenant de se poser la question de savoir à qui nous devons rembourser cette fameuse dette publique et surtout à qui rapporte-telle? Est-il interdit d'avouer qu'elle alimente les  marchés financiers, la spéculation, et le système bancaire moderne? Qui détient donc la dette de la Belgique? Opacité totale sur la réponse! Mais qui sont donc les rentiers de l'Etat?

Qui donc se cache derrière l’épouvantail de cette fameuse dette publique et les politiques d’austérité que les gouvernements européens présentent aux citoyens comme inévitables?  On nous dira, entendez les politiques et les économistes, que tout cela est bien complexe; que  les statuts de la BCE lui interdisent de prêter directement de l’argent aux Etats.  Que cela peut paraitre injuste, mais est une sécurité qui provient des mauvaises expériences historiques.  Quand un Etat a la faculté d’émettre sa propre monnaie (en imprimant des billets de banque qui sont sa propre dette), cela mène toujours à une catastrophe…  La BCE aurait donc un statut de garde-fou indépendant qui garantirait une certaine crédibilité à l’euro. De quoi y perdre son latin!

Tous ces mécanismes sont-ils donc irréversibles? C'est ce qui semble s'imposer à la conscience collective. Pas pourtant si sûr.

Nous, petits pions sur ce grand damier économique dirigé par, bien entendu, le monde de la finance, devrions accepter sans résistance des règles qui nous appauvrissent de plus en plus. N'est-il pas étonnant, par exemple, de voir la banque Fortis sortir des milliards d'euros pour payer une amende aux USA et refuser des prêts à nos petits indépendants?  A ne plus rien y comprendre…

Etrange de ne pas voir tout cela faire l'objet de vrais débats, mais simplement évoqué!

Il est temps en tout cas de faire de la résistance, de ne point nous laisser aller à un fatalisme dont certains tirent avantage. De remettre dans son contexte la fameuse dette. De ne pas céder au "nous vivons au-dessus de nos moyens" et au "nous devons être compétitifs" et d'exiger une autre politique.

00:50 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/09/2014

Marc Goblet à la tête de la FGTB

goblet.pngLe bouillant Marc Goblet, l'homme et orateur de la place saint Paul à Liège est donc "élu" à la tête de la FGTB.

Membre du Comité fédéral du PS, il s'est parfois dit ouvert pour reconstruire un projet de société de gauche et chercher des relais partout où cela était possible. Voilà pour le discours, mais je ne suis pas certain que cela ne fasse pas simplement partie d'une stratégie cherchant à ramener le plus de monde et d'organisations engagées au sein du giron PS dans lequel, avec raison, pas mal de syndicalistes et gens de gauche ne retrouvent plus un vrai projet et surtout une véritable action de gauche.

Cet homme habile, avec certainement une vision sociale bien définie, évitera-t-il de faire de la simple récupération politique au profit d'un PS à la couleur "rose bonbon" ou sera-t-il un moteur important d'un changement de cap indispensable? L'espèce d'attache fusionnelle entre le PS et les organisations telles que la FGTB ou encore les mutuelles rend presqu'impossible de vrais rapports de force.

Alors que le PS s'apprête à lancer une offensive d'opposition au fédéral, tandis qu'il mène une politique d'austérité, sous une dénomination plus habile et sibylline à la Région et à la FWB, espérons que le nouveau secrétaire général osera quitter le jeu schizophrénique qui consiste à faire passer et "digérer" par la parole et par la pensée ce qui ne se traduit pas dans les actes.  

Restons donc vigilants…

 

17:51 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/09/2014

Vaincre les fous de dieu

fou de dieu.pngfous de dieu2.jpg

 

 

 

 

 

 

L'origine de tout extrémisme, de toute guerre n'a jamais été que la spoliation des pauvres par les riches. Elle se situe non seulement dans la spoliation des personnes, mais aussi dans celle des ressources naturelles, comme le gaz, le pétrole.  Les stratégies guerrières, les bombardements ne parviendront jamais à endiguer des groupes fanatiques et terroristes.  Bien au contraire, cette politique les renforce. Les injustices sociales, économiques, culturelles, nationalistes sont les facteurs d'idéologies extrémistes .Faire prédominer le commerce des armes et mener des politiques dites humanitaires pour réparer les dégâts, nommés pudiquement collatéraux, sur ce qui devrait être un commerce équitable entre les nations entretiendront les sentiments de haine, coulés en convictions idéologiques et religieuses. La paix ne se décrète pas, pas plus qu'elle ne s'impose par les armes. Elle se construit dans la répartition équitable de la richesse. Les fous de Dieu naissent des Etats qui ne peuvent se suffire à eux-mêmes. Marx l'avait bien compris lorsqu'il voyait la religion comme une conséquence de la négativité sociale, de l’aliénation économique.

Combattre les extrémismes religieux par des bombes, détruire des sanctuaires, comme veulent le faire  des Obama et l'Europe pour combattre l'Etat islamique est non productif. C'est renforcer l'intégrisme religieux et ses dérives.

N'oublions pas que notre religion a aussi commis des horreurs sous la bannière de la croix. Elle a aussi connu sa période intégriste. L'Islam n'a probablement pas pu prendre, comme l'a fait l'Eglise la mesure de la crise sociale. Il ne suffit qu'une religion prêche la charité, encore faut-il qu'elle agisse pour plus de justice. Même si je trouve illusoire sa doctrine sociale consistant depuis l'encyclique "Rerum Novarum" du pape Léon XIII, à faire en sorte que l'Eglise agisse dans une espèce de médiation entre les conditions pitoyables dans lesquelles vivent une masse populaire et celles d'une minorité de riches, cela à au moins le mérite de sortir d'un système exclusivement caritatif.

Il est temps que nos pays et en particulier le nôtre change de cap. Très concrètement, je rejoins l'analyse et les propositions de Marc Botenga, le spécialiste des relations internationales du PTB:

"Primo : Stimuler un véritable partenariat régional, soutenu par les Nations unies. Les États-Unis veulent s’en prendre à l’EI entre autres avec le Qatar et l’Arabie saoudite. Les adversaires de l’EI comme la Syrie, l’Iran ou le Hezbollah sont tenus à l’écart de ce partenariat. C’est une erreur. Les questions régionales méritent une solution régionale dans laquelle on consulte toutes les parties. Ces solutions doivent permettre aux peuples de la région de reconquérir leur souveraineté. Une opération militaire en Syrie sans accord régional et sans résolution des Nations unies ne peut avoir lieu.

Secundo : Fermer le robinet qui alimente l’EI. Mettre la pression sur le membre de l’Otan qu’est la Turquie pour qu’elle ferme sa frontière avec la Syrie et sur l’Arabie saoudite et le Qatar afin que ces deux pays mettent un terme à toute forme de financement de groupes réactionnaires dans la région. Ce n’est pas pour rien que des associations de paix belges comme intal7 et Vrede vzw8 exigent que cessent les livraisons d’armes. Car, en fin de compte, c’est avec des armes occidentales que l’EI se bat…

Tertio : Ouvrir un débat démocratique sur la participation belge à ce genre d’opérations. La situation au Moyen-Orient a beau être on ne peut plus horrible, il est absolument évident que l’Otan ne peut ou ne veut pas l’améliorer. Cesser de suivre aveuglément la politique aventuriste de Washington et de l’Otan semble une première étape nécessaire vers la paix et la lutte contre le terrorisme, tant au Moyen-Orient que chez nous." ( http://ptb.be/articles/la-lutte-contre-l-etat-islamique-e... )

 

 

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11/09/2014

Une équipe de choc ou une équipe choquante?

juncker.jpgL'Europe à la Junker va donc continuer à détruire les fondements de notre démocratie pour une relance plus qu'hypothétique et avec une austérité ne profitant qu'aux riches. Avec une fiscalité injuste via une disproportion entre les revenus du capital et ceux du travail... Beau programme... 

Tout cela, avec son équipe qu'il dit de choc. Quelle blague. Une équipe de simples recasés pour la majorité des nouveaux commissaires, y compris de lui, battu aux dernières élections luxembourgeoises. Et avec un  Pierre Moscovici, qui n'a pas laissé un souvenir mémorable comme ministre français de l'économie. Viktor Orban, l'autoritaire ex premier ministre hongrois, qui instrumentalise les racines chrétiennes de l'Europe mais se voit attribuer  l'éducation et la culture (ça promet). Le britannique Jonathan Hill, ancien et probablement toujours lobbyiste, pour diriger la régulation financière. Günther Öttinger, réputé analphabète numérique et unilingue allemand au poste de commissaire au Marché numérique ( faut le faire) !! L'espagnol Miguel Arias Cañete,  anti-renouvelable, productiviste, sexiste et lié aux intérêts pétroliers se voit attribuer ( un comble) le climat-énergie.

Une équipe de choc? Non une équipe qui dramatiquement est choquante.

Bien sûr, il y a notre "belge", tellement vantée sur sa compétence, mais qui hérite de deux matières qui semblent bien ne plus exister: l'emploi et les affaires sociales.

Et tout cela, avec l'assentiment du PPE, des libéraux et des socialistes!

N'oublions pas que cette Europe nous dicte des lois bien plus importantes que celles de notre futur gouvernement…Tous les partis politiques semblent pourtant ne pas trop s'en préoccuper, sinon en cas de nomination…

 

 

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09/09/2014

Quand l'image et la communication deviennent plus importantes que le contenu…

société de l'image.jpgNotre système démocratique dépend de plus en plus de la médiatisation des personnes et de moins en moins du débat de fond.

Regardez ce qui se passe encore actuellement avec les négociations de formation d'un gouvernement. Ce qui semble passionner nos médias, avec les répercutions que cela a dans la tête des gens, est le point d'interrogation sur qui sera la personne pour occuper le poste de premier.

La popularité de nos élus est de moins en moins liée à leur vision de société et de plus en plus à la cadence de  leur présence sur petit écran, réseaux sociaux et presse à propos de tout et de n'importe quoi.  On ne devient plus politique que par une communication bien professionnalisée où la forme compte bien davantage que le contenu. Il faut être vu, bien plus que d'être entendu. Le grand défi démocratique se joue essentiellement sur l'image. C'est à grands coups de raccourcis du style des tweets que nos politiques tentent de séduire bien plus que d'informer.

Le poids des mots se résume à l'instantané émotif qu'il peut créer et non plus à la raison qu'il doit éveiller.

Les partis politiques, tout comme des grosses sociétés, ont leur porte-parole et un service de presse chargés de donner la meilleure image possible au contenu, quitte à bien masquer ce qu'il révèle en vérité. La NVA a d'ailleurs engagé une porte- parole francophone chargée des contacts avec la presse du sud du pays…

Je soulignais hier combien l'anecdotique envahit la pensée de chacun et prime aujourd'hui sur la raison qui elle demande du temps, de la réflexion pour donner un sens critique éclairé.

La nouvelle dynamique communicative me semble aller vers un appauvrissement de l'esprit humain aussi néfaste que celui du portefeuille. Il y a d'ailleurs une connexion entre ceux-ci. Focaliser la masse populaire sur l'anecdotique et l'image n'est pas un hasard. Elle résulte de la volonté d'une élite, autant financière que politique. Laisser et inviter le peuple à discourir sur les personnes et les futilités anecdotiques plutôt que sur la nécessité de le faire penser et agir pour qu'il combatte les inégalités et l'injustice relève d'une stratégie bien orchestrée des détenteurs ou des envieux de pouvoir.

A nous, de ne point tomber dans ce piège souvent tendu habilement et posé où nous ne l'attendions pas.            

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