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19/10/2014

"L'ère du peuple" Nouveau livre de Mélenchon.

mélenchon.pngJe regardais et écoutais hier à "On n'est pas encore couché" le brillant et intelligent tribun, mais aussi penseur qu'est Mélenchon. En dehors de ses joutes oratoires qui tuent les journalistes dont l'une assomma d'ailleurs la chroniqueuse Léa Salamé,  il livra une analyse plus qu'intéressante sur un monde en évolution et sa vision d'action politique. Ces constats sur l'accroissement des populations, l'épuisement des ressources naturelles de la planète, les espoirs sur la mer et les nouvelles énergies invitent à réfléchir. Voilà qui nous change des discours creux du socialisme et du libéralisme. L'homme qui aime la richesse des Constitutions sud-américaines (les ambassadeurs du Chili, du Venezuela, de Cuba et du Nicaragua s'étaient même déplacés pour la première présentation de son livre), et qui cite dans l'actualité le succès d'Eva Morales en Bolivie, avoue son dernier échec électoral avec sincérité.

Le pourquoi ça n'a pas marché parait à mes yeux bien plus simple que toutes les tentatives d'explications données. Le Pen donnait à sa fille le conseil de ne pas faire dans la nuance. Elle ne passe pas dans la masse populaire, disait-il, avec son machiavélique sourire d'abuseur du peuple.

Si Mélenchon est un tribun brillant qui sait haranguer les foules, il est aussi un intellectuel qui peine à faire comprendre sa vision politique. La majorité des gens préfèrent le voir polémiquer avec brio plutôt que de comprendre le vrai sens de ses mots. L'orateur paie son art. L'homme, contrairement aux Le Pen, place un magister moral sur les idées qu'il défend. Cela n'est pas souvent payant. Les opportunistes et aventuriers politiques sans principes, du style Di Rupo et Magnette chez nous ou Hollande et Vals en France restent des voleurs de gauche qui engrangent encore  beaucoup de voix, même s'ils sont en perte de vitesse en faveur d'autres voleurs. Et ce n'est pas la réapparition de Martine Aubry condamnant le social-libéralisme du gouvernement français qui changera la donne.

Je me demande même si la gauche  autre que celle dont se revendique le PS ne devrait pas abandonner cette dénomination.  Etre de gauche et se voir assimiler au socialisme d'aujourd'hui devient vraiment gênant.

 

10:15 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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