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31/10/2014

Un peu de ma vie dans la vie...

 

michel3.jpgJe ne sais si parfois vous ressentez aussi une lassitude face à la "bêtise" ou plus gentiment à la "légèreté" de ce que vous entendez dire autour de vous, de ce que vous lisez, y compris sur FB. Je me sens parfois comme un ovni sur cette planète. Je ne demande pas à tout le monde de suivre de près la politique (même si elle régit en bonne partie leur quotidien); de s'intéresser à des problématiques de société, de santé publique, de faim dans le monde; de ce qui sort en librairie, de ce qui se passe comme activités culturelles près de chez eux. Mais n'entendre  parler que des résultats de foot, que des ragots et rumeurs sur les voisins; que de ce que font enfants et petits-enfants, que des anecdotes people  style France Dimanche et Cie ou des papotages de quartier du genre: tel ou  telle a acheté ceci, s'habille comme ça, a pris des vacances ici ou là, que tel candidat a remporté une bête télé-réalité, etc.. etc...

Toute cette écoute arrive quelquefois  à me "tuer"! Que d'égocentrisme, que d'égoïsme, que d'individualisme. Et je ne parle pas des narcissiques pervers que j'ai bien eu soin d'écarter de mes relations autant familiales qu'amicales!

Je sais qu'il est plus facile parfois d'aimer le monde que son voisin, de s'émouvoir de la misère sur la planète tout en ignorant le clochard sous sa porte, mais  est-ce un bonheur et une valeur de vie de s'enfermer dans sa petite bulle en ne la comparant qu'à celle des autres, souvent dans une espèce de compétitivité ou une  tentative d'affirmation et de reconnaissance de soi  au travers de sa sphère privée dont d'ailleurs la plupart de vos interlocuteurs se montrent faussement attentifs, si ce n'est pas simple ( ou malsaine) curiosité?

Il m'arrive d'avoir une overdose des " c'est comme moi", des "je" et des "je"! Alors je vais un peu évacuer aussi de mon "je" !

Malgré mon impression d'être un ovni, je fais la cuisine (assez bien), je nettoie mon appartement ( moins bien qu'une femme), je change régulièrement la couette sur mon lit, je reçois amis et famille, j'aime faire le rigolo avec mes petits-enfants et je suis attentivement leurs résultats scolaires ( sont supers); j'ai souvent des problèmes de constipation; j'écoute ma vieille voisine, même quand elle vient pleurer chez moi parce qu'elle ne fait pas assez pipi et croit en mourir; je lis assez bien, surtout des articles, mais aussi des bouquins de tout genre, y compris des romans. Je suis souvent sur mon ordi, je lui écris ( lol),  je participe à des activités du PTB, je vais assez souvent au cinéma. J'ai un ami qui aime le foot et je regarde parfois avec lui des matchs; je vois souvent ma sœur et l'invite au théâtre, resto, concert et j'écoute ses futilités et autres choses plus sérieuses. Je garde le petit chien de ma fille lors de ses vacances, etc, etc… MDR. Ah oui, j'aide souvent encore des étudiants.

Bon, intéressant, non? Pour un ovni, au fond, je fais ce que le commun des mortels fait! Mais j'aime encore apprendre, alors je lis, je décode l'information, je me passionne pour ce qui est politique, sociologique, psychologique, historique, je milite pour certaines causes et surtout j'aime écrire pour mettre de l'ordre dans le bordel de mes idées! Et puis et puis, j'aime beaucoup la solitude, le silence autant que les sorties.

Assez parler de moi! La vie privée doit le rester et les jardins secrets bien gardés. Je voulais simplement mettre des mots sur mon overdose d'écoute de futilités qui tissent bien entendu la vie, la rend plus ou moins agréable, mais ne la remplit pas et entraine souvent la déprime.

Je ne suis pas en tout cas atteint du syndrome du nid vide. Le mien est toujours bien rempli et je me lève chaque jour ( tôt) avec bonne humeur et heureux de ne plus avoir la contrainte d'un boulot ( même si j'ai toujours aimé ceux que j'ai eu). Je me couche (tard) avec la même bonne humeur en m'endormant très vite! Je connais des souffrances, des doutes, des regrets ( rares), mais je ne connais jamais l'ennui.

Je ne sais si je suis utile ou non. L'inutilité peut d'ailleurs être très utile. Les irremplaçables peuplent les cimetières et cela n'empêche pas le monde de tourner. Bien remplir l'éphémère vaut parfois mieux que de s'entêter à vouloir l'éternité.  Chercher l'extraordinaire dans l'ordinaire offre souvent bien des découvertes passionnantes!

Voilà, fin de  mon élucubration du jour, spontanée et sans grand style.  Je vous salue bien! Et surtout faites votre vie comme vous l'entendez... et merci de vos partages.

 

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30/10/2014

Un gouvernement pour 5 ans?

michel3.jpgMalgré mon souhait, je crains bien que ce gouvernement puisse aller jusqu'au bout de la législature. La foudre méritée contre les fréquentations nauséabondes de deux ministres NVA ne suffira pas à incendier l'alliance avec le nationalisme flamand. Toute la NVA ne se confond pas avec des sympathies nazies. Par contre, ce parti va bien exercer avec ses alliés une politique économique de pure droite, avec ce que cela représente comme saccage de la fonction publique et une mise en place d'économies touchant la sécurité sociale. L'austérité va coûter cher aux travailleurs et demandeurs d'emploi. Le service public va se libéraliser et perdra sa définition de service au profit d'une rentabilité qui ne profitera aucunement à ses usagers mais bien à des groupes financiers.

La marche vers cette politique désastreuse avait déjà bien commencé avec pourtant un PS au pouvoir. Celui-ci la poursuit d'ailleurs à la région et à la communauté.

La différence linguistique et culturelle est donc bien moins à craindre que la ressemblance des programmes socio-économiques.

L'opposition PS au fédéral ne sera qu'un cirque visant avant tout à récupérer celles et ceux qui le quittent par idéal de gauche et à garder des militants liés à un demi-siècle de clientélisme bien orchestré.

Reste alors pour éliminer ce gouvernement antisocial, l'action syndicale et la rue. La FGTB, trop liée, à mes yeux et à d'autres, au PS par sa hiérarchie, sera évidemment un partenaire de poids. La CSC, avec une indépendance plus grande en Wallonie mais une attache évidente de son aile flamande au CD&V sera aussi dans la rue. La pression des deux poids lourds syndicaux  sera-t-elle suffisante ? Pas sûr.

Reste aussi la poussée du PTB, tant au nord qu'au sud. Le succès de sa "protest-parade" a confirmé sa capacité de mobiliser. Ce parti fait peur à une gauche classique devenue néolibérale, sous une étiquette rouge de sociale démocratie.

Si les alliances entre les forces de gauche restent fragiles, avec des petites chapelles en mal de reconnaissance, elles obligent une petite et encore très timide radicalisation  du puissant PS et de ses antennes associatives.

Le gouvernement, mis à mal, dès son installation, espère sans doute un essoufflement des mouvements sociaux. Il compte aussi sur un ralliement plus populaire d'un électorat en quête d'un pouvoir fort qu'il espère à tort lui offrir un sort meilleur par une politique lui faisant croire à de faux motifs de la crise et visant des boucs émissaires faciles à trouver.

Mais, nous francophones, ne nous leurrons pas. Les clés de la survie de ce gouvernement se trouvent essentiellement en Flandre. Cette Flandre trop souvent présentée comme exclusivement à droite, alors que sur le terrain même d'Anvers, fief de De Wever, le PTB a aussi fortement progresser. Autre point à souligner: la solidarité entre les travailleurs de tout le pays et pas seulement ceux touchés par des licenciements collectifs. La grogne commence aussi à se faire entendre au nord.

La survie de ce gouvernement dépend donc de multiples facteurs, y compris de ses résultats concrétisés et perçus dans le portefeuille de chacun. Elle dépend surtout de notre mobilisation, de notre solidarité. Cela dépend de notre volonté de nous informer, autrement que par des médias classiques, souvent incapables de nous plonger dans autre chose que l'anecdotique et évitant les vrais débats de société.

La politique n'a jamais été qu'un subtil rapport de forces. Les gouvernements éclatent souvent de l'intérieur parce que les composantes de sa majorité sont mises à mal par des pressions externes. Ne laissons pas cette pression à des lobbies financiers pour qui le profit compte bien avant la vie des gens.

 

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Hiérarchie et salaires

pyramide.jpgLa corruption n'est pas nouvelle. Elle peut se glisser dans n'importe quelle association. Elle n'est pas que politique. L'inculpation du trésorier du séminaire de Liège pour un détournement de 1 million d'euros montre que même dans la religion il n'y a pas que des saints.

En France, le dernier scandale de la coûteuse rénovation de l'appartement de Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, fait couler, à juste titre, beaucoup d'encre. Comme quoi cela peut aussi se passer dans la hiérarchie syndicale, grande défenderesse de la classe ouvrière! Affaire à méditer par le nouveau secrétaire général de la FGTB!

La limitation des salaires des mandataires du PTB veut avec justesse combattre la tentative, bien humaine, d'une hiérarchie qui pense devoir mériter plus qu'un travailleur au salaire "moyen".

Je ne suis pas pour une équivalence totale des salaires. Que celui qui exerce des responsabilités puisse jouir d'un salaire un peu plus élevé que le salaire moyen d'un ouvrier ne me gêne pas. Cet écart doit cependant être limité. Idem pour des professions "intellectuelles". Le tout sera de s'entendre sur cette limitation et son montant. La transparence des montants attribués et la dénonciation des abus me semblent être un premier pas à franchir pour éviter tout dérapage. Cela ne suffit évidemment pas. A l'Etat de jouer son rôle de régulateur et de ne pas prendre prétexte de la concurrence, de la fuite des " cerveaux" pour laisser champ à un libéralisme source d'injustice distributive. Il y a encore dans nos sociétés, des savants, des industriels, de grands intellectuels et manuels, des artistes exceptionnels, etc. pour qui le fric n'est pas le seul moteur de leur  vie professionnelle.

 

07:08 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/10/2014

Samba

 

samba.jpgJe suis rentré très déçu de ce film. Après avoir adoré "Intouchables", je m'attendais à mieux.  C'est pourtant un film truffé de plein de bonnes choses, mais il y en a trop! Sur les deux heures du film, je m'y suis ennuyé  plus d'une heure. Ce qui aurait pu être une comédie sociale, grâce aux thèmes actuels de notre société  tourne vite en comédie  " peace and love" irréaliste, lente et ennuyeuse. A la fois dramatique et humoristique, c'est gentil, mais rien de plus. On slalome dans des clichés faciles et on perd les repères beaucoup trop nombreux auxquels s'attache une mise en scène qui sent le désir de recette populaire. On se demande ce que viennent faire certains gags qui tombent vraiment à plat. Tout est un peu téléphoné.

Ce qui aurait pu être fort, à l'image d'Intouchables devient pommade. Finalement, la profondeur des thèmes se noie  dans un  joli conte sentimental et sirupeux. Dommage.  Oh, il y a pire comme film. Ce n'est pas du mauvais cinéma, mais pas du bon!

La bonne tête d'Omar Sy ne suffit pas, pour moi, à en faire un bon acteur. Son fort et grand charisme mérite mieux. Charlotte Gainsbourg est touchante, Tahar Rahim excellent et Iza Higelin très énergique. Hélas, la bonne interprétation ne suffit pas à sauver le film.  

 

08:00 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/10/2014

Les voleurs généreux...

pauvres et riches.jpgTandis que nos sociétés ont laissé sommeiller la lutte des classes, en croyant naïvement celle-ci dépassée, la classe possédante s'est mise de plus en plus au soleil. La société duale ne cesse de croître. Les médias n'ont d'yeux que pour les réussites de fric, d'honneurs, de privilèges, de pouvoirs. Les gens au bas de l'échelle sociale sont mis en appétit par toutes les brillances des dites réussites de fortune, qu'elles soient politiques, sportives, artistiques, médiatiques, commerciales. La minorité aristocratique des  " bien nés" reste  riche. De nouvelles minorités de parvenus en affaires, en politique sont apparues, suivies par celles du business sport et celui du spectacle. Les salaires faramineux de tops managers font rêver et d'aucuns tombent dans le piège de croire que si certains "petits" au départ ont pu réussir à gravir les échelons sociaux et sortir du prolétariat, chacun peut y arriver par la méritocratie personnelle et un peu de chance. Le "scandaleusement riche" ne serait réservé qu'aux joueurs de Lotto! Les autres richesses seraient moins scandaleuses et même morales. Elles dépendraient du sens des "affaires", de la qualité professionnelle, de l'effort et d'horaires fous de boulot, de l'ingénierie fiscale, de l'art de jouer avec le fric en bourse.

A côté de cette vision, s'installe pourtant une polémique, voire une révolte, sur des salaires scandaleusement élevés de tops managers, sur des "retraites chapeaux", telle celle récemment révélée de 21 millions d'euros de  Gérard Mestrallet, le patron de GDF Suez, avec de surcroît une provision de 103 millions pour les retraites chapeaux des seuls 20 membres du comité exécutif.

Une grosse majorité de citoyens s'élève contre des salaires bien trop copieux de ministres, parlementaires, hauts fonctionnaires, administrateurs d'intercommunales, etc.

La presse d'investigation, relayée par celle à sensation, fait écho de multiples corruptions chez les détenteurs de richesses ou de leur art d'échapper au fisc, comme encore tout dernièrement en France, le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Gilles Carrez (UMP), risque un redressement fiscal en raison du non-paiement de l'ISF. Il ne serait pas isolés, puisque,  selon le Canard Enchaîné, une soixantaine de parlementaires seraient visés aussi par le fisc. Les scandales belges n'ont rien à envier aux français.

Pourtant, les succès d'émissions étalant le luxe de têtes couronnées, de têtes d'entreprises et millionnaires en tout genre ne font que croître. Tout cet étalement est modéré par ce qui fait aussi recette: la générosité de ces magnas .  Les émissions à pistolets de confitures d'oignons ne cessent de mettre en avant les galas de charité, les visites aux moins nantis, aux pauvres handicapés et aux petits enfants malheureux. Emouvoir le peuple est devenu aussi très rentable. La générosité, la fraternité et la courtoisie sont mises en valeur chez celles et ceux qui partageraient la grosse valeur, bien entendu intègre, de leur portefeuille.  

Et ça marche. Les admirateurs se confondent même parfois avec les scandalisés. Les riches pickpockets de nos bourses sont à la fois admirés, hais, enviés et rejetés.

Voilà qui régit parfaitement notre société capitaliste et individualiste. Non seulement la générosité cache bien chez les riches une fausse solidarité leur donnant un semblant de bonne conscience, mais entretient un système qui continue les inégalités et la reproduction d'une dite "élite".

Quand donc comprendrons-nous que seules une véritable solidarité et un combat peuvent enrayer ce système inégalitaire? Que les compétitivités, tant du marché que celles entre individus engendrent la pauvreté pour la masse et la richesse pour quelques-uns. Qu'il ne s'agit pas d'un simple slogan, mais d'une réalité que nous pouvons décoder, pourvu de dépasser l'espèce de  "scandalite aiguë", certainement légitime et dénonciable. En effet, il s'agit moins de dénoncer des personnes que de nous attaquer vraiment à ce qui en est fondamentalement la cause: le système politique socio-libéral qui veut cacher son vrai nom de capitalisme. Où est la valeur liberté quand la personne n'a pas de quoi vivre dignement, c’est-à-dire avec un revenu sous ou juste au-dessus du seuil de la pauvreté?

A quand le réveil ?

 

 

23:42 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/10/2014

Collaboration ancienne et politique actuelle

moureaux.jpgLes propos de Monsieur Moureaux dans "Le Soir" d'hier me semblent mesurés et justes. «La société belge a une très grande difficulté à dépasser cet événement historique», constate l'auteur de la loi antiraciste. «Le danger, c’est de confondre les errements de certains, qui sont aujourd’hui tellement lointains que je ne vois pas comment on pourrait encore poursuivre leurs descendants, et les idées abominables qui ont mené à la catastrophe que l’on sait. Autant je suis d’une extrême fermeté sur la condamnation des idées, autant je n’aime pas que l’on en revienne toujours à ce procès de la Flandre qui a été, partiellement, un foyer de la collaboration», ajoute-t-il.

Selon lui, la Belgique a pratiqué dans le passé des dizaines de «mini-amnisties honteuses». Alors qu’il était ministre de la Justice, au début des années 1980, M. Moureaux dit d’ailleurs avoir régularisé certains dossiers mais il a évité de l’ébruiter. «C’était de toute façon inaudible à l’époque et ça l’est encore largement aujourd’hui».

A ses yeux, la Belgique aurait dû se montrer plus active dans le règlement de ce passé, et trouver un autre mot qu’«amnistie» qui braque une partie de la population. «Les actes répréhensibles ne peuvent pas être poursuivis éternellement. Sauf cas exceptionnels, comme les gens qui ont participé à la Shoah».

Jusque-là, je suis assez d'accord avec cette analyse pertinente, d'autant, je l'avoue, que cela va à contre-courant des hurlements d'Onkelinx qui ne doit pas se réjouir des propos de son ex mentor!  

Où je m'écarte de la prise de position du vieux requin politique est le fait qu'outre  la ferme condamnation des idées, nous ne pouvons accepter que des hommes d'aujourd'hui adoptent une attitude pour le moins ambigüe de soutien à ces idées en ne déclarant pas explicitement une condamnation ou pire en participant à des manifestations néo-nazis, sous prétexte de débats démocratiques. Trop, c'est trop. Si nous pouvons comprendre, sans pour autant admettre, que certains flamands ou wallons aient pu être entraînés dans la collaboration, nous ne pouvons admettre qu'aujourd'hui ils s'en trouvent encore pour défendre de thèses nazies. Ne pas entendre de regrets de la part d'amnistiés et voir certains manifester encore de la sympathie pour ce genre de personnage est inadmissible et condamnable. Circonstance aggravante quand de plus ces personnes exercent de hautes responsabilités dans l'Etat.  Il n'y a alors plus de nuances à comprendre et encore moins à accepter. Le petit jeu malsain et pervers de De Wever et des ouailles placées au gouvernement doit être cassé. Ces Messieurs doivent démissionner. La condamnation des idées par le Chef du gouvernement n'est pas suffisante. Les déclarations ambigües de certains ministres doit entrainer ipso facto leur démission. Il ne s'agit pas de vieux brols francophones mais bien de brols actuels avec une portée qui est bien plus que symbolique. Ils révèlent une inspiration politique et de régime qu'aucun démocrate ne peut laisser passer par esprit d'un compromis inadmissible.

 

08:01 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/10/2014

Sens politique

sens politique.jpgS'initier au sens politique et prendre conscience de son pouvoir concret d'influence et d'impact dans notre quotidien est bien difficile.

Je suis toujours effrayé d'entendre les gens dans des micros trottoirs, des discussions dans le bus ou autres lieux publics donner leur avis sur des sujets ou des hommes politiques.

C'est d'un vide sidéral! Heureusement, je me dis que ce ressenti populaire, pris souvent comme un échantillon représentatif, n'a qu'une valeur toute relative et d'ailleurs peu scientifique. Ma petite expérience veut aussi que je fréquente des gens et des milieux très éveillés à la "chose politique".  

Il n'empêche, notre monde de l'information, mais aussi celui de l'éducation ne font pas grand-chose pour aider à poser un regard lucide et conscientiser  sur l'importance de développer un sens politique.

Il y a bien quelques tentatives timides, comme ces conseils communaux d'enfants ou de jeunes, des visites organisées au parlement, etc. Toute une série d'initiatives existe bien, mais ne sert finalement qu'une petite minorité souvent issue de milieux privilégiés et élitistes.

Donner le sens politique n'est pas seulement, même si cela reste important, apprendre à décoder les modes de fonctionnement du pouvoir, ce qui se fait dans certaines écoles ou lieux de formation.

Donner le sens politique, c'est d'abord donner le sens de la cité, de l'autre, de la solidarité.  C'est refuser la compétitivité entre ceux qui auraient le savoir et ceux qui ignoreraient les codes complexes de la mécanique du pouvoir. C'est oser la solidarité du savoir et non sa compétitivité.

Le sens politique, c'est oser aussi remettre en question ses opinions, les confronter à la critique. C'est essayer de ne pas se contenter d'un ressenti. C'est s'informer en ne se limitant pas à de petits flashs journalistiques. C'est parler politique en famille. C'est comprendre que nous faisons partie d'un ensemble et dépasser nos petits intérêts.

Avoir pour moi le sens politique, c'est avoir le sens de l'émancipation humaine; ne pas ramener l'homme à un simple outil de production. Marx imaginait un monde où le travailleur pourrait forger le matin et jouer du violon l’après-midi... Bien autre chose que reculer la pension et augmenter les heures de travail!!!

 

13:35 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/10/2014

Le nouveau look de Charles Michel.

ch michel.pngRevêtu de sa tenue de premier ministre, le Charlot a sorti discrètement ses plumes de paon. L'hypocrisie bleue n'a d'égale que celle du PS redevenu rouge vif. Invité hier par Pascal Vrébost, il a tenté de se montrer au-dessus de la mêlée. Les mesures de son gouvernement seraient donc très sociales. L'emploi sera sauvé et augmentera grâce à la baisse des charges patronales. La recette de la formule n'a jamais réussi. Les cadeaux fiscaux aux entreprises n'ont jamais servi qu'à augmenter le profit des actionnaires, mais jamais l'emploi. Le filou assure d'ailleurs ses arrières en déclarant que cette augmentation de l'emploi dépendra évidemment de la conjoncture économique de l'Europe. Quand on connait le recul allemand, nous savons à quoi nous attendre.  Le valet du patronat, qui trouve maintenant qu'un saut d'index n'est pas suffisant, tend la main pour une concertation sociale. Le comble. On bétonne un accord avec des tas de projets  bien précis de lois antisociales et puis on se dit ouvert à la négociation.

Subtilement, l'ex maître du MR justifie son changement de position sur l'âge de la pension par un super rapport récent d'experts porté par un ex ministre socialiste. Bien vu. J'aime d'ailleurs la remarque pertinente de Raoul Hedebouw lorsqu'il déclare que si de nos jours nous vivons plus vieux, c'est justement parce que nous travaillons moins que dans le siècle passé. Et si le docteur Baclène, ministre des pensions et député depuis belle lurette, affirme que ses patients calidifontains âgés (qui ne doivent pas être très nombreux et sont des bourgeois bien nantis) sont encore bien portants, les maisons médicales du peuple, fortes de leur pratique de santé dans la classe ouvrière, ne cessent de dénoncer l'inverse.

Non, Monsieur Michel. Votre fausse modestie et vos répétitions sur votre sens des responsabilités ne tromperont que les naïfs. Non seulement vous serez un des fossoyeurs de l'unité national du pays, avec votre alliance avec la NVA, mais vous serez aussi celui d'une sécurité sociale si durement acquise.

08:22 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/10/2014

Succès de la Protest Parade

ptb parade.jpgLe PTB- PVDA a réussi la mobilisation de 7000 militants et sympathisants pour contester avec force et détermination un gouvernement antisocial. En flamand, comme en français, car c'est encore le seul parti national, les slogans ont fusé: "Economisez sur la guerre, pas sur l’enseignement"; "de l'argent, y en a, dans la poche du patronat"; "Charles Michel, Bart De Wever, entendez-vous ceux d’en bas qui refusent vos mesures de droite?"

La diversité des participants à la Protestparade était particulièrement frappante. D’Ostende à Borgerhout, de Liège à Namur, de Charleroi à Bruxelles en passant par Courtrai ou Genk, ils étaient venus de toute la Belgique.  Ouvriers, employés, enseignants, personnel de soins de santé, étudiants, dockers, métiers de la création, personnes sans-papiers, militants pacifistes…, tous ont marché dans les rues de Bruxelles. "Nous sommes un, wij zijn één".

Voilà qui change des grand- messes des partis traditionnels regroupant dans des salles bien cossues principalement des alimentaires et des employés de partis. La structure du PTB est bien autre. Ici, on ne vient pas pour avoir quelques faveurs des édiles de partis et les brosser dans le sens du poil. On vient parce qu'on est solidaire et animés par un vrai changement de société où les gens ne seront plus considérés comme de simples outils de profit.

Cela fait chaud au cœur et donne de l'espoir.

22:01 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

"L'ère du peuple" Nouveau livre de Mélenchon.

mélenchon.pngJe regardais et écoutais hier à "On n'est pas encore couché" le brillant et intelligent tribun, mais aussi penseur qu'est Mélenchon. En dehors de ses joutes oratoires qui tuent les journalistes dont l'une assomma d'ailleurs la chroniqueuse Léa Salamé,  il livra une analyse plus qu'intéressante sur un monde en évolution et sa vision d'action politique. Ces constats sur l'accroissement des populations, l'épuisement des ressources naturelles de la planète, les espoirs sur la mer et les nouvelles énergies invitent à réfléchir. Voilà qui nous change des discours creux du socialisme et du libéralisme. L'homme qui aime la richesse des Constitutions sud-américaines (les ambassadeurs du Chili, du Venezuela, de Cuba et du Nicaragua s'étaient même déplacés pour la première présentation de son livre), et qui cite dans l'actualité le succès d'Eva Morales en Bolivie, avoue son dernier échec électoral avec sincérité.

Le pourquoi ça n'a pas marché parait à mes yeux bien plus simple que toutes les tentatives d'explications données. Le Pen donnait à sa fille le conseil de ne pas faire dans la nuance. Elle ne passe pas dans la masse populaire, disait-il, avec son machiavélique sourire d'abuseur du peuple.

Si Mélenchon est un tribun brillant qui sait haranguer les foules, il est aussi un intellectuel qui peine à faire comprendre sa vision politique. La majorité des gens préfèrent le voir polémiquer avec brio plutôt que de comprendre le vrai sens de ses mots. L'orateur paie son art. L'homme, contrairement aux Le Pen, place un magister moral sur les idées qu'il défend. Cela n'est pas souvent payant. Les opportunistes et aventuriers politiques sans principes, du style Di Rupo et Magnette chez nous ou Hollande et Vals en France restent des voleurs de gauche qui engrangent encore  beaucoup de voix, même s'ils sont en perte de vitesse en faveur d'autres voleurs. Et ce n'est pas la réapparition de Martine Aubry condamnant le social-libéralisme du gouvernement français qui changera la donne.

Je me demande même si la gauche  autre que celle dont se revendique le PS ne devrait pas abandonner cette dénomination.  Etre de gauche et se voir assimiler au socialisme d'aujourd'hui devient vraiment gênant.

 

10:15 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |