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06/11/2014

De retour de la manif. Super, mais...

 

fgtb manif.jpgDe retour de la manif avec mes vieilles jambes en compote ! Avec surtout le sentiment de solidarité, mais aussi avec de grosses interrogations. Il ne faudrait pas que ce mouvement populaire soit une simple récupération du PS, via une FGTB qui si elle n'est pas monolithique dans sa base est tout même très inféodée au PS dans sa hiérarchie. Au nord, on connait aussi la liaison entre l'ACV et le CD&V, même si l'attache est moins grande qu'entre PS et FGTB. Ne parlons pas des syndicats libéraux, car comment être syndiqué et libéral!

Un retour au pouvoir du PS, n'arrangerait en rien et n'améliorait que très peu la politique antisociale. Di Rupo est un des pères  de la privatisation du secteur public et la politique à la région et à la Communauté n'a rien à envier à celle du Fédéral. Le socialisme belge et européen a basculé dans un vison néolibéral du libre marché et l'illusion d'un capitalisme contrôlé et modéré. Tous les partis traditionnels, y compris Ecolo, ont bien voté le traité très libéral d'austérité.

Notre politique belge, à tous les niveaux, est de plus en plus dépendante du grand bidule bureaucratique européen, livré au bon vouloir du monde du gros capital et de ses lobbies.

Tant que Bruxelles et Strasbourg seront aux mains des promoteurs du libre marché, le changement n'aura pas lieu.

La majorité des manifestants veulent pourtant ce changement de société, mais, hélas, pense qu'avec des mesurettes sociales, la situation serait déjà meilleure. La lutte des classes parait dépassée alors que c'est par elle qu'un changement radical pourra se faire et répondre profondément à l'attente des travailleurs et des moins bien nantis. Mais le PS a perdu cette vision et se contente de draguer la classe ouvrière en lui offrant des petits" cadeaux", comme l'Eglise fait l'aumône.

J'ose espérer le refus d'une concertation sociale qui n'est jamais qu'une certification patronale aux cons qui se contenteraient de maigres consolations.

Il faut qu'une véritable gauche se lève, qu'un vaste mouvement ouvrier (au sens large) soit prêt à un long et dur combat.

Ce contre-pouvoir, c'est bien connu, sera vite traité d'anarchique, de bandits et de casseurs. La violence de quelques-uns fera la une.  C'est une arme de droite bien connue et qui réussit souvent. Les revendications seront oubliées au profit d'images chocs.  Le spectre de tout perdre fait peur.

Nous risquons aussi que les syndicats soient mis à mal par des procédures de contrôle, comme  Margaret Thatcher l'a fait au Royaume-Uni. L'usure des grèves via une connaissance des trésors syndicaux de guerre connus par la pouvoir  a eu raison des mouvements de contre-pouvoir.

Bref la solidarité d'aujourd'hui peut être un signe fort, les actions qui suivront aussi. Il ne faudra pourtant pas tomber dans la manipulation autant de droite que de gauche. Seule une grande distanciation envers le PS et une radicalisation syndicale envers les partis dits de gauche ou du centre arrivera à une mise en question de la politique du libre marché où l'humain est rejeté aux oubliettes pour ne laisser que le profit réservé à une minorité. Pas gagné d'avance!!

 

18:27 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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