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24/11/2014

Grève ou pas grève?

grève3.jpgChacun a bien évidemment le droit de penser  des grèves ce qu'il veut. D'être contre, de les trouver inutiles ou aggravant même la situation, mais en lisant beaucoup de commentaires de ceux qui se manifestent contre, je constate que la majorité, du moins de ceux que je lis, s'en prennent à la grève pour des raisons de petits ennuis personnels qui bouleversent leur petit quotidien, bien plus que d'une préoccupation solidaire dans un sens ou dans un autre. Les "moi je" s'affirment et le "nous" se dilue dans la primauté de l'individualisme. L'esprit de citoyenneté semble absent. D'autres adhèrent à la forme illusoire d'une démocratie parlementaire, laissant aux élus le blanc-seing et se contentant d'attendre la prochaine élection.

Je n'ai rien d'un moraliste. Je ne veux faire la leçon à personne, mais je ne peux m'empêcher de me poser certaines interrogations. Est-ce aux politiques ou au  militantisme ouvrier à qui nous devons le développement des conquêtes sociales ? Face à la pauvreté grandissante, au chômage, au pouvoir d'achat qui ne cesse d'être raboté, aux licenciements collectifs, à l'aggravation des conditions toujours plus stressantes de travail, allons-nous attendre dans notre fauteuil que nos politiciens changent cette situation ? Ne devrions-nous pas nous joindre à la réaction des travailleurs unis pour faire face et exiger l'alternative possible à la politique qui n'est dictée que par le grand capital? La grève n'est-elle pas le bon, si pas l'unique moyen, de rappeler aux patrons que la richesse n'existe que par les travailleurs? De les forcer à des accords plus équitables?

La peur de la mobilisation n'est pas seulement gouvernementale, elle est aussi au cœur de la finance et de sa nouvelle bourgeoisie. La passé a montré qu'ils préfèrent la conciliation à une répression qui ne ferait que radicaliser les positions. Ils savent qu'ils ont besoin des organisations de" gauche" pour la canaliser. Je regrette d'ailleurs la déclaration de Marc Goblet, secrétaire général de la FGTB, qui avoue devant les caméras l'utilité de la compétitivité. Non, Monsieur né socialiste et qui le restera jusqu'à la fin de ses jours, l'économie compétitive n'est pas celle qui convient aux travailleurs, c'est celle qui les maintient dans la division et le recul social! Je ne pense pas que les travailleurs veulent encore  du contrat pourri qui unit une gauche gouvernementale à la Di Rupo et consorts à un libéralisme attaché aux lois d'un libre marché. C'est un autre type de société et de système que nous voulons et que pouvons faire changer. Nous refusons la capitalisme autant que les dérives bureaucratique et impérialistes d'un stalinisme. Nous pouvons créer un autre système de société. Podemos!!!

 

18:34 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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