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26/11/2014

Les riches toujours plus riches. Une caricature?

riches.jpgOn connait bien le dicton " appauvrir les riches, n'enrichit pas les pauvres". Pas si évident. Une taxe sur les millionnaires éviterait en tout cas d'aller chercher encore plus d'argent chez ceux qui en ont le moins. Nous en sommes très loin. Bien au contraire. Les riches ont l'art de se protéger, aidés par ceux qui nous gouvernent. Dernier exemple en date:  La limitation des salaires (290.000€) dans les entreprises publiques, une mesure prise par le gouvernement Di Rupo, n'a jamais été coulée dans une loi. Le ministre de tutelle Alexander De Croo laissera donc les conseils d'administration régler les questions salariales, rapporte L'Echo mercredi. Il faut dire aussi que le PS Labille gagnait lui-même plus que le barème imposé et refuse de dire ce qu'il en est!

Rappelons-nous  aussi cette enquête du quotidien De Standaard qui avait analysé les données fiscales entre 1973 et 2011. Il en ressortait que:

•les 20% des Belges les plus riches percevaient la moitié des revenus annuels perçus en Belgique;

•les 10% des plus riches empochaient 1/3 des revenus;

•le 1% des plus riches s'octroyaient  7,5% du pactole, en nette augmentation par rapport à il y a un quart de siècle.

Tous ces calculs concernaient les personnes honnêtes et consciencieuses dans ce qu'elles déclaraient fiscalement. Nous savons, et les derniers scandales le confirment que l'ingénierie fiscale permet aux plus riches des riches d'éluder leur devoir (et à leurs avocats ou fiscalistes de faire fortune).

Comment ne pas alors soutenir une révolte ouvrière et de la classe moyenne? Nous laisserons-nous condamner  à bosser de plus en plus pour gagner moins? Modération salariale, suppression de l'index ne sont que les prémices d'une injustice  fiscale croissante où les pauvres seront de plus en plus nombreux.

Les premiers à juger l'Etat providence comme un trop beau "paradis social" sont ceux qui se cachent les yeux sur les "paradis fiscaux" ou pire encore vont eux-mêmes y placer leur superflu, laissant ainsi dans la panade ceux qui peinent à obtenir leur essentiel.

Nous sommes évidemment mal informés puisque les magnas de la finance détiennent presque la totalité des médias et font élire leurs pantins via la médiatisation de ceux-ci.

Les réseaux sociaux nous permettent une contre-information dont nous devrions bien plus profiter, en ne nous laissant pas enfermer uniquement dans nos petits égos aimant à trop étaler nos "petites affaires". Nous sommes aussi les responsables du détournement de l'attention à apporter au monde et à ses injustices. Attendrons-nous d'être à genoux pour nous lever contre elles?

 

08:36 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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