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30/11/2014

Frères ennemis et faux-culs.

juppé.jpgL'élection de la présidence de l'UMP en France est une nouvelle fois significative du jeu politicien qui consiste à courtiser ses "amis" en interne tout en employant le poignard capable de le tuer. Chacun prêche le rassemblement des forces  tout en soutenant les divisions internes. Exercice d'équilibriste périlleux. Valse des faux-culs. Ce qui compte est le pouvoir et le fric qui y est attaché. Bonjour les cocus de militants, pris en otages. Mais les partis français ne sont évidemment pas les seuls à connaitre ce type de fonctionnement.

Je ne connais, chez nous, que le PTB qui évite (pourvu que ça dure) ce piège de guéguerre interpersonnelle. Cela est certainement dû, non seulement à ce sens réel de solidarité que je constate, mais surtout aussi au fait que les mandataires sont payés sur base d'un salaire moyen (1450€). Cela évite en tout cas, une compétitivité de "portefeuilles"  et de mandats et ramène l'exercice du "pouvoir" à un véritable service collectif.

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29/11/2014

Sommet de la Francophonie à Dakar.

sommet_1_0.jpgC'est un peu dingue, tout le fric dépensé pour tous les sommets. Les dites élites du peuple ne pourraient-elle pas faire plus simple et tous les flonflons de représentativité sont-ils utiles?

 « Au moment où il y a des problèmes ici, l’Etat se permet de dépenser tout cet argent pour des trucs de prestige… c’est du n’importe quoi, commente un Dakarois. Il y a des gens qui n’ont qu’un seul repas dans la journée, on manque de tout dans nos hôpitaux, et là, ils dépensent des millions ! ». Je rejoins bien son avis. Dakar se fait belle pour des chefs d'Etat et retombera vite dans un quotidien nettement moins beau. Toujours cette fameuse image de com!

Je ne dis pas que ces rencontres sont inutiles. Mais ils n'en sort souvent que de belles déclarations d'intentions.

Rappelons que la Fédération Wallonie-Bruxelles est la seule entité belge à participer au financement effectif de l'OIF, dont elle est le troisième contributeur, après la France et le Canada, à hauteur d'une douzaine de millions d'euros par an, dont la moitié environ pour la télévision francophone TV5. Comme rien ne vient du Fédéral, cela doit moins faire râler Bart! Rien ou presque, car je suppose que le voyage de Charlot n'est pas pris en charge par la FWB.

Afin d'éviter tout problème communautaire,  notre serre-fesses et courtois président Demotte  a même mis en avant la diversité que la Francophonie porte en elle, parlant même  en néerlandais et à l'adresse manifeste du public flamand. Très bien.

Mais à lire les comptes rendus de la presse, j'ai surtout l'impression qu'on va passer beaucoup de temps à choisir le nouveau secrétaire général de la Francophonie pour succéder à l'ancien président sénégalais Abdou Diouf, 79 ans, après trois mandats, parmi cinq candidats. Bataille en vue pour anciens politiques à recaser grassement. Vous connaissiez vous ce Diouf? Perso, je connaissais mieux l'acteur sympa Mous Diouf…  Et pourtant, ce grand monsieur, a été président du Sénégal pendant  près de 20 ans.  Reconverti donc dans ce poste de secrétaire général, il aurait contribué à faire de l'OIF, non plus une institution  purement technique mais une institution à caractère politique, ce qui aurait été d'un grand apport pour la paix et l'évolution démocratique au sein de l'espace francophone. Bien, bien, dont acte!  Bon, je vais pas encore râler sur tout…

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28/11/2014

Les petits plats politiciens

caviar.jpg

Les petits plats politiciens sont souvent composés de petits ingrédients pas très ragoûtant qu'il faut faire avaler dans un cercle élargi d'amis et d'ennemis en appétits de caviar.  Ainsi, selon le Vif, le clan Reynders voudrait renouer avec le PS. Le pantin Michel est, dans la ligne bien traditionnelle des partis, très bien aidé donc par ses "amis". Les petites stratégies de pouvoir se mettent en place. On soutient d'un côté et on poignarde de l'autre. Très connu! Bien entendu, le citoyen est tenu à l'écart de tous les petits complots et bombardé de discours élégants qui lui font croire au service de l'intérêt général qui préoccupe ces bonzes élus et bien payés par notre volonté démocratique… Il faut bien se placer pour l'avenir et l'allégeance à fiston Michel ne semble pas être vraiment la bonne carte à moyen terme. De l'autre côté, le PS doit se dire que la fidélité de Lutgen c'est bien, mais qu'il faudra certainement compter un jour sur l'infidélité de Reynders. Avec un Etat fédéral  NVA qui va se liquéfier, vaut mieux loucher vers le pouvoir dans les régions!

Et pauvres de nous, peu éclairés sur les petits plats politiciens, s'accrochant naïvement aux plats indigestes servis par des dames et messieurs pour qui seul compte celui de luxe qui leur sera servi à l'avenir! Et si on cassait, une bonne fois pour toutes, la table de ces seigneurs de pacotilles. Si cela est impossible, dégueulons au moins sur le caviar qu'ils veulent bouffer. Avec ce qu'ils nous font avaler, ce sera facile...

 

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L'indécence des politiciens et des tops managers

top manager.jpgEn admettant qu'ils travaillent beaucoup, qu'ils soient d'une grande compétence, il n'en résulte pas moins que les salaires exorbitants  des grands patrons ne leur permettent pas de venir nous "prêcher" la nécessaire austérité. C'est plus qu'indécent. Comme le titre du livre de Peter  Mertens le dit si bien: "Comment osent-ils". C'est une véritable honte. Les salaires politiques viennent de notre poche de contribuable et pour les tops managers privés il faut ajouter celle de la richesse produite par leurs travailleurs.

Michel Ier gagne 920€ par jour, sans compter les "petits" avantages en surplus. Une journée reste une journée et personne ne peut travailler 24h sur 24h! Mais cela n'est que la pointe de l'iceberg. Le pauvre Michel est moins payé que des tops managers de parastataux comme ceux de la SNCB ou Bpost ou Proximus.

Marco Van Hees (pas encore député PTB) soulignait déjà très bien en 2006  dans "Frère Albert.  Le site des gros patrimoines" les disparités honteuses entre les gros patrons et leurs employés. Je le cite:

"Le monde patronal est ébranlé. Au moment où il rêve de cadenasser les salaires des travailleurs, ceux-ci découvrent les salaires indécents que les dirigeants des grandes entreprises ont touchés en 2005: 1,75 million d'euros, en moyenne, pour les tops managers du Bel 20 (les vingt principales sociétés cotées à la Bourse de Bruxelles).

Attention à la démagogie, crient les patrons: on ne parviendra pas à augmenter le salaire des travailleurs en réduisant celui des tops managers. Ainsi, le rédacteur en chef de Trends explique: «Additionnez les salaires des dirigeants de nos mille plus grandes entreprises, le total ne représentera que 0,001% du produit intérieur brut de la Belgique.»

Le grand manitou de La Poste, Johnny Thijs, répète la même idée: «Un journaliste a récemment calculé combien chaque postier toucherait si on partageait entièrement mon salaire: cela ne leur ferait presque pas de différence.»2 Effectivement, ils n'empocheraient chacun que 20 euros par an.

Seulement, il y a patron et patron. Il y a celui que l'on voit: le top-manager, qui dirige l'entreprise. Puis, il y a le vrai patron: celui qui possède l'entreprise, l'actionnaire principal. Prenez le groupe Solvay: son dirigeant, Aloïs Michielsen a touché 1,64 million d'euros en 2005. Enorme. Mais cette même année, la famille Solvay-Janssen a perçu des dividendes (rémunération des actionnaires) pour... 52,62 millions d'euros.

Bref, le salaire du manager est une poupée russe qui en cache d'autres: la partie du bénéfice qui reste dans l'entreprise, la partie du bénéfice distribuée sous forme de dividende, la fortune totale du capitaliste (la valeur de ses actions).

Dès lors, pas difficile de comprendre pourquoi les dirigeants d'entreprise sont si bien payés. Le président de Bekaert, Paul Buysse, justifie d'ailleurs très lucidement son salaire: «L'action de Bekaert a triplé l'année passée et nos bénéfices sont plus élevés que jamais. Ce qui fait que nos actionnaires ont pu encaisser un joli dividende.» Il omet simplement de préciser que c'est en réduisant la masse salariale ­ à travers plusieurs restructurations ­ qu'il a atteint ces résultats. Et dire que ce sont les mêmes qui veulent imposer un Pacte de compétitivité modérant nos salaires, au nom de la situation difficile des entreprises.

La politique antisociale des patrons et les cadeaux fiscaux reçus du gouvernement ont permis aux entreprises d'augmenter fortement leurs bénéfices: +24% en un an, selon les chiffres provisoires de la Banque nationale. Elles ont donc largement de quoi augmenter les salaires.

Quant à l'augmentation des allocations sociales (pension, invalidité, chômage), pourquoi ne pas les financer en taxant les grosses fortunes. Un impôt de 1 à 2% sur les fortunes de plus de 500000 euros rapporterait au moins cinq milliards d'euros chaque année. Pas une petite somme...".

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27/11/2014

Et si on boycottait nos JT ?

jt2.jpgjt3.pngVraiment ras-le-bol de voir comment l'information est traitée tant sur la RTBF que sur RTL. Ces chaînes sont des perroquets de l'establishment politique et de la pensée unique.  Rien comme véritable investigation. Rien ou presque comme relais d'une pensée alternative. Avec en plus, une litanie de faits divers, moins anodins d'ailleurs qu'en apparence. Affirmation d'une insécurité distillée par une litanie de faits divers sordides. Débilisation de notre pensée via un relais d'actualités peoples. Actualités étrangères bâclées et très orientées par le monde capitaliste made USA. Places uniques réservées à nos petits et vieillots ténors politiques, avec une popularité qui résulte de leur nombre de passage sur petit écran, et non bien entendu sur le contenu bien creux de déclarations banales et bien connues.

Toute cette information de merde (il n'y a pas d'autre mot) participe à un processus visant à amoindrir la réflexion critique et la mobilisation.  

Sous une apparente neutralité, ces médias, comme bien d'autres de la presse écrite, participent à une intoxication générale d'une masse qui ingurgite leurs flashs et raccourcis comme une vérité absolue.

Je me demande parfois, s'il ne faudrait pas boycotter l'audience de ces JT et autres émissions de lobotomisation de nos cerveaux!     

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26/11/2014

Les riches toujours plus riches. Une caricature?

riches.jpgOn connait bien le dicton " appauvrir les riches, n'enrichit pas les pauvres". Pas si évident. Une taxe sur les millionnaires éviterait en tout cas d'aller chercher encore plus d'argent chez ceux qui en ont le moins. Nous en sommes très loin. Bien au contraire. Les riches ont l'art de se protéger, aidés par ceux qui nous gouvernent. Dernier exemple en date:  La limitation des salaires (290.000€) dans les entreprises publiques, une mesure prise par le gouvernement Di Rupo, n'a jamais été coulée dans une loi. Le ministre de tutelle Alexander De Croo laissera donc les conseils d'administration régler les questions salariales, rapporte L'Echo mercredi. Il faut dire aussi que le PS Labille gagnait lui-même plus que le barème imposé et refuse de dire ce qu'il en est!

Rappelons-nous  aussi cette enquête du quotidien De Standaard qui avait analysé les données fiscales entre 1973 et 2011. Il en ressortait que:

•les 20% des Belges les plus riches percevaient la moitié des revenus annuels perçus en Belgique;

•les 10% des plus riches empochaient 1/3 des revenus;

•le 1% des plus riches s'octroyaient  7,5% du pactole, en nette augmentation par rapport à il y a un quart de siècle.

Tous ces calculs concernaient les personnes honnêtes et consciencieuses dans ce qu'elles déclaraient fiscalement. Nous savons, et les derniers scandales le confirment que l'ingénierie fiscale permet aux plus riches des riches d'éluder leur devoir (et à leurs avocats ou fiscalistes de faire fortune).

Comment ne pas alors soutenir une révolte ouvrière et de la classe moyenne? Nous laisserons-nous condamner  à bosser de plus en plus pour gagner moins? Modération salariale, suppression de l'index ne sont que les prémices d'une injustice  fiscale croissante où les pauvres seront de plus en plus nombreux.

Les premiers à juger l'Etat providence comme un trop beau "paradis social" sont ceux qui se cachent les yeux sur les "paradis fiscaux" ou pire encore vont eux-mêmes y placer leur superflu, laissant ainsi dans la panade ceux qui peinent à obtenir leur essentiel.

Nous sommes évidemment mal informés puisque les magnas de la finance détiennent presque la totalité des médias et font élire leurs pantins via la médiatisation de ceux-ci.

Les réseaux sociaux nous permettent une contre-information dont nous devrions bien plus profiter, en ne nous laissant pas enfermer uniquement dans nos petits égos aimant à trop étaler nos "petites affaires". Nous sommes aussi les responsables du détournement de l'attention à apporter au monde et à ses injustices. Attendrons-nous d'être à genoux pour nous lever contre elles?

 

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24/11/2014

Grève ou pas grève?

grève3.jpgChacun a bien évidemment le droit de penser  des grèves ce qu'il veut. D'être contre, de les trouver inutiles ou aggravant même la situation, mais en lisant beaucoup de commentaires de ceux qui se manifestent contre, je constate que la majorité, du moins de ceux que je lis, s'en prennent à la grève pour des raisons de petits ennuis personnels qui bouleversent leur petit quotidien, bien plus que d'une préoccupation solidaire dans un sens ou dans un autre. Les "moi je" s'affirment et le "nous" se dilue dans la primauté de l'individualisme. L'esprit de citoyenneté semble absent. D'autres adhèrent à la forme illusoire d'une démocratie parlementaire, laissant aux élus le blanc-seing et se contentant d'attendre la prochaine élection.

Je n'ai rien d'un moraliste. Je ne veux faire la leçon à personne, mais je ne peux m'empêcher de me poser certaines interrogations. Est-ce aux politiques ou au  militantisme ouvrier à qui nous devons le développement des conquêtes sociales ? Face à la pauvreté grandissante, au chômage, au pouvoir d'achat qui ne cesse d'être raboté, aux licenciements collectifs, à l'aggravation des conditions toujours plus stressantes de travail, allons-nous attendre dans notre fauteuil que nos politiciens changent cette situation ? Ne devrions-nous pas nous joindre à la réaction des travailleurs unis pour faire face et exiger l'alternative possible à la politique qui n'est dictée que par le grand capital? La grève n'est-elle pas le bon, si pas l'unique moyen, de rappeler aux patrons que la richesse n'existe que par les travailleurs? De les forcer à des accords plus équitables?

La peur de la mobilisation n'est pas seulement gouvernementale, elle est aussi au cœur de la finance et de sa nouvelle bourgeoisie. La passé a montré qu'ils préfèrent la conciliation à une répression qui ne ferait que radicaliser les positions. Ils savent qu'ils ont besoin des organisations de" gauche" pour la canaliser. Je regrette d'ailleurs la déclaration de Marc Goblet, secrétaire général de la FGTB, qui avoue devant les caméras l'utilité de la compétitivité. Non, Monsieur né socialiste et qui le restera jusqu'à la fin de ses jours, l'économie compétitive n'est pas celle qui convient aux travailleurs, c'est celle qui les maintient dans la division et le recul social! Je ne pense pas que les travailleurs veulent encore  du contrat pourri qui unit une gauche gouvernementale à la Di Rupo et consorts à un libéralisme attaché aux lois d'un libre marché. C'est un autre type de société et de système que nous voulons et que pouvons faire changer. Nous refusons la capitalisme autant que les dérives bureaucratique et impérialistes d'un stalinisme. Nous pouvons créer un autre système de société. Podemos!!!

 

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23/11/2014

Politique: simple produit marketing?

 

nva.pngEn lisant dans Le Vif  de cette semaine un article sur le comment la NVA a construit sa victoire, nous pouvons vraiment nous interroger en nous demandant si la politique, et pas uniquement dans ce parti, n'est pas seulement devenue une affaire de marketing, bien plus qu'une affaire de choix idéologique, de valeurs ou de vision de société.

Loin du débat d'idées, de programme, ce qui compte avant tout est de construire une stratégie de communication. Elle est confiée à des experts étrangers au programme, chargés de nous vendre un parti comme on vend une savonnette ou un yaourt.

Le citoyen n'est plus vu comme un homme de réflexion, mais comme simple cible commerciale. Le but n'est point de faire passer des idées, des valeurs,  mais bien d'arriver, par une stratégie redoutable, à un score électoral. L'envie de pouvoir est confiée à des experts de marques qui n'ont aucun problème de conscience. L'électeur n'est vu que comme simple consommateur. Les slogans sont cogités sur la psychologie de ceux-ci. Il faut entraîner un réflexe et non une réflexion. Ainsi, dans la campagne NVA, l'expert interdit toute attaque la réplique aux attaques. "Chaque fois que vous réagissez, écrit-il, vous alimentez vos adversaires politiques pour leurs prochaines attaques." Puis il y va du concept d'association d'idées. " Changement et progrès sont évidemment liés : si l'on change, c'est pour améliorer les choses. D'autant que les deux concepts commencent, en néerlandais, par la lettre V (verandering-vooruitgang)..."  Le changement pour le progrès" est immédiatement approuvé.  Peu importe au fond ce qu'est le changement ou le progrès, ce qui prime avant tout est le concept.

Nous voilà donc piégés, comme la ménagère qui prétend ne pas acheter par influence de la pub. Et pourtant, sans pub, pas de gros chiffres d'affaire. Les partis  se vendent comme du coca-cola.

A nous de réagir en prenant soin de garder notre sens critique, sans nous laisser entraîner dans des slogans qui font appel à notre subjectivité, à nos préjugés, à notre émotivité. Confrontons notre critique et notre choix sur une base de résultats. Depuis plus de dix ans, les progrès sociaux, obtenus par le combat de nos ancêtres, sont en régression. La solidarité des anciens s'est anémiée dans l'ombre de l'individualisme où le petit égo cède aux vils instincts de l'égoïsme cherchant chez l'autre la cause de son mal-être. Le racisme renaissant en est une preuve.

Notre vote et notre intérêt pour la chose publique, pour la vie de la cité s'asphyxient dans la paresse en prétextant que les politiques sont toutes les mêmes. Plus grave encore, en y répondant par l'adhésion à des idéologies d'exclusion en recherche de boucs émissaires auprès des plus démunis de notre société.

Refusons le marketing politique. Osons changer nos préjugés et résistons aux partis traditionnels qui ne nous présentent que des sparadraps de bien-être. Osons croire à des alternatives possibles. Pas celles qui visent les plus faibles, mais bien celles qui exigent que les plus forts, les grands assistés que sont les multinationales et leurs actionnaires, les millionnaires, les privilégiés du système paient leur dû.

Exigeons que nos responsables politiques soient à notre service et non l'inverse.

 

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21/11/2014

Non au pouvoir de l'argent. Oui à la grève des travailleurs.

grève.jpgLe baron Empain vient encore de le rappeler de façon abrupte et franche. Le pouvoir politique est une illusion, seul l'argent gouverne le monde de l'économie. Voilà qui est bien révélateur de la prédominance du fric sur tout autre intérêt général et humain.

Sans être économiste et expert, chacun peut constater combien l'économie de notre pays, de l'Europe et du monde nourrit le déséquilibre entre le citoyen, l'Etat et le marché.

Comment ne pas constater la mollesse, voire la complicité de nos responsables politiques face aux ravages des marchés financiers et ses conséquences d'aggravation de la pauvreté. Leurs priorités semblent ailleurs et le prix des conneries des places boursières est remis sur notre dos.

Les tentatives hypocrites de régulation par des institutions européennes ou internationales comme la BCE,  l'OMC ou le FMI  sont des miroirs aux alouettes et de faux fils conducteurs pour endiguer les flots de capitaux déstabilisant une économie réelle au service de l'homme.  

Les tenants du "Grand Capital"  (de 1 à 10%) se foutent du monde ouvrier et dirigent sans aucun scrupule les politiques nationales et internationales. Comment croire, par exemple, à l'Union européenne, quand elle n'est qu'une Europe des marchands, soutenue par les principaux groupes des partis, y compris les socialistes. Et que dire du Charlot Michel 1er et de toute la clique à De Wever, émules de toute la bourgeoisie patronale qui ne cessent de nous marteler la nécessité d'une politique responsable exigeant l'austérité pour tous, sauf pour eux et les plus nantis… 

Face à cette situation, comment est-il possible de voir encore des gens s'ériger contre les grèves et la résistance sociale? Comment certains peuvent-ils encore céder au chantage patronal qui hurle au désastre causé par ceux qui refusent les effets d'une politique qui n'ose s'attaquer au grand capital. Accepterons-nous, car c'est ce qui se prépare, à nous laisser tirer dessus, comme l'a fait Thatcher sur les mineurs ou redeviendrons-nous les combattants du temps de Germinal?

 

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Di Rupo, le mandat de trop?

départ Di Rupo.jpgCertains le pensent, le disent, l'écrivent. Je suis de l'avis du "trop". Mais il ne sera pas le seul. La recette PS de tabler d'une part sur le clientélisme et ses dictats sur des piliers populaires tels que mutuelle et syndicat, et d'autre part sur la mise en avant des individualités lui a fait perdre sa dimension idéologique de gauche pour se noyer dans une sociale démocratie molle et sans consistance. Les "parvenus" tant décriés par le maître, mais toujours en place, risquent bien de connaître aussi des sorties peu glorieuses. 

La cure actuelle d'opposition au gouvernement fédéral de droite ne suffira pas à  redonner la vigueur d'un combat de base et la virginité d'une parole mille fois trahie. Tout le blabla, toute la campagne pour récupérer  les nombreux travailleurs déçus ne suffiront pas à redonner au PS une crédibilité idéologique.

L'habileté, la stratégie du papillon rouge, soignant comme nul autre l'image de ses ailes caméléonnes,  se heurteront de plus en plus à l'usure du pouvoir pour le pouvoir.

Le jeune ténor de l'anticapitalisme, devenu avec l'âge la voix fluette et inaudible de la lutte des classes, n'aura plus le grand orchestre de la classe ouvrière. Il devra se contenter d'un refrain a capella devant la cour de ses fidèles courtisans dont certains se demandent déjà si par opportunisme il ne vaudrait pas mieux prendre distance avec l'empereur en voie d'exil.  

Les fleurs en bouquet  qu'il espère certainement recevoir en fin de son mandat de trop risquent bien de se confectionner en une gerbe mortuaire pour vivant sans plus de pouvoir.

Je n'ai rien de quelqu'un sachant lire dans une boule de cristal, mais l'avenir de cet homme et de son parti semblent bien compromis.

 

00:18 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |