mik dupont UA-70672535-1

02/12/2014

Froid et SOS caritatifs.

viva for live.pngLes grands froids approchent. Avec eux,  les appels à générosité se multiplient. Viva for live, resto du cœur, opération chaussettes, etc., etc.,  se remettent en action. Certaines émissions seront même sponsorisées par des marques de multinationales! C'est que l'action caritative et son audience font recette et pas seulement au profit direct de ses bénéficiaires. Se montrer humain fait vendre. Voyez l'exemple du café Douwe Egberts Belgium: un pack  acheté = deux tasses partagées!

A côté des marques, ajoutez les stars de la chanson et des sports, et vous aurez un cocktail  de la générosité des grands, s'ajoutant à la masse des donateurs.

On connait déjà mon point de vue. Comme tout le monde, il m'arrive de répondre à l'une ou l'autre sollicitation du genre. Je ne mets point en cause la bonne intention de certains organisateurs. Par contre, concernant des multinationales, le moins qu'on puisse dire est que c'est plus douteux, même si les œuvres qui en profitent en sont bien heureuses. Moi-même, j'ai fait  pourtant cliquer pour un projet de resto social soutenu par Carrefour. Chacun a ses faiblesses...

Et pourtant, si les journalistes mettaient autant d'ardeur pour  dénoncer les causes des inégalités, et pas seulement en Afrique, en Asie, mais chez nous, cela s'avérait nettement plus utile. Mais, engloutis dans la pensée bien-pensante et prisonniers eux-mêmes du système qui les fait vivre, il est plus facile de faire appel à la générosité du cœur qu'à la raison critique. A nous donc de joindre les deux. La pauvreté n'est pas une fatalité.  La précarité n'est pas un fléau qui s'abat au hasard sur une partie de la population. C'est le  fait de processus économiques et sociaux que l'on peut combattre à condition d'être déterminés. La grève, quoiqu'en pensent certains, fait partie de ce combat. La générosité de droite n'apporte que des sparadraps sur une plaie qu'elle ouvre et entretient. La politique à la Michel Ier augmente la demande en chaussettes chaudes et resto sociaux. Notre gouvernement ne connait la grande générosité qu'envers les possédants de pantoufles de luxe. Se faire bonne conscience en remplissant des caddies pour nécessiteux ne suffit qu'à ceux qui acceptent consciemment ou pas les causes d'inégalités.

Notre monde de l'information nous parle de la montée de la pauvreté, mais dans une approche où les échecs des politiques sociales ne peuvent être perçus.

Triste société que celle où la compétitivité se retrouve même dans la concurrence effrénée entre les associations.

A nous de réfléchir et d'agir. Vider nos armoires ne suffit pas. Sortons plutôt notre colère en rue et exigeons une politique n'engendrant pas la pauvreté. Refusons de n'être que les pigeons de la consommation des produits généreux pour devenir des aigles de contestations et de propositions capables de créer un nid chaud pour tous!

 

17:27 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.