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04/12/2014

Di Rupo ou Michel: chou vert et vert chou?

chou2.jpgNe nous trompons pas de cible pour sortir de l'impasse actuelle, éradiquer le cancer d'une pauvreté croissante, stopper l'austérité et garantir une vie décente aux travailleurs et à leurs enfants. L'inquiétude de larges couches sociales, exprimée lors des grèves actuelles aurait tort de ne viser qu'un changement de gouvernement.

Notre légitime colère, mêlée parfois du sentiment d'impuissance face à une politique au service des classes possédantes, aux scandales des salaires des tops managers, à celui de certains politiciens, au banditisme d'Etat que représente la fraude fiscale, ne pourra s'apaiser par un changement de gouvernement. L'instrument électoral peut être utile, mais est bien insuffisant pour faire changer le cap économique.  Di Rupo, lui-même, a avoué que le programme Michel comportait 70% des mesures prises par son gouvernement dit de centre-gauche!

Ne nous attendons donc pas à aucun changement sérieux survenant de l'intérieur des détenteurs du pouvoir d’État. Remplacer Michel Ier par X ou Y ne servirait qu'à apporter quelques petites mesures plus sociales ou non, mais pas de véritable alternative à la politique économique et sociale anti populaire menée depuis belle lurette.

Ce qu'il faut c'est un véritable déverrouillage du système qui maintient en poste tous nos responsables politiques. Les luttes au sein des appareils d'Etat ne changent pas la nature sociale fondamentale du régime. La guéguerre entre socialos, réformateurs bleus, écologistes ou centristes, soutenue d'ailleurs par des réseaux d'influence de type institutionnel et solidement liés autour d'affaires lucratives n'est que du spectacle. Ces faux conflits sont vraiment très secondaires par rapport à ce qui oppose objectivement la grande masse du peuple, ouvriers, travailleurs salariés des services et de la fonction publique,  cadres honnêtes, intellectuels dévoués à l'intérêt général,  indépendants vivant du fruit de leur travail, à une minorité bourgeoise, à des nouveaux parvenus et à l'impérialisme du monde de la finance.

Méfions-nous donc de tomber dans leurs petites manœuvres politiciennes. Si nous devons exiger une transparence sur une série de gaspillages d'Etat, sur les petits ou grands privilèges des grands assistés sociaux de notre société, cela, aussi utile que ce soit,  n'apporte pas fondamentalement la justice répartitive que nous voulons.  

L'alternative véritable ne veut venir que sur base d'un grand mouvement populaire rassemblé autour d'un vrai parti de gauche, c’est-à-dire capable d'analyser les rapports d'exploitation avec la volonté de les extirper. Un parti  qui détient une vision cohérente capable de véritables changements de société.

Peu importe finalement la bonne volonté, l'honnêteté ou la sincérité de tel ou tel politicien, car il y en a  qui ont encore de l'idéalisme. Aussi louables soient ces gens, cela ne change pas la donne. C'est un nouveau système, celui d'un anti capitalisme qui changera radicalement les injustices de notre société. Di Rupo, Michel et consorts c'est pour moi chou vert et vert chou!

 

 

09:25 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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