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07/12/2014

La grève: une question de fric?

 

revendications.pngCeux et celles qui ne verraient dans la grève qu'une simple demande d'augmentation salariale ou simplement une question de pognon ne verraient celle-ci que par le petit bout de la lorgnette. Si les pertes d'emplois, les salaires et la sécurité sociale apparaissent comme les revendications les plus visibles, ils ne sont que la pointe de l'iceberg d'un échec grandissant du système capitaliste  ne considérant  l'humain que comme machine de production et de profit. Certes les profits doivent être mieux répartis car comment admettre que dans un pays riche, comme l'est encore le nôtre, un Belge sur sept soit pauvre, de même qu'un pensionné sur cinq. Comment admettre que des multinationales, ayant comme uniquement objectif la rémunération en dividendes  d'actionnaires,  imposent une politique de compétitivité infernale? Comment croire que 600.000 belges au chômage soient des fainéants?  

Voilà pour ce qui est de la pointe de l'iceberg. Mais derrière cela, c'est bien une question de choix de société qui se joue.

Allons-nous continuer à cautionner un système qui détruit  notre qualité de vie au quotidien? Allons-nous admettre qu'au nom du fric à tout prix, les entreprises s'enferment dans la sacro-sainte compétitivité qui est en train de détruite, non seulement notre qualité de vie, mais aussi notre planète?

Ne nous leurrons pas. Les grèves  dépassent largement les revendications ponctuelles. Elles sont  significatives d'un changement profond de société voulu par les victimes présentes et futures de la crise et par ceux qui ne s'enferment pas dans leur petite bulle individualiste.

Elles  sont bien plus qu'un simple combat contre l'actuel  carcan économique européen et mondial. Cette économie en panne ne peut trouver solution sans un renouveau profond qui soit à la fois social, écologique et démocratique.

Vouloir la chute de ce gouvernement ou qu'il prenne d'autres mesures ponctuelles n'est qu'un pas, aussi indispensable soit-il, vers un autre type de société que celle du profit imposé par un capitalisme à bout de souffle. Ce nouveau souffle est complètement absent dans les partis traditionnels, y compris chez Ecolo qui a choisi un compromis mou de pouvoir et perdu la sève originale de son mouvement.

Si le dernier sondage donne le PTB comme seul parti qui progresse, ce n'est pas dû seulement à un simple ras- le- bol, à la déception ou au dégoût de nos politiciens, mais bien parce que ce parti se montre ouvertement anticapitaliste et propose une véritable alternative que beaucoup de gens ignorent encore. Cette alternative très concrète et très complète est bien explicitée dans son "plan cactus". http://ptb.be/articles/le-plan-cactus-du-ptb-un-aiguillon-pour-un-renouveau-social-ecologique-et-democratique que je vous invite à lire. Autant savoir que de se fier aux caricaturistes faciles du communisme…

 

 

 

 

 

06:05 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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