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12/12/2014

Les adieux à Fabiola

décès fabiola2.jpgJ'ai toujours aimé le parfum de l'encens, la belle liturgie, le grégorien, la musique religieuse et classique. Les rites religieux attachés à la mort sont, à mes yeux, facilitateurs de deuil et ce dehors de la croyance divine, mais simplement par la beauté d'une musique et d'une liturgie qui apportent une forme de transcendance à notre sort commun de devoir un jour quitter la vie.

Je ne critiquerai donc pas trop négativement l'enterrement de cette reine, moins blanche que décrite sur bien des actions de vie, mais prisonnière sans doute, comme chacun d'entre nous, d'une éducation de classe et la conditionnant, elle, par des statuts aristocratiques très hypocrites de fausse générosité perçue peut-être par cette dame comme sincère.

Chacun d'entre nous, lors de la perte d'un proche, souhaite un départ entouré par une liturgie religieuse ou laïque. La mort se respecte.

Quelques fastes réservés à une personnalité publique ne m'apparaissent pas comme scandaleux, pour autant qu'ils ne soient pas utilisés comme une forme de prosélytisme religieux ou politique. Et ce danger existe bien. Mais ce qui importe, me semble-t-il, demeure en premier la communion et une solidarité conviviale pour chaque être humain qui nous quitte, au-delà des idéologies politiques, des convictions religieuses ou philosophiques. Cette priorité n'efface pas les injustices de classe, y compris dans les adieux aux morts. Une cérémonie privée et familiale, toute aussi belle et peut-être un peu moins grandiose  aurait certainement été plus adéquate. Mais le chagrin privé certainement sincère d'une famille exposée aux regards populaires doit parfois souffrir de devoir se montrer publique.

Bref, que cette dame, dont mon admiration n'est pas celle du fournisseur de cirage de cour du style Stéphane Bern, repose dans la paix. Vive la république.

12:26 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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