mik dupont UA-70672535-1

17/12/2014

De l'overdose de Raymonde à la critique du monde

travail forcé.jpgOverdose des cintres jetés par l'héroïne, malgré elle, qu'est la femme forte de l'évangile syndicale et des anathèmes des médias émotionnels. Et si nous réfléchissions sur un point bien plus délicat: les vêtements que nous portons, achetés dans les mêmes enseignes où sévit notre Raymonde à tous, avaient quelque chose de bien plus grave que d'être un peu chiffonnés? S'ils étaient dramatiquement souillés par le sang d'enfants forcés au travail pour un peu de nourriture de survie?

Fantastique Raymonde, sans le vouloir, te voilà devenue une icône de l'injustice sociale et humaine au-delà même de nos frontières. Ta violence sur vêtements n'est qu'une caresse à côté de toutes celles exercées par un système capitaliste qui se masque sous les plumes de la charité et sort le glaive du profit pour assassiner en douceur.

De tout cela, nos médias parleront moins. Nécessité publicitaire oblige. Ils préféreront nous attendrir quelques heures dans la sirupeuse chanson des Viva For Life qui nous prend pour des pigeons de la bonne cause.

Moi, je dis que Raymonde mérite bien plus qu'une médaille, c'est carrément bientôt un prix Nobel qui devrait lui être attribué, au nez et à la barbe de tous les faux-culs de bobos qui crient au scandale d'un chemisier froissé et se taisent devant un teeshirt ensanglanté bon marché.

De l'anecdotique, Raymonde nous emmène dans la critique profonde où l'individualisme égoïste et fermé prévaut sur la solidarité combattante. Merci Raymonde. Alors, on danse?

17:27 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Bien dit

Écrit par : jean paul d'haeyer | 20/12/2014

voilà un article qui remet les choses dans un juste cadre. Bravo ...c'est ça faire de l'éducation permanente et c'est pour empêcher ça que les crédits alloués vont y être réduits .

Écrit par : colicchio | 20/12/2014

Les commentaires sont fermés.