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18/12/2014

Progrès ou reculade dans la concertation sociale?

peeters.pngacv.jpgNous ne pouvons évidemment que nous réjouir de l'annonce d'un progrès dans la concertation sociale. Lorsque certains affirment que les grèves ne servent à rien, ils se trompent. Les très petites avancées sur le report de l'âge de la prépension, la réforme du crédit temps de fin de carrière sont quelques sparadraps qui ne se refusent pas. On est pourtant loin d'un accord et surtout d'un rapport de force qui donne aux travailleurs le pouvoir de transformer une société de fric qui leur vole la richesse de leur production au profit des suceurs de dividendes.

Je crains que le petit poucet syndical cède de nouveau aux loups de la finance; que les liaisons avec le pouvoir politique empêchent une véritable avancée sociale.  

J'avais déjà souligné le subtil et pervers jeu de concubinage du CD&V avec l'ACV. Le nœud d'un déblocage résidait, à mes yeux, dans cette alliance historique entre deux colosses de la partie nord du pays, face au nouveau géant NVA. La nomination de Kris Peeters, comme facilitateur de dialogue entre syndicats et patrons, renforçait une domination de son parti dans une coalition de raison, visant à amoindrir la montée de De Wever. L'amour-haine des deux partis n'est pas prêt de s'achever.

C'est dans cette lutte d'hégémonie pour la Flandre, que doit très probablement s'analyser toute la stratégie actuelle de concertation, bien plus que sur la problématique réelle d'un pays où la pauvreté et la précarité ne cesse d'augmenter et où les patrons veulent conserver un maximum de privilèges fiscaux et un minimum de redistribution de la richesse.

Tout le reste me semble du grand théâtre. Il n'y derrière le rideau aucune vision de changement profond de société qui s'enlise pourtant dans l'échec de l'économie capitaliste.

Je vois mal la FGTB, malgré une liaison avec un PS qui n'aspire qu'à vite remonter dans un attelage gouvernemental, mener un combat sans front commun avec son partenaire vert.

Cela sent mauvais. Les géants du capital auront encore eu raison face au Pinocchio syndical qui devra accepter les quelques biscuits qu'ils lui offriront à grignoter.

Le seul espoir de réussir autre chose que des petites "concessions", accordées par les patrons et le gouvernement, réside dans la permanence de la résistance de la base face au "lâchage" de sa hiérarchie syndical. Et ça, ce n'est pas gagné!

 

 

10:48 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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