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27/12/2014

Laurette Onkelinx et Willy Demeyer à la vice-présidence du PS.

onkelinx et demeyer.pngVoilà qui ne va pas rajeunir le parti et encore moins lui redonner un cap militant de gauche. Les deux fidèles serviteurs de l'empereur Di Rupo se sont depuis longtemps éloignés de la base du parti. L. Onkelinx, comme ministre, doit assumer son ancienne participation à un gouvernement qui a donné champs libre au détricotage de la sécurité sociale. W. Demeyer reste une éminence grise et non rouge du parti. Ce dit rassembleur des clans PS liégeois le fait sur une base de répartition de postes et mandats intéressants, bien plus que sur une réelle vision de gauche.

Ce ne sont pas ces nominations qui vont pouvoir répondre au souhait bien pieu de papillon, comme exprimé récemment : "Reconquérir la société, maison par maison, citoyen par citoyen, le faire dans les usines, pour faire en sorte d'être le parti qui défend les intérêts des citoyens".

Nous n'avons pas vu ces deux éminences présentes sur le terrain lors des grèves. Vrai, qu'ils auraient probablement été hués par beaucoup de syndicalistes pour qui la hiérarchie PS n'est plus un vrai relais de leurs revendications

Le sieur Demeyer n'a pas, par ailleurs, le charisme d'un R. Hedebouw et surtout pas la vision de la gauche défendue par le PTB, un parti qu'il déteste et tente, à défaut d'arguments circonstanciés, de cataloguer de populiste ou de poujadiste. Le bourgmestre liégeois, il est vrai, préfère les petits arrangements de copinage de couloirs avec quelques caciques de la FGTB, de Solidaris, plutôt que de recevoir des manifestants devant sa mairie ou devant le siège du PS liégeois, place Sainte-Véronique...

Dame Onkelinx, elle, a préféré Bruxelles à Liége. C'est plus proche de sa villa de Lasnes et elle espère peut-être mieux convaincre les schaerbeekois que ceux de la cité ardente. Son flop communal des dernières élections ne l'a pas découragée et l'espérance maïorale pour les suivantes lui offrirait une belle fin de carrière.

La nouvelle trinité du boulevard de l'empereur ressemble donc très fort au dieu de l'ancien testament qui a pu s'adapter à l'évangile du libre marché, de la compétitivité, de l'austérité imposée par le libéralisme. Ces trois mages socialistes, habitués à l'encens de toute une classe clientéliste auront peine à convaincre celles et ceux qui restent dans la crèche de la misère ouvrière. Sans vouloir les crucifier avant l'heure, il est à parier que leur vrai chemin de croix commence. Qui oserait encore croire à leur belle étoile?  Le temps des convictions et des luttes socialistes a fait place à celui de la lutte des places.

 

 

09:14 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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