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30/12/2014

Mes meilleurs voeux.

voeux.jpgJe n'ai jamais trop aimé le "formatage" des fêtes, souvent imposé par toute une commercialisation qui fait oublier l'essentiel de ce que nous célébrons. Pourtant au-delà de cet aspect, il importe de maintenir des traditions qui soudent l'amitié, les affections familiales et autres.

La tradition du Nouvel- An remonte à Babylone, 2000 ans avant J.-C. Cette fête avait lieu au printemps pour honorer le dieu Mardouk qui protégeait les récoltes.

Que vous souhaitez donc, sinon dans cet esprit antique, des bonnes récoltes en 2015. Que la bonté, la solidarité, l'amour et l'affection que vous avez pu semer en 2014 vous apportent cette année encore  les fruits d'un bien-être de corps et d'esprit capables de se ressemer pour l'année suivante! De penser aussi à celles et ceux qui par des mesures absurdes d'austérité devront vivre d'une très petite récolte par la faute de ceux qui accumulent dans leur grenier à blé ce qui pourrait être bien mieux partagé. Que cette année amplifie notre esprit et notre combat actif pour cette solidarité qui fait de l'humanité autre chose que des terres à conquérir par des compétitivités de jungle.

A tous  mes lectrices et lecteurs, à mes ami(e)s de facebook,  que je remercie pour leur fidélité et leurs commentaires, j'aurai aimé leur envoyer une petite carte de vœux, écrite de ma main  et qui l'aurait rendue  plus "physique". L'hégémonie des outils de l'informatique, dans laquelle je succombe aussi, les rendront donc moins exceptionnels et chaleureux. Croyez pourtant en leur sincérité.

Bonne année à vous. Que les moments moins heureux jalonnant la vie de tout un chacun ne nous découragent jamais. Vive la vie et ses récoltes de bonheurs. Vive 2015.

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29/12/2014

Menus de prison et mort d'un SDF

prison.jpgJe suis effrayé des amalgames que je viens encore de lire sur le sort des détenus et celui des SDF. La presse de merde avait remis le couvert en évoquant le menu de Noël de la prison où il est enfermé la crapule de Dutroux, qui doit se réjouir en plus, avec son égo surdimensionné, qu'on parle encore de lui.

Comment des gens bien intentionnés et généreux peuvent-ils tomber dans le panneau de l'éphémère émotionnel et du simplisme? Comparer ce qui ne peut l'être? Voir la justice comme vengeance?

Faut-il rappeler que la sanction pénitentiaire est ce qu'il y a de pire: être privé de liberté. Nous vivons en démocratie et affamer, mettre au pain sec et à l'eau est et a été pratiqué par des régimes que nous ne souhaiterions plus connaître. Que durcir davantage des conditions de détention et les déshumaniser, ne feraient que renforcer le côté criminogène qu'hélas la prison continue de développer.

Dangereuse logique que de mettre dans le même sac des prisonniers qui vivraient trop bien et des SDF qui meurent de froid et de faim, comme le dernier cas dramatique de ce  sexagénaire mort d’hypothermie à Jemeppe. Faudrait-il pour améliorer le sort des SDF empirer celui des détenus?

Tenter de faire passer les prisons comme des hôtels cinq étoiles relève non seulement du fantasme, mais plus pervers encore, d'une politique qui tente de s'emparer de ce terreau populaire, comme source d'un renforcement d'une politique sécuritaire qui ferait de nous des citoyens encore plus fichés et surveillés. La réalité est bien autre que ce menu de Noël. La Belgique est d'ailleurs toujours montrée du doigt par des organisations des droits de l'homme pour sa politique carcérale, qui revêt bien d'autres formes que celles présentées dans cet article de Sud Presse.

Quand donc, les lecteurs s'apercevront-ils être manipulés par une presse qui au lieu de favoriser le savoir et de modifier les regards les déconstruit en faisant appel à un émotionnel éphémère? Que celui-ci fasse vendre serait un moindre mal, mais utiliser les faits divers pour flatter le voyeurisme, semer des amalgames simplistes, et créer soit des espoirs peoples ou réveiller des bas sentiments de vengeance ou de jalousie, est d'une dangerosité dont ne se rendent pas compte ceux qui crient avec les loups de la droite!

Réveillons-nous! Ne tombons pas dans ce piège. Résistons en replaçant notre combat dans des perspectives d'une justice sociale plus équitable entre riches et pauvres, celle qui éviterait de devoir multiplier les prisons et donnerait droit à un chacun  d'avoir un toit décent et une vie digne de ce nom.  

 

 

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28/12/2014

Téléphonie, internet: le privé et le public nous plument.

internet.jpgCe n'est évidemment pas le gouvernement actuel qui va s'imposer pour réguler un marché privé juteux.

Yves Genin, professeur émérite UCL, souligne avec justesse, dans la LLB de ce jour, le surcoût astronomique que paie le belge  par rapport à son voisin français.  La faute, souligne-t-il, à un marché des télécommunications dominé par trois acteurs.

La libéralisation de grands secteurs économiques, annoncé comme bénéfique au consommateur, est l'escroquerie du capitalisme libéral. Le monopole de l'Etat est subtilement remplacé par un monopole privé. Les télécommunications, tout comme l'électricité, etc. en sont des preuves. Dans les faits, les grands opérateurs s'arrangent pour garder un prix planché qui leur rapportent gros, y compris l’Etat belge, l’actionnaire majoritaire chez Proximus, bénéficie de ce fait de dividendes plantureux. Il faut donc aussi mieux contrôler le public. Quand on regarde Tecteo société coopérative intercommunale, devenue en partie société anonyme,  qui détient Voo, comment ne pas se scandaliser, par exemple,  du salaire mirobolant de Stéphane Moreau, le tout-puissant patron et par ailleurs bourgmestre d'Ans?

On ne s'étonnera donc pas, comme le fait le professeur, de l'inertie des partis politiques, de gauche comme de droite, en la matière. La poule aux d'or rapporte aussi bien aux défenseurs libéraux de la privatisation qu'aux petits copains socialistes.

Personne ne semble très préoccupé de faire bouger les choses. Seul Test-achat semble réagir. C'est bien insuffisant.  Il est à espérer que la "gauche de la gauche" jette un jour le pavé dans la mare de ce marché biaisé. Il y va aujourd'hui du portefeuille de nous tous et non des seuls nantis.

http://www.lalibre.be/debats/opinions/triple-play-ou-triple-arnaque-549c2362357028b5e9ab7968#7689a

 

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27/12/2014

Laurette Onkelinx et Willy Demeyer à la vice-présidence du PS.

onkelinx et demeyer.pngVoilà qui ne va pas rajeunir le parti et encore moins lui redonner un cap militant de gauche. Les deux fidèles serviteurs de l'empereur Di Rupo se sont depuis longtemps éloignés de la base du parti. L. Onkelinx, comme ministre, doit assumer son ancienne participation à un gouvernement qui a donné champs libre au détricotage de la sécurité sociale. W. Demeyer reste une éminence grise et non rouge du parti. Ce dit rassembleur des clans PS liégeois le fait sur une base de répartition de postes et mandats intéressants, bien plus que sur une réelle vision de gauche.

Ce ne sont pas ces nominations qui vont pouvoir répondre au souhait bien pieu de papillon, comme exprimé récemment : "Reconquérir la société, maison par maison, citoyen par citoyen, le faire dans les usines, pour faire en sorte d'être le parti qui défend les intérêts des citoyens".

Nous n'avons pas vu ces deux éminences présentes sur le terrain lors des grèves. Vrai, qu'ils auraient probablement été hués par beaucoup de syndicalistes pour qui la hiérarchie PS n'est plus un vrai relais de leurs revendications

Le sieur Demeyer n'a pas, par ailleurs, le charisme d'un R. Hedebouw et surtout pas la vision de la gauche défendue par le PTB, un parti qu'il déteste et tente, à défaut d'arguments circonstanciés, de cataloguer de populiste ou de poujadiste. Le bourgmestre liégeois, il est vrai, préfère les petits arrangements de copinage de couloirs avec quelques caciques de la FGTB, de Solidaris, plutôt que de recevoir des manifestants devant sa mairie ou devant le siège du PS liégeois, place Sainte-Véronique...

Dame Onkelinx, elle, a préféré Bruxelles à Liége. C'est plus proche de sa villa de Lasnes et elle espère peut-être mieux convaincre les schaerbeekois que ceux de la cité ardente. Son flop communal des dernières élections ne l'a pas découragée et l'espérance maïorale pour les suivantes lui offrirait une belle fin de carrière.

La nouvelle trinité du boulevard de l'empereur ressemble donc très fort au dieu de l'ancien testament qui a pu s'adapter à l'évangile du libre marché, de la compétitivité, de l'austérité imposée par le libéralisme. Ces trois mages socialistes, habitués à l'encens de toute une classe clientéliste auront peine à convaincre celles et ceux qui restent dans la crèche de la misère ouvrière. Sans vouloir les crucifier avant l'heure, il est à parier que leur vrai chemin de croix commence. Qui oserait encore croire à leur belle étoile?  Le temps des convictions et des luttes socialistes a fait place à celui de la lutte des places.

 

 

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26/12/2014

De Wever: "Ce gouvernement fédéral est une solution temporaire"

nva10.jpgSeule la classe ouvrière unie pourra briser la gouvernance de droite de la NVA. Seule une véritable alternative de gauche, autre que le compromis mou et arriviste du PS, pourra apporter une meilleure répartition d'une richesse encore bien présente, mais qui échappe aux forces du travail.

Le subtil et pervers jeu entre la NVA et le CD&V est catastrophique, tant pour le nord que le sud du pays. L'attrait de bénéficier des privilèges du pouvoir, sans réellement l'exercer, enferme le MR dans une politicaillerie infernale.  La sourde lutte entre Peeters et De Wever n'a comme objectif que  de conquérir ou reconquérir un électorat, bien plus que d'affirmer un programme d'intérêt général. La maître d'Anvers n'a de crainte réelle qu'envers le CD&V, non parce que ce dernier oscille entre gauche et droite et veut s'affirmer comme un élément modéré capable d'absorber un électorat flamand moins nationaliste et plus au centre que celui de la NVA.

Ce gouvernement reste très fragile. La pression de la rue force les uns et les autres à une prudence de sioux. On peut se demander quand l'un ou l'autre, face à cette pression, osera tirer le coup assassin et précipiter la chute du pantin Michel.

Il ne faudrait pas que les citoyens se contentent de la chute ou de la longévité de ce cirque. La résistance sociale ne sera un succès que s'il y a véritablement changement de cap, non seulement dans le pays mais également en Europe. Pour ce faire, le seul espoir demeure dans une union des travailleurs et dans leur détermination. Pas facile dans une stratégie capitaliste qui tente en permanence de les diviser grâce à une compétitivité qui pourtant condamne la classe ouvrière et moyenne à plonger vers le bas, en laissant la grosse part du gâteau aux actionnaires des multinationales et à l'élite du monde bancaire.

L'outil du nationalisme de De Wever n'est autre qu'une arme électorale pour imposer une austérité économique.

La trêve de Noël terminée, il faudra à nouveau tenir, quitte à se rendre impopulaire auprès de celles et ceux qui ne vivent que dans l'immédiat et ne pensent qu'à sauver leur peau, alors même qu'ils sont en train de la perdre petit à petit.

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25/12/2014

Sans religion, point de salut?

religions.pngEn assistant à la messe de minuit, en échangeant avec des musulmans, alors que je suis fondamentalement agnostique, je me pose malgré tout la question de la nécessité ou non d'une religion pour défendre des valeurs qui nous paraissent tellement être universelles. La philosophie du vivre ensemble ne suffirait-elle pas  pour obtenir un résultat identique à ce que prêchent les religions?

Le  christianisme et  l'islam qui ont des vocations universelles et ne cessent de défendre des valeurs de respect, d'égalité, de fraternité, de générosité, etc. etc.  (L'Islam n'ayant d'ailleurs fait que simplement réaffirmer des valeurs existantes en les incluant dans les préceptes que cette religion entend défendre au même titre que la chrétienté), semblent dans la pratique n'avoir pas très bien réussi…

La propension des religions à étendre et propager leur foi, avec un fondement d'une croyance en un salut promis par Dieu à toute l'humanité, n'a jamais jusqu'à ce jour conduit qu'à des guerres, des massacres. Car, c'est cela qui se passe bien sur le terrain du monde. Dans certains coins de notre planète, encore aujourd'hui, on massacre, on torture, on oppresse, on écrase l'esprit, au nom de dieu. Bien entendu, cela résulte, pensons- nous toujours, d'une radicalisation du message religieux.

Je le pense aussi, mais tout en me posant la question de savoir si ce n'est pas l'universalisme qui engendre aussi l'exclusion de tout ceux qui ne se reconnaissent pas dans une croyance, une opinion, une idée qui est établie comme vocation universelle.

Cet universalisme n'est pas le propre des religions. Il s'applique aussi en politique, tout comme en philosophie. Devenu une forme d'absolutisme, nous voyons des régimes comme celui de Corée du Nord, tout aussi destructeur que celui d'un absolutisme divin. L'universalisme philosophique me parait nettement moins dangereux dans la mesure où il ne s'érige pas en doctrine et considère l'univers comme une unité englobant tous les êtres humains  en n'admettant l'autorité que dans le consentement universel. Tous les citoyens du monde doivent alors être respectés. Il est à l'inverse d'un radicalisme religieux ou politique qui voudrait que nous soyons "avec nous ou contre nous, si avec nous, tu te tais et tu avances, si contre nous, on t’élimine" !!

Face à toute notre histoire, faite de soubresauts religieux et politiques, je me dis que la vérité est tout de même du côté de celui qui croit que tout n'est qu'une affaire d'humains en recherche. Qu'en dehors de tout contexte du spirituel qui nous relierait au divin, c'est bien une histoire, une affaire très terre à terre et humaine.  Ce n'est pas demain la veille qu'on me prouvera le contraire.

Moralité chrétienne ou non, nous restons, avouons-le,  souvent des crétins, des ignorants et des pourris individualistes!

J'ai beau retourner l'histoire des croyances dans tous les sens, me casser la tête, ce qui est finalement important est une pratique du respect, du dialogue, de l'entente, de la liberté pour autant qu'elle s'arrête où celle de l'autre commence et qu'elle veille à une égalité de moyens pour l'exercer, pour ne parler que de ces valeurs communes. Pour le reste, qu'elles soient pratiquées par des chrétiens, des musulmans, des juifs, des bouddhistes, des athées, je m'en fous un peu. C'est peut-être simpliste, voire utopique, mais porteur en tout cas de paix.

J'en veux seulement aux religions quand elles troublent le message, le radicalisent; quand elles incitent les hommes à la confrontation et lorsqu'elles ont la prétention d’être la seule voie d'une meilleure humanité.

Une  autre chose et pas la moindre  me parait indispensable au progrès de notre humanité. C'est non seulement apprendre aux hommes à s'aimer, à se respecter,  à être généreux, etc. mais aussi les favoriser pour prendre la voie de la raison, de la réflexion; celle de la science et de tout ce qui peut former et éclairer son esprit critique. Nous éviterons ainsi les dégâts de l'obscurantisme tant religieux, que philosophique ou politique!

21:35 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Ça va?

ca va.jpgUn cours de management m'avait appris de ne jamais poser la question rituelle du " Ça va?" si nous n'avions pas au moins 5  minutes à consacrer à la personne à laquelle nous posions cette question apparemment banale. Si jamais, elle vous répondait que non, fallait-il au moins savoir écouter le pourquoi! Et oui, ne pensons pas que des rituels apparemment sans importance ne revêtent pas un sens plus existentiel que nous ne le pensons. En effet, notre question polie pour laquelle nous n'attendons pas un long déballage pourrait avoir une réponse en déroulement de pelote d'existence.  Il nous faudra alors pouvoir dépasser la simple tradition, pour se montrer à l'écoute et partager. Sinon, nous risquons, avec raison, d'être considérés comme simple mécanisme de non intérêt, masqué sous une symbolique désuète et sans aucune importance. 

Je me dis souvent que la relation humaine est bien complexe, ce qui n'est pas synonyme de compliquée. En étant un peu attentif aux dialogues entendus autour de moi, il est facile de constater que la réalité veut qu'ils ne soient au fond et très souvent que des superpositions de monologues. Il y a les personnes qui répondent à votre place, qui vous pompent l'air. Celles qui attachent toujours leur réponse à un "c'est comme moi", un peu comme si nous ne pouvions être une personne différente. Puis, il y a les éternelles histoires ou faits que vous avez déjà entendus au moins trois fois!

Je ne suis pas psychologue. Je ne fais que d'observer, peut-être un peu plus que la moyenne, ce qui tisse notre quotidien.

Les formes de dégradation des relations humaines sont multiples et trouvent probablement mille justifications. Elles oscillent pourtant souvent entre "dévoration", soumission ou rejet. Heureusement qu'il existe encore le pardon, la tolérance et la réconciliation. Heureusement qu'il existe encore et toujours des proximités comme celles de voisinage, de loisirs, de hobbies  communs, des amours et des amitiés, des causes communes qui créent des espaces de bonne solidarité. C'est par eux que nous vivons mieux et trouvons du sens à nos actes dans des relations paisibles, heureuses et réussies.

J'ose donc espérer que ça va bien pour vous, avec toujours toute la fragilité d'un bien-être à construire et à reconstruire chaque jour!

En ce temps de Noël, à ceux qui se sentiraient rejetés ou dans la marge d'une dite normalité, sachez que l'histoire vraie ou fausse de ce petit enfant posé dans une mangeoire d'étable est devenue une fameuse richesse factice ou réelle, contestable ou non, d'humanité.  Je ne sais pas, il est vrai, si bergers et mages ont d'abord demandé à Joseph et Marie: "alors comment ça va? …

 

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24/12/2014

Discours royal

roi.pngUne fois de plus, notre roi nous tient un discours qui ne manque pas de sens. "Un vrai regard positif libère l’action et la créativité, chez celui qui porte ce regard mais aussi chez celui sur qui il est porté", dit-il. C'est bien vrai, pour autant que ce regard ne se porte pas seulement sur chacun mais bien sur la collectivité qui offre ou pas la possibilité de cette positivité active et créative. Je ne crois pas au principe et à l'efficacité de la solidarité, telle que présentée par le roi la regardant principalement via " tous ceux qui s’engagent, souvent bénévolement, en faveur des jeunes, des personnes âgées, des malades, des isolés ou des plus démunis". Encore moins certain que celle  décrite dans "ces services publics qui allient avec succès efficacité et humanité" alors que ceux-ci se voient raboter dans leurs moyens de fonctionner. Et si "l’impressionnante capacité d’innovation de nos entreprises et de nos scientifiques" est vérité, ce qu'il est moins est qu'elle soit "l’expression d’un regard d’espoir et d’optimisme", mais plutôt prioritairement, voire exclusivement, un regard cupide de profit.

Je ne doute point des bonnes intentions de ce roi catholique, élevé sans doute dans l'altruisme dont doit faire preuve tout chrétien. Je ne doute pas de son prisme de compréhension pour  "l'inquiétude et le sentiment de découragement devant l’immensité des défis de notre génération, la faible croissance de notre économie, l’augmentation de la précarité".

La "sagesse" royale demeure, et c'est normal, dans les structures qui  veulent, en maintenant un même système, remédier, corriger, soigner ce qui est défaillant et ce qui se décline dans notre société. Il rejoint une démarche courante qu'elle soit politique ou  religieuse. Hélas, notre souverain oublie de dire que l'argent, le pouvoir, l'envie en viennent souvent à corrompre les rôles et fonctions.

Son vouloir être bien avec tout le monde ne sera pas ce qui peut changer le monde. La simple sagesse de vie personnelle ne suffit pas à le transformer et à le rendre plus juste.

On ne pouvait évidemment espérer une critique radicale venant du palais. Comment échapper aux mesures d'un gouvernement qui marginalise plutôt que d'égaliser n'est pas dans la coutume royale! Pas plus d'ailleurs que de construire une véritable solidarité pour échapper aux idoles que sont devenus les nantis pour qui la seule règle réelle de la marche du monde se résume au profit. Le roi ne peut être porteur d'une opinion révolutionnaire qui mettrait en cause un pouvoir politique aux mains du monde de la haute finance. Il est tenu aux codes admis et ne peut que se montrer seigneur généreux et attentif aux plus démunis. Il ne peut qu'encourager des orientations estimées de progrès. Triste sire que celui prisonnier d'idées charitables reçues et incapable de briser les chaînes d'un monde qui tourne en rond dans l'impasse capitaliste. Vive la république.

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23/12/2014

Siegfried Bracke : image lissée de la NVA.

bracke.pngJ'entendais et voyais ce midi notre président de la Chambre Siegfried Bracke au JT de la RTBF. L'ancien journaliste politique et populaire de la VRT, philologue et franc-maçon,  en était le rédacteur invité. Indiscutablement, l'homme était sympathique et offrait une image bien lissée de la NVA. Il faut dire que la présentatrice, Véronique Barbier, femme du député MR et ancien journaliste Olivier Marroy, avait bien déroulé le tapis bleu. L'homme se montra habile, intelligent, esquivant bien l'extrémisme de son parti sur le plan communautaire, et sa politique très droitière. Il se montra homme de consensus, capable de respecter dans sa fonction le droit à l'expression de l'opposition.

Je permets de douter de cette image lissée que cet homme est certainement chargé de porter. Qu'est-ce qui a pu convaincre cet homme de quitter le parti socialiste flamand, dont il avait e prêté sa plume pour un manifeste rédigé en 1991? Opportunisme? Nationalisme flamand? Nul doute que c'est un flamingant capable de charmer, comme son intervention du jour, les wallons et francophones du pays. Embrasser en politique est souvent synonyme d'étranglement. La sympathie que nous pouvons porté à l'homme ne doit pas empêcher une forte  opposition à la politique qu'il défend. DANGER.

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21/12/2014

Nicolas Hulot chez Ruquier

Hullot..pngJ'avoue avoir été impressionné par l'intervention de Nicolas Hulot lors de l'émission de Ruquier "on n'est pas couché".  L'ex  médiatique aventurier, nommé par Hollande, envoyé spécial pour la protection de la planète, a le sens de la formule pour nous alerter sur la destruction de celle-ci. Comment, au-delà de tout clivage politique, ne pas constater les deux grands paramètres de notre temps que sont la rareté des matières premières et la vulnérabilité, incarnée par le changement climatique?

Il faut bien avouer qu'il a aussi raison sur le fait que la grande majorité d'entre nous se focalise sur des buzz alimentés par la machine médiatique qui préfère parler de Nabila, de fesses et de paillettes que de tirer vers le haut notre intelligence et notre action. Vrai que l''exemple ne vient pas "d'en haut". Nous gouvernants on très rarement une vision de société à long terme. Ce qui compte  pour eux est un immédiat qui doit favoriser une réélection.

La vision de Hulot semble, en tout cas cohérente. Si je ne partage pas son espèce de "catastrophisme", il est clair que nous courrons au suicide de notre planète, menée par un capitalisme qui n'a de foi qu'en la consommation et au profit. Impossible de s'attaquer aux enjeux climatiques sans mettre en route un autre moteur économique que celui qui ne veut voir en l'homme qu'un simple consommateur.

L'objectif de fiscalité carbone qu'il défend, même si peu réaliste encore, est pour le moins intéressante.  Il a rappelé qu’il ne s’agirait pas d’ajouter de nouveaux impôts mais de «suivre un principe de substitution», notamment en soulageant la fiscalité du travail, vision que le Medef et un certain nombre de syndicats, dit-il, sont prêts à partager.

L'homme passionné et au verbe brillant tente d'être rassembleur. C'est beau, probablement sincère, même si très utopique. Espérer que dans "ce grand moment de discrédit de la classe politique, il y ait pour elle une occasion de se racheter un peu de crédit et de changer de lunettes" n'est pas pour demain. La myopie restera encore longtemps!

Je ne pense pas que réviser fondamentalement notre modèle énergétique pourra se faire, comme il le souhaite, par une mutualisation des intelligences politiques, au-delà des clivages.  Espérer une alliance intelligente entre capitalisme, libéralisme et écologie au sens large me parait impossible.

 

08:21 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |