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04/01/2015

Oser faire exploser cette pourrie politique d'austérité.

 

dynamite.jpgQuelles solutions pour sortir de la crise ? Ce n'est pas en tout cas en prenant comme cible les étrangers ou les chômeurs ou encore dans les positions de replis communautaire et nationaliste, comme vient encore de le déclarer Siegfried Bracke (N-VA), président de la Chambre. Le MR continue à se faire rouler dans la farine, non seulement sur le plan économique mais aussi sur le communautaire.

Je lisais hier dans LLB ce que disait de la crise et des possibilités d'en sortir, Paul Jorion, détenteur de la chaire "Stewardship of Finance" à la Vrije Universiteit Brussel (VUB) et chroniqueur au Monde-Économie. Diplômé en sociologie et en anthropologie sociale, je ne pense pas qu'il soit communiste ou PTB. Et pourtant, pour cet "expert", la possibilité que le parti Syriza (gauche radicale, anti-austérité) remporte les élections législatives en Grèce  donnerait un coup de pied dans la fourmilière. Cela pourrait remettre en question l’idée qu’il n’y a pas d’alternative aux politiques actuelles. Tout ce que l’on nous propose est lié à un vieux modèle économique qui a été infirmé dans les faits. Il faut passer aux alternatives mais ce n’est pas avec les vieilles recettes que l’on utilise au niveau européen depuis 50 ans qu’on y arrivera." Il faudra suivre aussi les résultats de Podemos en Espagne.

Je ne crois pas que ce Monsieur soit un populiste et pourtant, il rejoint ce que les députés Hedebouw et Van Hees (PTB), tout comme  leurs collègues Gillot et Warnier à la région, ne cessent de porter comme message et programme politiques.

Quand donc nos gouvernants, qu'ils soient régionaux, fédéraux ou européens oseront-ils s'attaquer au pouvoir de l'argent.  Quand oseront ils s'attaquer, non aux PME, mais aux vrais fraudeurs légaux ou pas des grosses multinationales qui ne créent d'ailleurs aucun emploi. Il faut bien les distinguer.

L'ultralibéralisme de ce gouvernement ou le socialisme édulcoré du précédent sont à rejeter. Nous en avons marre des petits pas, dits dans la bonne direction, et qui continuent de nous mener dans le mur. Il faut un véritable changement de cap, autre que celui à la Merkel.

Seule la poursuite de la résistance populaire pourra ouvrir les oreilles bouchées du troupeau parlementaire. Nous ne sommes pas encore dans la situation de la Grèce ou de l'Espagne, mais nos gouvernements nous imposent depuis plusieurs années des politiques d'austérité dont nous constatons l'échec.

L'avancée du PTB, comme parti d'une vraie gauche, ne caracole pas encore en tête des sondages, comme dans les pays cités, mais elle s'amplifie. Il est vrai que ce parti est nettement plus marxiste que  Syriza en Grèce ou Podemos en Espagne. Est-ce cela qui fait encore peur? Il a cependant ouvert ses portes en ajoutant un GO, pour gauche d'ouverture. A bien lire son plan "cactus", nous y retrouvons de gros accents " keynésien", avec cette volonté de voir des investissements massifs de l'Etat pour stimuler l'économie, rendre du pouvoir d'achat, et le refus de suivre les consignes européennes dans des coupes majeures du budget. Exigence aussi d'une vaste et profonde réforme fiscale qui ferait enfin payer le capital et moins le travail. Nécessité, entre autres, de refonder une banque d'Etat.

Notre PS, tout en attaquant la radicalité et prétendant archaïques les remèdes de son principal concurrent, tente pourtant de se refaire une virginité en s'en inspirant de plus en plus largement. La place croissante qu'occupe Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB, dans l'opinion publique ne doit pas être étrangère à un coller-copier des propositions nouvelles du PS qui nage dans le paradoxe et la contradiction de ce qu'il dit et fait au niveau régional et communautaire, mais aussi européen.

Je pense donc, comme Harold Meyerson, chroniqueur du Washington Post que 2015 nous réserve l'émergence renforcée d'une nouvelle gauche. C'est notre seul espoir pour briser la spirale infernale qui rend les pauvres plus pauvres et les riches plus riches.

 

 

 

10:31 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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