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09/01/2015

Oser remettre en question l'Islam.

coran.pngJe risque de choquer mes amis musulmans, mais je crois vraiment qu'il ne suffit pas de lutter contre le terrorisme pour éradiquer la dangerosité de la religion islamique. Le mal est plus profond et je le constate encore dans les réactions de certains sur le drame de Charlie Hebdo. Je rejoins vraiment la lettre ouverte au monde musulman qu'ose écrire Abdennour Bidar, philosophe spécialiste des évolutions contemporaines de l'islam et des théories de la sécularisation et post-sécularisation. Lui, qui comme il l'écrit, regarde cette religion " avec mes yeux sévères de philosophe nourri depuis son enfance par le taçawwuf (soufisme) et par la pensée occidentale. Je te regarde donc à partir de ma position de barzakh, d'isthme entre les deux mers de l'Orient et de l'Occident". En essayant de ne pas le trahir quel est son message fort?  

 

Il ne suffit pas, selon lui de clamer que le terrorisme n'a rien avoir avec l'Islam. Et c'est vrai que " l'islam a créé tout au long de son histoire de la Beauté, de la Justice, du Sens, du Bien, et il a puissamment éclairé l'être humain sur le chemin du mystère de l'existence...". Mais la  racine du mal réside bien à l'intérieur de chaque pratiquant de cette religion. "…le monstre est sorti de ton propre ventre, le cancer est dans ton propre corps." C'est dur, presque violent et c'est un musulman qui le dit. Il nuance bien évidemment. Le cancer n'est pas la religion en elle-même. C'est qu'elle n'a pas pu s'adapter aux changements du monde. C'est qu'elle habille encore trop ses fidèles par les ombres de l'obscurantisme, malgré l'effort d'une minorité qui tente de la faire participer à un autre rapport de l'humanité avec ses dieux.

 

L'Islam n'a pas encore fait sa révolution spirituelle. Tant que celui-ci n'est pas faite, elle engendra des monstres tels que vu ces derniers jours. L'auteur garde l'espérance de cette révolution, parce qu'il y a " une multitude extraordinaire de femmes et d'hommes qui sont prêts à réformer l'islam, à réinventer son génie au-delà de ses formes historiques". Ils ne sont pas encore malheureusement assez nombreux. J'espère avec lui qu'ils le seront. Pourtant je dois bien constater, notamment dans les commentaires d'amis musulmans, et il en fait aussi mention, "le réflexe de l'autodéfense sans assumer aussi, et surtout, la responsabilité de l'autocritique".

 

Il faut avoir le courage de la remise en question. Le courage de voir qu'il se cache un terrible problème derrière le masque des bourreaux. Sans le regard de voir et d'admettre le problème d'un Islam qui ne veut pas se réformer, d'autres monstres apparaitront.

 

Alors que l'auteur est évidemment radicalement à l'inverse d'un Houellebecq, il fait pourtant un même constat: la nature spirituelle de l'homme a horreur du vide, et pour lui: " si elle ne trouve rien de nouveau pour le remplir elle le fera demain avec des religions toujours plus inadaptées au présent - et qui comme l'islam actuellement se mettront alors à produire des monstres". Car dit-il, pour moi avec lucidité et raison, vouloir résoudre la crise économique et financière sans s'attacher à la crise spirituelle serait une erreur.

 

La mise en question de leur religion par les musulmans est la clé pour en finir avec le terrorisme. Il ne suffira pas de soigner les symptômes du cancer apparents comme: :" impuissance à instituer des démocraties durables dans lesquelles est reconnue comme droit moral et politique la liberté de conscience vis-à-vis des dogmes de la religion; prison morale et sociale d'une religion dogmatique, figée, et parfois totalitaire ; difficultés chroniques à améliorer la condition des femmes dans le sens de l'égalité, de la responsabilité et de la liberté; impuissance à séparer suffisamment le pouvoir politique de son contrôle par l'autorité de la religion; incapacité à instituer un respect, une tolérance et une véritable reconnaissance du pluralisme religieux et des minorités religieuses".

 

Je vous invite vraiment à lire toute sa lettre adressée au monde musulman, que j'espère avoir synthétisé, sans me tromper. Mon regret reste que nos médias abordent peu les questions de fond, en se contentant, comme toujours, de véhiculer de gros clichés et du sensationnalisme émotionnel.

 

http://quebec.huffingtonpost.ca/abdennour-bidar/lettre-au-monde-musulman_b_5991640.html

 

21:08 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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