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10/01/2015

Le surréalisme à la mode Elio

mons1.jpgLoin des événements dramatiques de ces derniers jours, il y a de quoi se remettre à un humour moins noir. Mons, capitale européenne 2015, a voulu du neuf et a investi, sans esprit nationaliste et communautaire dans une œuvre flamande d'art d'Anne Quinze. On peut penser ce que l'on veut de ce montage artistique de bois, mais le mikado commandé par Elio,  devient de plus en plus une image de son commanditaire. Ses piliers tremblent et évoluent au gré du temps. Les bois superposés, comme les compositions de gauche, de droite et du centre du maître de Mons, font apparaitre les lacunes de cet édifice éphémère, à en devenir dangereux pour l'ordre public. La mégalomanie de papillon rouge ne rejoindra pas celle de la pyramide du Louvre de la force tranquille mitterrandienne!  Elle ne parviendra pas à masquer le déclin de sa région. Elle ne fera pas oublier les graves problèmes de chômage et les pauvres qui n'y ont même plus accès. Un trop grand attachement à l'image finit toujours par se fissurer. Les quatre cent mille € consacrés à ce que le langage bruxellois définit comme un brol et qui aurait pu servir à soutenir un art plus populaire va devoir être en partie démonté, avant sans doute de disparaître entièrement plus tôt que prévu. La référence culturelle de Mons aura tenu, avec une similitude du nom de l'artiste, plus ou moins Quinze jours! Le bel Elio, poète du socialisme, ne rejoindra évidemment pas, pour ce délit mineur, la prison de sa ville où séjourna  Verlaine pour tentative de meurtre sur Rimbaud ! Il continuera à voyager en toute liberté entre son siège montois et la rue d'un empereur qu'il ne sera jamais. Ni à Mons, ni ailleurs, il n'y aura de fans pour brandir un " je suis Elio"…

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