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15/01/2015

L'armée dans la rue "relève de la démagogie la plus crasse".

ETAT.pngPour le SLFP Police, le projet de militaires dans les rues "relève de la démagogie la plus crasse". Je ne puis que lui donner raison. Non seulement parce que "croire qu’un militaire est formé pour des missions de police dans les grandes villes, c’est prouver qu’on n’a jamais mis les pieds à l’armée", comme le souligne , la CGSP-Défense, mais bien parce cela relève d'une politique sécuritaire qui petit à petit va nous placer sous une surveillance empiétant de plus en plus sur nos libertés individuelles et collectives. Je refuse un Etat policier et militaire.

Nous voyons par-là, le grand retour de la politique de droite.

Si, comme tout le monde, j'ai et demeure horrifié par ce qui est arrivé la semaine dernière, je suis aussi horrifié par la récupération politique et politicienne  d'un Charlie devenu à la mode.

Je ne veux pas de cette politique répressive et dite préventive menée par la NVA et des olibrius du style Destexte. Et si Rynders aime être accueilli à l'aéroport de Bâle sous la protection d'armes militaires, moi pas!

Ce n'est pas en habillant nos piliers de démocratie en kaki que nous nous protégerons le mieux du terrorisme. De toute façon, nous savons tous que le risque zéro n'existe pas. Il y aura toujours bien des fous, des fanatiques, des malades mentaux, des fanatiques qui passeront entre les mailles du filet. La nécessité de les repérer  ne doit pas pour autant nous contraindre à une surveillance outrancière qui entrainerait une surveillance bien organisée de chaque citoyen. Elle mettrait à mal notre liberté d'expression, d'association, de protection de la vie privée, de libre circulation.

Si l'après Charlie crée cette politique, je ne suis plus Charlie.

09:58 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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