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16/01/2015

La peur de Charlie au secours de celle de Charles Michel.

misère.pngQuand on connait le cynisme politique, on doit se dire que la peur du terrorisme, au vu de la menace réelle d'attentats, doit secrètement convenir, voire réjouir, non seulement Hollande et Valls en regain de popularité, mais aussi notre premier, confronté à la grogne et à la résistance sociale contre ses mesures injustes d'austérité. L'opinion publique, grâce à ce climat de peur, est sous anesthésie sociale provisoire. Voilà qui permet d'opérer à l'aise et de greffer subtilement ce qui affaiblira le corps social. Ce n'est qu'au réveil que le citoyen se rendra compte de la mauvaise chirurgie appliquée. Il se réveillera dans l'hôpital de la précarité accrue du pays.

La peur de Charlie aura effacé sa peur d'un Charles dont le crayon aura rédigé les textes meurtriers de lois liberticides et antisociales. L'hebdomadaire ou mensuel salaire du patient aura subit l'amputation du docteur Michel. Il devra payer davantage ses soins, avec la consolation de voir des militaires garder son hôpital. L'équipe pluridisciplinaire de soins, rassemblée autour du docteur wavrien , aura rédigé un protocole de soins sparadraps, accepté par l'infirmier Goblet face aux patrons des lieux.

La démagogie et son exploitation émotionnelle, avec le slogan FN du "la peur doit changer de camp" auront eu raison de celle de la violence de mesures moins sanguinaires mais tout aussi mortelles. Car, ne l'oublions pas, la misère et la pauvreté tuent. Elle laisse des gens mourir de froid sur les trottoirs. Elle pousse au suicide des sans-emplois. Elle radicalise et forme des criminels. Cette violence ne fait pas la une. Il faudrait pourtant la remettre au centre de nos préoccupations et revendications de paix et de justice.

 

 

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