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17/01/2015

Militantisme politique

10402717_680483291989638_6828773936634975002_n.jpgPour avoir quelque peu connu les coulisses de la politique, j'ai toujours été frappé de voir à quel point et souvent le militantisme politique était lié bien plus la recherche d'intérêts personnels qu'au soutien actif à une cause, à un idéal, à une idéologie, à un parti politique. Ces intérêts ne sont pas tous, heureusement, à mettre dans le même sac.

En revenant hier de la réception de nouvel-an du PTB, je me disais que le parti n'est pas encore, et j'espère qu'il le restera, tomber dans le cercle interventionniste des partis traditionnels.

Si vous retirez du cercle des professionnels et des mandataires des "grands" partis, celles et ceux qui y adhèrent pour tenter, soit de faire carrière, soit pour en obtenir divers avantages, il ne doit pas rester grand monde.

Combien de fois, n'ai-je pas vu de jeunes avocats militer dans l'espoir d'obtenir une place dans la magistrature ou encore d'obtenir quelques dossiers publics à traiter. Idem pour des enseignants, des employés, ouvriers, espérant trouver emploi ou nomination dans la fonction publique. Ou encore, combien espérant par leur carte du parti, obtenir un logement social, une prime accordée par un ministère, etc., etc. Ajouter à tout cela, celles et ceux qui y sont, parce que petits, ils sont tombés dans la marmite. Les fils et filles de parents politiciens y sont nombreux .Autre ajout à ne pas négliger, celles et ceux qui espèrent un jour obtenir un mandat, réputé rémunérateur.

Je ne voudrais pas associer totalement le militantisme à cette perception très "terre à terre", bien qu'elle paraisse bien réelle.

Les causes qui déterminent consciemment ou inconsciemment le choix de s'engager dans un parti politique, tout comme d'ailleurs dans une organisation sociale, relève certainement d'une plus grande complexité que ce que je viens d'évoquer. Il y a, comme dit brièvement ci-dessus, des prédispositions sociologiques. Des familles très politisées influencent fortement les choix de leurs enfants. Grandir et réfléchir dans un milieu militant, rencontrer des personnes dont les discutions politiques sont fréquentes,  influent évidemment sur un engagement futur.

Il y aussi, et je le vivais encore hier, la gratification de se sentir appartenir à une espèce de grande famille où la camaraderie règne. Nous ne sommes pas des êtres désincarnés. Les "rétributions" du militantisme agissent comme bons facteurs d'intégration sociale. Ils rompent bien des solitudes.  Ils permettent une bonne valorisation du moi dans une aventure collective  qui a du sens. Que ce soit, comme hier encore, mais aussi lors des repas, des réunions,  des soutiens aux grèves, des collages d'affiches, etc.,  il y a des satisfactions qu'offre un vivre ensemble à travers une idéologie commune. C'est en tout cas ce qui ne me fait pas regretter mon engagement, sinon de grand militant,  de sympathisant actif dans le parti que j'ai choisi.

 

 

10:22 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

hier c'était symbolique ,une soirée pour nous renforcer dans nos choix politiques pour nous épauler dans nos luttes quotidiennes et pour nous donner du courage ,pour faire face à la peur dans laquelle ce gouvernement nous plonge tous les jours, je regardais Raoul, je m'enveloppais de ces paroles justes et d'espoir et j'ai vu un jeune comme lui qui a cru et que a donné sa vie, pour son idéal, un de mes compatriotes, Miguel Henriquez s'appelait... dans le discours de Raoul, j'ai revécu la joie d'un printemps qu'on voulait construire au Chili et que n'est jamais arrivée... j’espère de tout cœur que nous belges pourrons arriver...bonne journée!!!!

Écrit par : carmen sepulveda | 17/01/2015

J'espère aussi.

Écrit par : mik | 17/01/2015

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