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23/01/2015

Ma peur citoyenne malgré une immigration qui rapporte!

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Je sais qu'il faut toujours se méfier des rapports. Intéressant pourtant celui de l'OCDE, dévoilé par La Libre Belgique. L'immigration "rapporterait" en moyenne près de 3.500 euros de rentrées fiscales par individu par an,  ce qui représenterait près de 1 % du PIB du pays, "pensions mises à part". De quoi faire dire que "l'immigration ne coûte pas, elle rapporte.

 

Je crains que ce chiffre soit évidemment très contesté par ceux qui voient les étrangers comme mangeurs de notre pain et éternelles assistés.

 

L'OCDE est un organisme sérieux.  L'Organisation de Coopération et de Développement Économiques se doit une certainement objectivité. Il s'engage depuis 50 ans sur les valeurs  fondamentales de:

 

"•Objectivité – Nos analyses et nos recommandations sont indépendantes et factuelles.

 

 •Ouverture – Nous encourageons le débat et la compréhension mutuelle sur des questions    cruciales pour le monde.

 

•Audace – Nous osons mettre en question les idées reçues, à commencer par les nôtres.

 

•Prospective – Nous identifions et abordons les défis nouveaux et les enjeux à long terme.

 

•Éthique – Notre crédibilité est bâtie sur la confiance, l’intégrité et la transparence."

 

Mais qu'importe, en admettant même que ce rapport en terme fiscal soit surévalué, il contredit sérieusement ce que  nous entendons en permanence dans la rue. Il n'est pas ce que des partis d'extrême droite véhiculent comme message.

 

Mais comment lutter contre le phénomène bien connu et trop vrai de ce que les gens entendent ce qu'ils veulent entendre et comprennent ce qu'ils veulent comprendre?

 

J'entends déjà les commentaires, surtout les grands clichés basés sur des anecdotes personnelles. Je serai vu comme aveugle de la réalité, comme un naïf idéaliste. Tout cela en m'assurant qu'ils ont un ami noir, voire arabe…

 

Le climat actuel se focalise sur l'immigration maghrébine oubliant sans doute celui d'un passé décrivant les noirs de "bamboulas", les italiens de bouffeurs de spaghetti et videurs des caisses de secours! Moins grave, me diront-ils, dans des amalgames excessifs,  que les poseurs de bombe.

Que répondre à la peur, à l'ignorance? Le stéréotype de l’immigrant d'aujourd’hui est tout aussi présent qu'hier, mais il s'est déplacé. La masse des gens, et encore, ne valorise les étrangers que  s’ils sont sportifs, chanteurs ou humoristes. Lui rappeler que les mouvements de population sont la base des civilisations depuis l’homme de Neandertal ne convaincra pas. Que du contraire, elle se verra menacée dans sa culture de la crèche et du sapin de Noël menacés, de la disparition de sa religion que par ailleurs elle ne pratique qu'aux enterrements et mariages!

 

Entre le début des années 1950 et les années 1970, on avait une très forte immigration et pas de loi. Cela posait-il de plus gros problèmes? Je ne sais si le père de Di Rupo était un sans-papier, mais cela était fréquent. Les patrons les faisaient venir et puis ils régularisaient après, parfois au bout d’un an.

 

Je sais que les temps ont changé. L'immigration aussi. Pas en nombre, car elle a connu son apogée mondiale dans les années 30. On connait la suite avec l'ascension d'Hitler et son instrumentation du sale juif!

 

C'est de toute cette panique, de ce repli sur soi que moi j'ai peur. J'ai peur de l’usage systématique de la loi pour satisfaire les fantasmes sécuritaires liés à des questions d’actualité.

 

J'ai peur de la misère grandissante, terreau idéal d'une recrudescence religieuse et de son danger de radicalisation. C'est de cela que j'ai peur. Peur de cette hypocrisie internationale qui s'incline devant un roi d'Arabie considérant son pays comme une  possession personnelle où les femmes ne peuvent pas voter, conduire une voiture et où la torture es monnaie courante. Peur que le pétrole compte plus que la liberté d'expression et que des droits humains fondamentaux.

 

Oui, j'ai peur mais pas celle que des médias, des politiciens voudraient me foutre. Pas celle d'une islamisation radicale que nous pourrons, j'espère, relativement vite freiner, voire endiguer, si nous parvenions à une plus grande égalité  et solidarité entre tous les citoyens.

 

 

 

22:26 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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