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26/01/2015

Grèce: David contre Goliath

david1.jpgLes Grecs ont donné dimanche une victoire historique au parti de gauche radicale Syriza. Après l'effervescence bien justifiée de la joie, le temps des négociations va se concrétiser. Il va falloir s'attaquer à la dette, celle dont on nous ne cesse de nous dire qu'elle doit être payée par l'austérité.

Nous savons combien le pouvoir politique est devenu la mascotte des banques. Une élection pourra-t-elle inverser la donne?

La grande chance de Syriza, c’est de ne pas s’être compromis avec la diaploki» : cette spécialité grecque qui désigne les liens incestueux entre grands entrepreneurs, médias et classe politique. Un «triangle du péché» dénoncé il y a déjà trois ans par Tsípras lui-même. Ce triangle infernal dans lequel, notre pays et ses partis politiques traditionnels ne cessent de "flirter".

De la réduction de l'énorme dette de la Grèce (175% du PIB), dépendra la mise en place des mesures anti-austérité qu'a promis Alexis Tsipras.

La partie n'est pas gagnée. La Banque Centrale Européenne détient actuellement 27,2 milliards d'euros de dette grecque négociable, soit environ 42% du total. Deux de ces obligations arrivent à échéance le 20 juillet, pour 3,5 milliards d'euros, et deux autres en août, pour 3,2 milliards d'euros. Quand on lit déjà les déclarations du patron de la BCE, Monsieur Benoît Coeuré, "écœuré" sans doute par le résultat grec.  La partie s'annonce plus que dure. Il évoque aussi les 40 milliards d'euros que la Grèce doit à la France. Habile déclaration. En effet,  il déclare que cette dette n'est pas due aux spéculateurs ou aux marchés financiers, mais aux contribuables français. Mais quels contribuables?  Certainement pas les petits épargnants!

La nouvelle donne politique de la Grèce est en tout cas une fameuse brèche ouverte  dans cette pourrie politique européenne.

S'opposer à Merkel, Caméron et consorts, c'est s'opposer à l'oligarchie des banques et du monde de la grosse finance. Le rapport de force s'apparente plutôt au combat de David contre Goliath. Espérons voir gagner le héros biblique! Ne nous contentons pas d'assister au spectacle, il nous faut aussi monter sur le ring européen pour rendre plus fort le  coup de fronde de la Grèce.

 

 

10:02 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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