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27/01/2015

Le piège du "tous pareils"

socialisme.jpgNe s'attaquer qu'à l'establishment politique, ne rassembler que sur base des mécontents et déçus de la politique n'est pas suffisant pour combattre les injustices et les privilèges d'un pouvoir économique.

Les Grecs ont voté, et nous ne pouvons que nous en réjouir, contre une politique d'austérité. Voilà qui est positif et encourageant. Mais attention à la réaction de la droite, toujours très intelligente pour conserver son système capitaliste. Elle lâchera certainement du lest, comme chez nous lors des concertations sociales. Prête à donner les biscuits pour garder le gâteau, la droite a l'habileté et l'habitude de concéder pourvu de conserver le monopole d'un marché dit libre entre les mains d'un nombre toujours plus réduit de patrons pour qui la spéculation vaut mieux que l'entreprise.

Tant que le système capitaliste, sous couvert d'un libéralisme social, fera la loi du marché, la richesse ira toujours majoritairement, non vers ceux qui la produisent, les travailleurs, mais dans la poche d'une petite minorité  qui savent s'en emparer.

Ecoutons mieux ce qu'une masse populaire veut rejeter, tout en admettant qu'il faut "quand même bien payer la dette", s'inquiétant du comment trouver l'argent. Elle ne croit pas vraiment que c'est en appauvrissant les riches, qu'on enrichit les pauvres. Déçue d'un gauche socialiste qui a participé à sa paupérisation, les gens tentent de trouver le sauveur de leur misère. Ils se tournent tantôt vers l'extrême-droite et son discours populiste et raciste, tantôt vers des personnages charismatiques du type de Tsipras et de son programme très pragmatique qui veut recourir à un Etat un peu plus "providence", sans vraiment en changer le système.

Sans alternative de fond au capitaliste, il n'y aura, selon moi, aucun vrai changement de société. La droite a plus d'un tour dans son sac. Elle a pu adoucir la gauche traditionnelle, elle risque de  prendre dans ses filets celle qui aujourd'hui se dit radicale ou écologique. Syriza a mis KO le parti socialiste grec (PASSOK). Bravo. Mais, il y a grand risque de le voir vite en reprendre les recettes sous ce qui ne serait qu'un simple changement d'étiquette. La classe capitaliste, menée par les grands monopoles est loin, elle, d'être sur le tapis…

10:03 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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