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30/01/2015

Sans travail, on n’existe pas.

solidaris_jeunes.jpgLa récente étude du "thermomètre Solidaris" sur les jeunes adultes de 18 à 30 ans interpelle sur  plus d'un point. Elle devrait mieux conscientiser ma génération et la précédente sur l'évolution de la société à laquelle ils sont confrontés. J'entends trop le "de mon temps", on n'avait pas tout cela et ça marchait mieux! Peut-être et encore, car nous avons la manie de toujours embellir le passé. Si, comme souvent entendu, nous nous "débrouillions" mieux, les clés du bonheur n'étaient pas aussi plus accessibles? Croire que ces clés ne sont qu'en nous est illusoire. Elles sont aussi autour de nous.

La difficulté de trouver un boulot, de s'y épanouir fait partie de l'anxiété des jeunes. On le comprend aisément. Sans travail, pouvons-nous exister? Il reste fondamental, non seulement pour se nourrir, se loger, s’habiller, se soigner, et se payer quelques plaisirs, mais aussi comme source de vie sociale. Je peux rejoindre la théorie de certains philosophes qui n'y voit qu'une petite facette du bonheur, mais elle demeure extrêmement importante. Ceux-ci, avec raison, rappellent que la vie humaine peut être vécue et pensée sur plusieurs modes.  Aristote  et après lui bien d'autres, distinguaient déjà la  « vie contemplative » et la « vie active »; l’une tournée vers la pensée, l’autre vers l’action, l’une vers la théorie et l’autre vers la « praxis ». Très bien tout cela, mais à condition de posséder en premier les moyens matérielles qui permettent les autres modes! Il faudrait peut-être alors un système d'une allocation minimum mais décente offerte à chacun. On n'y est pas encore là. Bien au contraire, puisqu'on supprime de plus en plus des allocations de chômage.

L'enquête nous montre aussi que dans notre monde hyper-connecté la solitude est galopante. Les rencontres virtuelles, celles dans des bars ou discos branchés ne suffisent évidemment pas à créer des relations autres que superficielles.

Dans cette société en panne d'emplois, rendue attirante par une course de "marques" et de nouveautés à consommer, avec une mentalité grandissante d'individualisme et de compétitivité, nous pouvons tous comprendre l'anxiété d'une grande partie de nos jeunes.

Mais attention, ne généralisons pas trop. Un bon de nombre de jeunes refuse activement cette espèce de dépression collective et s'engage dans une "révolution" porteuse d'espoir. Décidés à changer l'offre d'une société en panne d'emplois, de solidarité, de nombreux jeunes s'engagent dans des mouvements associatifs et politiques défendant une autre vision et une autre organisation de société. A nous de les soutenir. A nous de quitter notre propre pessimisme pour combattre à leur côté.

https://mrmondialisation.org/generation-revolution-ou-gen...

 

 

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